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From Dust to Hell Forum RPG où les créatures de la nuit font tomber les masques
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Aïleen Meadrán Guest
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Posted: Wed 27 May - 11:34 Post subject: De retour à Galway |
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Installée à l'arrière d'une limousine toute neuve conduite par le chauffeur personnel de Nolan, son frère, Aïleen affichait une moue maussade qui, pour un oeil averti, était teintée d'un peu de tristesse ... c'était toujours comme ça, à chaque fois qu'elle quittait son frère elle avait l'impression qu'elle ne le reverrait jamais ...
Poussant un long soupir, elle chassa ses sombres pensées de sa tête et se concentra sur ce que son oncle, Patrick "Saint" Sullivan, lui avait donné comme directive pour la branche familiale de Galway dirigée par Ladra. Il voulait des choses spécifiques et avait donné quelques ordres supplémentaires, mais dans l'ensemble, il semblait satisfait de ce qui se passait pour le moment. Elle ferait part de sa conversation avec "Le Saint" à Ladra quand elle serait rentrée.
Son frère, Nolan, lui avait semblé encore plus renfermé que d'habitude avec les autres ... distant, froid ... enfin, il l'avait toujours été, mais qu'elle même le trouve pire qu'à son habitude, c'était tout de même un peu inquiétant ... Elle savait qu'il avait eu quelques missions à mener pour leur oncle Patrick, et qu'il était revenu de l'une d'elle légèrement blessé, mais tout cela était habituel, ça n'était pas censé modifier le comportement de Nolan ...
En réalité ce qui l'avait le plus inquiétée, c'était le fait que Nolan l'ai prise dans ses bras, serrée fort contre lui en lui murmurant à l'oreille qu'elle lui avait beaucoup manqué ... ça, c'était loin d'être normal ...
Se rendant compte qu'elle laissait à nouveau ses pensées dériver, elle décida de se concentrer sur autre chose et se mit à observer tranquillement son chauffeur ... mignon ... il avait les cheveux courts et bruns, sa nuque était joliment dessinée, ses épaules montraient qu'il disposait d'une carrure intéressante et les mains qu'elle voyait posées sur le volant semblaient puissantes et douces ...
Se fendant d'un sourire amusé, la jeune fille donna deux ou trois petits coups d'ongle sur la vitre qui la séparait de lui pour qu'il l'ouvre, et se glissa par l'ouverture pour s'installer à l'avant afin de le détailler convenablement ...
Nous ferons ici une sorte de petit arrêt dans la narration afin de ne pas choquer la sensibilité des plus jeunes à cause de ... enfin vous connaissez Aïleen hein, la sensibilité des autres ça n'est pas vraiment ce qui l'arrête en général, et ce chauffeur est vraiment agréable à regarder ... quand à lui ... eh bien disons pour sa défense qu'il est très difficile quand on est un mâle de résister aux avances d'une adorable jeune fille rousse qui sait se rentre très très très désirable. Enfin bref, la voiture reprenant la route, je vais donc reprendre l'histoire.
Satisfaite et détendue, la jeune fille s'était réinstallée à l'arrière du véhicule et laissait son esprit vagabonder en contemplant le paysage pendant qu'une agréable musique traditionnelle irlandaise lui berçait les oreilles. Le chauffeur, quand à lui, affichait un sourire qu'il lui semblait impossible d'effacer, et son regard faisait des allers-retours entre la route et le rétroviseur dans lequel il observait Aïleen.
Mais le temps n'était plus à la rigolade, la voiture tourna et des crissements sous les pneus indiquèrent à la jeune rouquine que le manoir de la Famille allait très vite se dresser devant elle ... ce qui fut le cas quelques secondes plus tard.
Le chauffeur gara le véhicule en douceur, se précipita pour ouvrir la porte à Aïleen qui passa devant lui en lui adressant un petit clin d'oeil amusé, puis il se dirigea vers le coffre afin d'en faire sortir les bagages de la jeune irlandaise.
Aïleen quand à elle, se dirigea directement vers les portes du manoir qu'un domestique s'empressait d'ouvrir. Son séjour à Limerick avait été agréable, mais revenir ici l'était également ... un sourire se peignit sur ses lèvres, impatiente à l'idée de pouvoir bientôt à nouveau terrifier son cousin et Le Padre ... intéressantes perspectives ! |
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Ladra P. Sullivan Guest
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Posted: Tue 18 Aug - 01:10 Post subject: De retour à Galway |
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Le ventilateur tourne lentement au-dessus du bureau de Ladra, aussi utilement que le fait de se teindre en brune pour contrer une invasion de zombis. Mais le bruit est classe.
Presque autant que celui du nez qui se fracasse sur le coin de ce majestueux meuble en chêne. Du bel artisanat. Très propre.
Le gars s'écroule sur le sol. Ladra lui met plusieurs coups de pied pour le pousser de son tapis à 1900 livres. La Corde n'y connaît rien en antiquités ou en art, mais ce tapis avait l'air vieux alors il l'avait acheté. Faut pas mettre du sang dessus.
Son interlocuteur gémissant désormais sur le parquet, évidemment bien ciré mais pas très important, Sullivan tire son Makarov 9mm de l'intérieur de sa veste noire. Il arme la culasse et tient le flingue entre ses mains devant son entrejambe. Une image qui rappellera quelque chose à ceux qui louchent vers la gauche. Étrange.
Ladra ignore les supplications du mec, vise de sa seule main valide, et tire deux coups de feu. Les projectiles parfaitement nettoyés fendent l'air dans une traînée de flammes et de poudre avant d'établir leur camp derrière deux rotules.
Il attend que le mec ait fini de hurler, soit une bonne trentaine de secondes, et finit par répondre à la question qu'il avait posée une minute plus tôt en ces termes :
- Non.
Les minuscules îles flottantes de cartilage voguent tranquillement dans les flaques de sang qui commencent à pénétrer le bois quand on toque à sa porte. Bel ouvrage également, cette porte. Très propre. Ladra signifie au visiteur impromptu de rentrer. La porte ouverte, le type en costard ne prête pas attention au type en sang qui pleure par terre.
- Votre nièce est arrivée, Monsieur Sullivan.
- Humeur ?
- Appréciable.
- Bon, bon. On s'endort pas, enlevez ça et faites-la monter.
L'homme de main hoche la tête en silence et sort du bureau. Tandis qu'on l'entend descendre des marches, deux autres gonzes entrent, ramassent le gus sur le parquet, et le traînent dehors par les bras, prenant bien soin d'éviter Le Tapis, laissant sur leur route deux longues et ininterrompues lignes noirâtres.
À l'aide d'un mouchoir, Ladra essuie le canon de son 9mm russe, le rengaine, essuie la petite trace de sang sur le coin du bureau où un nez vient de perdre quelques molécules, et enfin, s'assoit de l'autre côté du beau meuble, face à la porte et dos aux stores. Bien coiffé, bien au milieu de la pièce, bien droit. Avec le ventilateur au plafond. |
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Aïleen Meadrán Guest
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Posted: Fri 21 Aug - 20:30 Post subject: De retour à Galway |
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Aïleen sautillait tranquillement en direction de l'escalier afin d'aller déposer quelque chose dans ses appartements quand un larbin au costume impeccable vint lui annoncer que son oncle souhaitait la voir dans son bureau. Elle se fendit d'un sourire absolument adorable et caressa la joue du larbin qui, tant bien que mal, resta parfaitement impassible ... sa fonction au manoir l'obligeait à résister plus que les autres aux avances et aux humeurs de la jeune fille ... une seule erreur pouvait entrainer pour lui une mort particulièrement lente et douloureuse ... hors, il aspirait à d'autres choses.
T'en fais pas, j'y vais tout de suite ... en attendant je te conseille d'aller manger quelque chose, on dirait que tu as vu un mort se redresser pour venir mâchouiller tes parties intimes mon grand ... faut se retirer le balais du cul parfois tu sais ...
Satisfaite de l'air effaré qui venait de se peindre sur le visage du larbin, la jeune fille lui adressa un petit clin d'oeil amusé et monta en direction du bureau de son oncle en sautillant, affichant un sourire joueur.
Arrivant devant la porte massive du bureau, elle sorti un miroir de son éternel petit sac à dos et commença à rajuster sa coiffure, faisant bouffer son ample chevelure rousse, laissant juste quelques mèches onduler devant son visage. Elle défit un bouton supplémentaire de son chemisier blanc et remonta l'une de ses chaussettes blanches qui avait glissé en dessous de son genou, puis elle entra sans frapper, comme toujours.
Salut Tonton !
Elle adorait l'affubler de ce sobriquet ridicule, tout en sachant pertinemment qu'il avait horreur de cela ... elle avait tout de même l'intelligence de ne jamais ... ou rarement ... le surnommer ainsi en public.
Elle s'avança tranquillement vers lui quand son regard fut attiré par une tâche sombre sur le sol.
Ouah !
Elle leva les yeux vers son oncle et lui adressa son plus sourire le plus innocent et enfantin.
Bien joué Tonton, on dirait un papillon !
La jeune irlandaise se redressa et sautilla autour du bureau pour aller s'installer sur les genoux de Ladra telle une petite fille sur ceux de son paternel, et lui plaqua un baiser sonore sur chaque joue, s'attendant presque à le voir se saisir aussitôt d'un mouchoir quelconque pour se débarrasser des microbes que lesdits baisers auraient déposés sur sa peau.
Tu voulais me voir pour quelque chose de spécial, Tonton ? |
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Ladra P. Sullivan Guest
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Posted: Sun 23 Aug - 15:02 Post subject: De retour à Galway |
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C'est avec un désespoir à demi-dissimulé que Ladra accueille ce jovial "Salut Tonton" d'un...
- ... Bonjour.
C'est avec un regard curieux qu'il accompagna ce "on dirait un papillon", essayant lui-même de distinguer ledit insecte dans la traînée de sang. C'est affreux un papillon. Avec la culture populaire qui en fait un avatar de grâce et de beauté, il peut ressembler à un joyau de la nature... de loin. N'en regardez jamais un de prêt, ils ont vraiment une sale gueule et vous serez malheureux pour la vie. Je crois que j'en ai des larmes rien qu'à y penser.
Ah...
Ah...
Ah non.
Je m'en fous.
La suite s'intensifie, s'enfonce plus profondément encore dans l'horreur. Aussi profondément... ici, quelle que soit la métaphore, on me prendrait pour un pervers. Alors... juste profondément. C'est déjà trop. Oui, elle s'asseoit sur ses jambes. L'idée de ses fesses peut-être encore recouvertes de particules de matières fécales se frottant sur son pantalon noir, propre et sans pli. Et puis ces lèvres, où les microbes sont encore plus nombreux que les Chinois, qui viennent cracher leur venin bactériologique sur ses joues blanches, propres et bien rasées. Pauvre Ladra.
Quand elle a posé sa question, il sort un mouchoir de la poche intérieure de sa veste et s'essuie méthodiquement les joues. Il s'apprête à le ranger quand il voit une saleté à peine visible sur le bureau, peut-être une poussière, laquelle vient rapidement rejoindre les bactéries d'Aïleen dans ce linceul de soie.
- Oui.
La situation ne lui plaît pas. Les choses ne sont pas comme il faut. Elle devrait être assise en face de lui, sur cette putain de chaise prévue à cet effet. Ça l'obsède. C'est comme boire de l'eau bénite et en plus la pisser dans un caniveau.
Sachant toutefois pertinemment que s'il la pousse, elle reviendra aussitôt, il préfère tenter de tenir le coup.
Ce n'est qu'un mauvais moment qui va passer.
Pas de panique.
Des fesses c'est sale.
Ce ne sera pas long, il fera désinfecter son pantalon quand elle sera partie.
- J'aimerais... un rapport, tout... simplement. De... ton entretien avec Monsieur Sullivan.
Il ravale sa salive et essaie de focaliser son attention sur l'apaisante rotation du ventilateur. |
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Aïleen Meadrán Guest
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Posted: Tue 25 Aug - 13:44 Post subject: De retour à Galway |
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Se rendant compte qu'elle avait fait naître chez son oncle une gène particulièrement prononcée, et sachant pertinemment qu'elle était due à la présence de sa peau nue posée sur son pantalon, la jeune irlandaise se fendit d'un sourire un rien moqueur et se redressa un court instant, juste pour passer l'une de ses jambes par dessus celles de Ladra afin de s'installer à califourchon sur ses cuisses.
Voilà, comme ça je peux te regarder de face, Tonton !
Elle lui adressa son regard le plus innocent en faisant "involontairement" bouffer ses cheveux.
Un rapport de mon entretient avec Patrick ... mmmh ...
Elle fit une petite moue pensive, comme pour se souvenir des termes exacts qu'il avait employé.
Tu sais, j'ai souvent discuté avec lui hein, j'ai quand même passé plus d'une semaine à Limerick ! J'ai même eu droit à une mission quand j'étais là bas !!!
Elle s'amusa à faire tournoyer l'une de ses longues mèches rousses entre deux de ses doigts.
Un type avait essayé de doubler l'un des mecs qui bossent pour Patrick, tu sais, un de ces revendeurs ... je sais plus lequel attends ... euh ...
Tout en réfléchissant, elle mâchonnait distraitement ladite mèche sans s'en rendre compte.
Ah oui ! Lawrence je sais plus comment, celui avec une cicatrice en forme de point d'interrogation sur la joue, des yeux bleus et un air de ressemblance assez prononcé avec un rat de laboratoire ! Enfin bref, un type a essayé de le doublé, et Patrick m'a demandé de lui expliquer à ma manière que se ne sont pas des choses à faire à la Famille. Du coup je suis allée le voir chez lui, il passait le week-end avec sa famille dans sa maison de campagne, et je lui ai expliqué ...
Elle avait les yeux qui brillaient légèrement, comme à chaque fois qu'elle parlait de ce genre de choses, ils brillaient d'excitation et d'une sorte de lueur malsaine.
D'abord j'ai égorgé sa femme devant lui parce qu'elle gueulait comme une truie et qu'elle me cassait les oreilles ... c'est chiant quand une espèce de pétasse se met à beugler comme ça sans qu'on ne lui ai encore rien fait, ça gâche tout le plaisir !
Elle repoussa la mèche dans le reste de sa crinière d'un geste distrait.
Après c'est devenu beaucoup plus amusant, j'ai coupé les doigts de ses deux enfants un par un, je crois qu'ils avaient quelque chose comme sept et quatre ans, une fille et un garçon ... enfin bref, après je leur ai arraché la langue à chacun et puis ouvert le ventre ... tout doucement hein, pour qu'ils puissent bien profiter de chaque sensation, et pour que leur père voit avec bien tous les détails les entrailles de sa progéniture en train de se répandre sur son superbe carrelage d'un blanc immaculé ... je pense que sa femme devait être une grande maniaque ... et finalement, comme ils étaient presque morts et qu'ils avaient même arrêté de crier, je leur ai coupé la tête ... J'ai même forcé cet enfoiré à manger le coeur de la petite, t'aurais dû le voir pleurer comme un bébé, c'était génial !!!
Elle souriait, radieuse.
Lui ensuite, je lui ai juste crevé les yeux, coupé quelques doigts et la langue histoire qu'il se souvienne de la personne pour qui il travaillait, et puis je l'ai ramené chez Patrick pour qu'il en fasse ce qu'il voulait ... je crois qu'il fait office de brosse à chiottes maintenant ...
Aïleen resta un moment silencieuse puis prit un air légèrement contrarié.
Qu'est ce que tu voulais déjà ? |
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Ladra P. Sullivan Guest
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Posted: Tue 25 Aug - 15:21 Post subject: De retour à Galway |
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La discussion devient encore moins propre que les fesses d'Aïleen, ce qui permet à Ladra de se distraire un peu. Et ce n'est pas le décolleté de la demoiselle, sombre abysse juste sous ses yeux semblant plonger dans les limbes du plaisir à l'entrée gratuite, qui retient la moindre parcelle de son attention. Avant d'être des seins de rousse bien foutue, ça reste des seins de son sang. Entrée gratuite, et interdite. Il n'y pense même pas tant c'est évident.
À l'écoute du récit, Ladra ressent quelque frustration. Le terrain lui manque. Le temps où il était un homme de main, le temps où le nommait la Corde. Son style était différent de celui d'Aïleen, plus stand de tir que rayon charcuterie. Mais depuis quelques années, il est devenu trop important pour être le chanceux qui va récupérer les mallettes dans les appartements à coups de 9mm, en mangeant des burgers et en récitant des passages bibliques. Maintenant, c'est lui qui envoie ces gars.
De la frustration, donc. Et aussi une once de colère dissimulée mais aussi durable que l'érection d'un lépreux. Elle s'évanouira vite, comme à chaque fois. Il y a une chose qui ne lui plaît pas, c'est de savoir sa nièce seule en mission. Elle est efficace, on peut pas dire le contraire. Sous ses airs d'amatrice gribouilleuse psychopathe, y a un certain professionnalisme. Elle est fiable, en somme. Mais elle est aussi confiante, trop confiante. Un moine bouddhiste en tongues en train de brosser un yac serait plus anxieux qu'une Aïleen avec un M61 20mm Vulcan pointé vers son cul. Cette fille est une espèce de berserker des anciens temps, avec la chevelure flamboyante et les lames d'une guerrière viking, incapable de ressentir la peur ou un quelconque instinct de survie. Et ça a plus des allures de maladie mentale sérieuse que de style. Un jour, ça lui porterait préjudice, et Ladra s'en voudrait de l'avoir laissée en service en ayant conscience de cette tare.
- Ne tranche jamais la langue de la cible si la mission consiste à la garder en vie. Même si ton objectif est de le ramener se faire tuer par plus gradé que toi, laisse-lui la possibilité de parler. S'il passe le trajet à te supplier, ça fera bonne impression à la livraison.
Il se gratte la jambe. Et j'avais surtout besoin d'une coupure narrative entre les deux répliques.
- Ceci étant dit, j'aimerais un rapport de tout ce qu'aurait pu dire Monsieur Sullivan concernant nos affaires à Galway, que ce fût des directives ou des critiques. |
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Aïleen Meadrán Guest
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Posted: Mon 31 Aug - 21:51 Post subject: De retour à Galway |
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La jeune fille passa d'abord un long moment à planter dans les yeux de son oncle un regard brusquement devenu d'un noir insondable ... sa façon à elle de lui expliquer sans mots qu'elle n'appréciait pas du tout qu'il lui donne la moindre leçon que se soit. Pas qu'elle ne le respecte pas, loin de là, mais elle ne supportait pas de passer, à ses yeux, pour une simple gamine incapable de faire son travail convenablement. Elle s'adressa à lui sur le ton froid et dangereux qu'elle réservait habituellement à ses victimes ou à son frère :
Tu me crois assez idiote pour faire ce genre d'erreurs de débutante ? Sérieusement Oncle Ladra je te croyais plus perspicace ... tu me connais pourtant, il y a bien longtemps que j'ai cessé de faire ce genre de choses non ?
Lui adressant un sourire carnassier, elle remonta sa jupe de plusieurs centimètres sans détourner les yeux de ceux de son oncle.
Et puis ... tu pourrais très bien te réveiller avec une oreille ou un doigt en moins si tu continue à me prendre pour une gamine sans cervelle tu sais ...
Elle avait sorti des plis de sa jupe un petit couteau à la lame assez aiguisée pour couper une feuille de papier dans le sens de son tranchant (à la feuille hein, pas au couteau ... essayez donc de suivre un peu que diable !!!).
J'avais demandé en plus, je ne suis pas complètement débilissime ...
Tout en parlant, elle se mit à agiter inconsciemment sa lame entre son visage et celui de son oncle et finit, bien évidement, par s'égratigner légèrement la joue. Intriguée par la goutte de sang qui coulait sur sa peau, elle sorti son miroir et observa la petite entaille qui rougissait la blancheur habituelle de son visage. Elle sourit, prit un mouchoir dans la poche de son oncle et s'essuya avec avant de ranger sa lame et ledit mouchoir dans son sac.
Promis Tonton, j'ai pas laissé de microbe tomber sur toi !
L'incident lui avait déjà fait oublier la remarque de Ladra et elle se concentra à nouveau sur la raison de sa venue dans ce bureau.
Ah oui ... Patrick ...
Elle s'avança sur les cuisses de son oncle pour être vraiment tout contre lui, et approcha son visage du sien pour que leurs lèvres se frôlent presque. C'était un petit jeu auquel elle aimait se livrer avec les membres de sa famille ... un jeu de séduction plus qu'explicite et très gênant pour les personnes concernées. Elle savait que Ladra ne se serait jamais permis de la toucher, mais savait également que son oncle n'était après tout qu'un homme, qu'il aimait les rousses et que son air de petite fille était tout à son avantage dans une telle situation ... peut-être un jour parviendrait-elle à briser ses barrières comme elle l'avait déjà fait avec tant d'autres hommes de cette grande famille ...
Alors, d'abord il m'a félicitée pour cette affaire avec Llylewin, tu sais, la pute qui veut ouvrir une maison close ... il dit que c'était une excellente idée, que tu as bien fait de me confier cette mission, et que j'ai été géniale pour tout mettre en place.
Elle avait dit cela sur un ton neutre, montrant qu'elle ne retirait aucune fierté du fait d'avoir fait convenablement son travail. Elle était habituée à recevoir des compliments, bien qu'elle ne comprenne jamais vraiment la raison qui poussait les gens à en féliciter d'autres pour le simple fait de faire quelque chose qu'on leur avait demander. Pour elle, les missions qu'elle devait accomplir devaient être rondement menées, et c'était normal ... le fait d'en rater une serait un échec, une erreur, une faute grave ... le fait d'en réussir une coulait de source.
Après, il veut qu'on commence à s'investir davantage dans les affaires internes de la ville, il dit que notre famille doit avoir la main mise sur les personnalités importantes du fonctionnement primaire de Galway, comme à Limerick, histoire de pouvoir influencer certaines décisions en notre faveur.
Elle adressa un sourire à son oncle.
Il dit aussi qu'il est content que le Padre soit maintenant un membre à part entière de la situation religieuse de la ville, pour lui c'est important.
Elle tritura l'une de ses mèches en réfléchissant.
Ah oui, il m'a parlé de rumeurs étranges courant sur cette ville, comme quoi des gens bizarres se prenant pour des créatures mystiques arpenterait les rues de nuit comme de jour, il veut que tu élucide ce mystère, et il dit que si tu as besoin, il peut toujours envoyer davantage de monde ici.
Le visage de la jeune fille s'assombrit légèrement et son sourire se figea.
A part ça ... Nolan m'inquiète ... il dit qu'il va venir ici pour être avec nous et nous aider dans nos affaires ... enfin ça il ne le dit qu'en public ... il m'a dit que je lui manquait ... que je lui manquait Tonton ! C'est pas normal ! Tu le connais, il ne dit jamais ce qu'il ressent, surtout pas à moi ... et il a l'air encore plus froid et distant avec les autres que d'habitude ... il m'a presque fait peur tu imagine ? A moi, sa petite soeur, qui le connait mieux que personne ...
Les yeux de la jeune fille s'humidifièrent légèrement bien qu'elle ne sembla pas vouloir le montrer à son oncle.
Tu m'aideras à savoir ce qu'il a ? S'il te plais ... |
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Ladra P. Sullivan Guest
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Posted: Fri 11 Sep - 20:03 Post subject: De retour à Galway |
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Y a un truc que Ladra ne supporte pas, c'est qu'on devienne familier avec lui sous prétexte d'être de sa famille. Avant toute chose, Ladra Sullivan c'est le Patron. S'il peut tolérer qu'on pose son sale cul sur son pantalon, être menacé avec un couteau est du mauvais côté des frontières de sa patience, même avec second degré et venant de sa nièce.
C'est vivement et avec une main sur la crosse de son 9mm qu'il chasse Aïleen de ses jambes.
- En ce qui concerne les femmes publiques, tu as simplement fait ce que je te demandais. Tu n'as pas plus le droit à l'erreur que n'importe lequel de mes employés, et en cela il ne me semble pas nécessaire de faire pleuvoir des confetti pour te féliciter.
Il s'installe correctement sur son siège et d'un geste du bras invite Aïleen à soit s'éloigner, soit s'asseoir en face... bref, à dégager de son côté du bureau.
La suite du discours de la rouquine avait été plus étrange. Outre le bonheur de voir Vortimer picoler dans l'église de Galway (et l'argent que sa "participation" à cette communauté religieuse rapportera), il y avait cette histoire de cinglés en délire gothique qui foutaient le bordel la nuit. Ces rumeurs étaient remontées jusqu'aux oreilles de Ladra, ces histoires de vampires, mais cela faisait sans doute partie du folklore de la ville et il était étonné que le Saint y prête une telle attention. S'il s'avisait que ces drogués devaient un jour nuire aux affaires des Sullivan, alors une réaction aurait lieu. Mais en attendant, pour dire les choses simplement, Ladra n'en avait rien à foutre. Il avait une ville à conquérir, il n'était pas là pour gérer le service psychiatrique des hôpitaux du coin.
- Pour le reste, je verrai ce que je peux faire. Quant à Nolan, je lui dirai de parler au père O'Briain.
Ladra connaissait Nolan et effectivement, ces expressions d'émotivité n'étaient pas son genre. Ce mec était expéditif autant dans ses jobs que dans ses relations, et si Aïleen voyait en ce changement un problème affectif, la paranoïa de Ladra y détectait une menace, une possible stratégie. Pour sûr, il garderait son neveu à l'œil. Il n'avait pas confiance en Patrick Sullivan, pas plus qu'en tout ce qui viendrait désormais de Limerick. Galway, c'était son territoire, et il ne laisserait pas le Saint y mettre trop profondément son nez, par quelque intermédiaire que ce fût.
- Autre chose ? |
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