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Forum RPG où les créatures de la nuit font tomber les masques
 
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:: Les chambres ::
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Post new topic   Reply to topic    From Dust to Hell Forum Index -> A Galwegian History [RP] -> La vieille ville de Galway -> Rahoon -> La taverne : "A l'éventreur insomniaque"
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Llylewin
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PostPosted: Sat 15 Dec - 16:07    Post subject: Les chambres Reply with quote

(En provenance de l'échoppe du tailleur)

Llylewin était repassée à la taverne, histoire de méditer un peu. Il lui fallait un objet personnel de San Remo pour finaliser son projet, sa douce vengeance. Mais vu le personnage, il n’y avait pas une foule de méthodes : elle allait devoir utiliser sa seule force, sa seule arme : son corps. Le bonhomme avait l’air d’être un habitué des prostituées, coup de chance…

Elle avait alors choisi sa plus belle robe, lissé ses cheveux et passé un temps incalculable à se maquiller de manière sophistiquée, car elle avait étudié les allées et venues de San Remo pendant 3 jours, 3 jours précieux au niveau de la récolte d’informations à son sujet.
Bien sur, elle s’était contentée de se poster à l’extérieur de la maison et de surveiller les allées et venues, et heureusement qu’en ces périodes de fêtes les rues étaient encombrées de personnes allant et venant à la recherche du cadeau idéal ou de la dinde parfaite, la circulation en était ralentie et la grosse cylindrée noire en était devenue facile à suivre.

Elle dut reconnaître que le Duc ne s’était pas trompé, cet homme était effectivement un habitué des prostituées ; en 3 jours il en avait visité deux. Llylewin avait observé ces femmes, et ciblé exactement son type ; pas physique, car entre une métisse à la crinière de lionne et une irlandaise au chignon blond il ne semblait pas faire de différence, non, ce qui les différenciaient étaient une certaine classe, une appartenance à la catégorie poule de luxe plutôt qu’à celle des dindes de bas étage.

Elle avait également remarqué que ces filles étaient choisies non pas par San Remo en personne, mais par un homme en livrée qui devait vraisemblablement être son chauffeur. C’était lui qu’il fallait cibler.


Avant de partir elle s’était attardée un moment devant la glace, fixant son reflet.
Elle savait qu’elle devait faire ça, elle n’avait pas le choix, depuis le temps qu’elle cherchait à comprendre, à savoir et à se venger, il n’y avait pas à tergiverser mais… Elle s’apprêtait à vendre son corps au père de son géniteur, ce qui tenait presque de l’inceste… Et pire encore, elle allait recevoir en elle l’immonde individu qui lui avait pris ce qu’elle avait de plus cher, celui qu’elle haïssait plus que tout au monde… Comment allait-elle pouvoir se regarder dans la glace à nouveau ? Et si Utrillo, où qu’il soit, était en mesure de la regarder, de poser ses yeux horrifiés sur ce qu’elle s’apprêtait à faire ? Elle en était malade à l’avance…
Lui qui l’avait sortie du caniveau, lui avait appris à se respecter et se faire respecter, la voir tomber aussi bas, et plus ou moins à cause de lui… Elle imaginait très bien la tête qu’il aurait fait, et chassa cette image le plus vite possible de sa tête afin de se diriger vers son triste sort.


(vers Les grandes avenues)
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Llylewin
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PostPosted: Sun 16 Dec - 18:01    Post subject: Les chambres Reply with quote

(From Les avenues des quartiers chics)

Llylewin monta quatre à quatre les marches qui la séparaient de sa chambre. Elle avait les larmes aux yeux, tant pour le froid que pour le reste, la trachée brûlée par l’air glacial et parce qu’elle n’arrivait toujours pas à se défaire de sa vieille habitude de respirer, même si elle n’en avait plus besoin…

Elle balança le châle avec son précieux contenu sur le lit et s’engouffra dans la salle de bain ou elle se mit toute habillée dans la baignoire et alluma l’eau chaude.
Elle avait son odeur sur lui, sa sueur, et pire que tout elle sentait sa semence couler au dehors et de répandre sur ses cuisses…
Elle arracha ses vêtements, et commença à se frotter, se frotter furieusement partout, avec ses ongles, s’écorchant, se griffant à moitié… Si elle avait pu elle se serait pelée comme un fruit.
Elle se récura une première fois, sortit de la baignoire qu’elle rinça, frotta avec le savon, rinça la baignoire ET le savon et recommença encore…
Elle ne pouvait s’arrêter, penser à autre chose, il fallait qu’elle s’exorcise, qu’elle fasse sortir San Remo d’elle… Son regard s’arrêta sur un des accessoires de toilette mis à disposition dans la chambre : une pierre ponce.

Elle l’attrapa et la passa brutalement sur la peau intérieure de ses cuisses, de façon si violente que la peau délicate ne tarda pas à céder et saigner assez abondamment…

C’était une catastrophe ; son propre sang se mêlait à San Remo, il fallait que ça cesse…
Telle une furie, elle sortit de sa salle de bain pour aller s’enrouler la cuisse dans un drap, et tomba nez à nez avec sa bouteille de vodka à demi pleine…

L’alcool… Mais oui, l’alcool allait la désinfecter, la purifier de tout cela… Elle alla dans la baignoire et s’aspergea les cuisses et ses parties intimes d’alcool… Et la brûlure qui s’en suivit fut telle qu’elle cria et ouvrit le robinet d’eau froide à fond pour calmer la douleur.

Sa crise de purification venait de toucher à sa fin, lorsque la douleur lui fit réaliser le pathétique de la situation. Si elle avait fait ce qu’elle avait fait, elle allait devoir l’assumer, et pas réagir comme une pauvre désaxée mentale après une agression. Elle avait choisi d’agir de la sorte, à elle de vivre avec !

Elle sortit de sa salle de bain et alla s’étendre sur son lit. Le jour allait se lever, et demain une autre épreuve l’attendait : la lecture de l’étui…
Elle attrapa son châle contenant toujours l’objet et le serra dans ses bras, telle une enfant cherchant le réconfort auprès de son doudou.

Le lendemain elle se rendrait chez le Duc, et à ce moment là elle saurait, elle saurait qu’elle n’avait pas fait ça pour rien.


(vers L'échoppe du tailleur Castiglioni)
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Fred Mercure
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PostPosted: Mon 31 Mar - 15:18    Post subject: Les chambres Reply with quote

Il arriva devant la chambre numéro 14. Il déposa la vampire par terre le temps d'ouvrir la porte.

Il glissa la clé dans sa serrure puis ouvris grand la porte. Il y avait le strict minimum mais cela serait suffisant pour ce qu'il avait à y faire.

Il porta la corps inerte dans la chambre la posa sur le lit et ferma la porte à clé.

Il allongea la vampire sur le lit et l'attacha. Il lui attacha les poings sur le haut du lit avec les draps du lit et il trouva dans sa poche deux morceaux de corde qu'il gardait toujours avec lui. Il s'en servit pour attacher les pieds de sa victime au pieds du lit.

Comme cela elle était attachée solidement et ne pourrait pas s'enfuir

Il pritla chaise qui était devant la fenêtre et s'assit non loin de la vampire attendant qu'elle se réveille.
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Aranel
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PostPosted: Mon 31 Mar - 15:47    Post subject: Les chambres Reply with quote

Aranel ouvrit les yeux.
Elle avait un mal de tête indiscible, et mit du temps avant de pouvoir identifier l'endroit où elle se trouvait clairement, pour y être déjà venu.
Elle tenta de bouger, mais levant la tête, elle remarqua les draps qui enserraient ses poignets au dessus du lit. Elle tenta de bouger, relevant la tête, voyant également ses pieds noués.
Elle detourna la tête vers la fenêtre, reconaissant l'ombre qui s'y détachait: le chasseur

"-LAISSEZ MOI PARTIR!!"

Elle se débatit alors, ne faisant que resserer les liens qui entouraient ses membres, sentant les draps marquer ses poignets de deux brûlures, qui au fur et à mesure qu'elle se débattait, devenaient un peu plus douloureuse.
Elle ferma les yeux, faisant le point.
Elle voyait très bien ce qui avait put se passer. L'homme avait attendut que son attention soit détournée, et l'avait assomé, ou avait fait quelque chose qui lui avait fait perdre connassance. Ensuite, ils avaient quitté les bois, l'emportant avec lui ici, à la taverne.
Elle savait où elle se trouvait, pour déjà avoir usée d'une chambre ici, où elle n'avait d'ailleurs que de mauvais souvenirs. Leur configuration n'étaient pas vraiment différente, et elle n'avait qu'à tourner la tête du côté de la porte, pour aperçevoir le reflet de l'homme dans la glace. Elle se souvenait s'être rendue compte, pour la première fois, qu'elle n'était plus qu'une plaie béante.
Mais là c'était différent. Elle ne serait pas de nouveau brisée.
Elle hurla alors, aussi fort que sa position lui permettait, appelant n'importe qui, ameuttant n'importe quoi qui la sorte de là.
Elle hurla se débattant, ne pouvant se sauver elle même. Ses cris lui donnèrent force, et elle était sûre, à un moment, qu'elle avait entendu le tissu se déchirer.
Elle se démenait, donnant à son corps des allures réptiliennes. La rage avaient emplie ses yeux rouges sang, de son cri, de son corps, de toute sa personne se dégageait une haine qui se mélangeait peu à peu avec la crainte qui l'envahissait. La crainte que sa voix se brise, avant que quelqun ne l'entende crier, ce qui semblait pourtant impossible, dans une taverne aussi fréquentée que l'Eventreur.
Tout, elle ferait tout ce qu'elle pourrait, mais elle ne serait pas brisée une seconde fois.

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Certaines blessures guérissent... D'autres saignent à jamais.
Ma vengeance est perdue, s'il ignore en mourant que c'est moi qui le tue.

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Fred Mercure
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PostPosted: Wed 11 Jun - 12:12    Post subject: Les chambres Reply with quote

Le chasseur explosa de rire, couvrant le cris de la jeune femme. Ses yeux s'allumèrent d'un éclat sauvage, et cessant subitement de rire, il s'approcha près de la vampire, déposant sa main sur sa bouche.

"Tais toi, créature des tènèbres, et laisse moi reflechir à la meilleur façon de te détruire. Béauté profane, je vais tellement te faire souffrir, que tu vas regretter le jour de ta renaissance."


Il sourit, caressant de sa main libre le visage de la jeune femme, dégageant les mèches de cheveux qui s'y trouvaient.
Il sortit un foulards de sa poche, soulevant la tête de la vampire par les cheveux, il noua le baillon. Il se leva, faisant craquer ses doigts, et sortit sa dague.


Il approcha ses lèvres de l'oreille de la jeune femme et murmura:

"-Si je commençais par te déchirer tout se surplus de tissus."

Il colla la dague aux vêtements de la jeune femme, et en dechira la totalité, laissant la dague éffleurer la peau de la vampire, y laissant un sillon de sang.
Il passa sa langue sur ses lèvres, prenant place au dessus d'elle, entourant ses hanches de ses genoux.


"Cela fait longtemps que je n'ai gouté aux plaisirs de la chair... Votre race me dégoute au plus haut point, cependant, votre bouche close, et..."

Il regarda les yeux de la jeune femme, des yeux qui avaient virés au rouge.
Il se leva, sortit un autre bandeau, et le lui plaça sur les yeux.


"Je disais donc, que votre bouche close et vos yeux invisibles, vous êtes une femme désirable.... Sauvage à souhait. Une créature domptable seulement par moi. Laissez donc faire, vous verrez."

Il deposa ses lèvres dans le cou de la jeune femme, la mordant jusqu'au sang, déchirant sa chair. Puis ses lèvres commencèrent à descendre...

[Rideau de la censure...]
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Aranel
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PostPosted: Wed 10 Sep - 13:09    Post subject: Les chambres Reply with quote

Aranel tenta de bouger. L'homme assis à califourchon sur pesait son poids, mais elle était sûre, que si elle se débattait assez, elle pourrait facilement l'envoyer à terre... Elle se calma, rassemblant la force qui lui restait.
A quoi bon crier puisque personne ne l'entendait. Cependant, si elle arrivait à le propulser assez loin, si elle reussisait ensuite à saisir la dague qu'il avait posé sur le traversin juste à côté de ses mains, et à défaire les liens qui la tenaient prisonnière, alors elle pourrait fuir par la lucarne ouverte.

Elle calculait chaque seconde de son plan... Elle devrait être rapide, car, elle doutait réellement de sa capaticité à ejecter l'homme assez loin... Sauf si...
Elle entreprit lentement, très lentement de remonter ses jambes, elle voulait les positionner de manière à ce a ce que, recroqueviller sur elle même, elle puisse se servir de ses jambes comme un levier, et bousculer l'homme assez fort pour l'envoyer aux pieds du lit.
La manoeuvre se révéla plus compliquiqer que prévue...
Elle ne reussit qu'à replier légèrement ses jambes, sans plus.

Elle se cru au bord du gouffre... Elle ne trouvait plus aucune solution, son esprit ne consevait que les lèvres de l'homme qui descendait les long de son corps...
Elle étouffa un cri sous le baillon, et finit par se laisser faire... Elle ne pouvait que subir la volonté de l'homme qui la maintenait captive.
Elle le sentait de plus en plus bas...

*Non!*
Elle ne se laisserait pas faire, elle ne voulait pas, elle ne pouvait pas.
Cet éclair de lucidité la fit revenir à la réalité, à ce qui était en train de se passer dans cette chambre. Si elle ne bougeait pas, si elle ne se défendait pas, personne ne pourrait plus rien pour elle, et elle serait définitivement à la merci de ce chasseur.
L'homme s'était arrêté; il ne descendait plus, et était cependant assez pas pour que ce qu'elle allait faire la sauva.
Dans un reflexe, dans ce geste où elle plaça toute sa rage, et toute sa haine, elle décrocha un violent coup de pieds dans le visage de l'homme, puis le repoussa d'un second. Elle le fit tomber du lit d'un ultime coup de pieds.
Le décompte des secondes avait commencé. Elle n'aurait pas beaucoup de temps, car si l'homme avait semblé surpris et quelque peu sonné, il lui avait déjà prouvé sa résistance.
Elle saisit la dague, en un mouvement rapide, l'inclina, la faisant passer entre ses deux poignets, et s'erraflant légèrment et tira d'un coup sec.
Les liens lachèrent du premier coups. Elle se dressa, se levant avec rapiditié et sauta du lit.
Elle se dirigea vers la fenêtre entrebaillée, et elle se retourna vers l'homme, qui était en train de se relever.
Elle se precipita sur lui, pressant sa dague sous sa gorge et lu murmura:


"Ne vous avisez plus jamais de m'approcher, où je vous tuerai"

Elle leva le bras qui tenait la dague, et dans un mouvement de haine, elle l'abbatit sur l'homme; elle la dague se figea dans le sol, égratignant la joue du chasseur.
D'un bond elle se dirigea vers la fenêtre, et entrepris de descendre par les toits qui étaient assez bas, pour lui permettre de toucher terre sans trop se faire de mal.

Elle n'avait qu'une envie, partir dans un endroit qu'elle connaissait... Trouver des vêtements, et mettre les quelques affaires qu'elle avait dissimulé à son arrivé, dans un lieu sur.
Elle n'en connaissait qu'un, un refuge, où elle était sur de n'avoir aucun problème, que le propriétaire soit là, où non.

Elle se dirigea vers la sortie de la ville, déambulant dans les ruelles, en direction de la forêt. Elle désirait se rendre cher Sir Williamberg.

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Oura Valentine
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PostPosted: Sun 19 Oct - 12:36    Post subject: Les chambres Reply with quote

Tiens, la chambre numéro cinq...

Un bruit de clef, puis la silouhette du tigre garou disparut du couloir, et la porte se referma.

L'Hybride s'assit sur le lit, retirant son t-shirt, et ses chaussures, son pied attrappa la poubelle pour l'attirer jusqu'au lit.

Un à un il retirait les débris, et les bouts de verres enfoncés dans les muscles de ses bras, pour les jeter dans la poubelle.

La douleur ne le faisait même plus broncher, juste un léger rehaussement des sourcils quand il se les arrachait.

Il prit une gorgée du verre de Raki, avant d'essayer de retirer le gilet en kevlar.

Une à une il déserra les attaches, un coté du gilet avait été complètement défoncé, par une balle, quand il commença a retirer le gilet, les bouts de métaux défoncés de celui-ci et incrustés dans ses côtes défoncées lui firent serrer les dents et étouffer un cri...

La balle avait bien été retenue, mais les dégats qu'avaient provoqué le gilet n'étaient pas négligeables.

Il se dirigea ensuite vers la salle de bain, prenant un gant de toilette pour nettoyer ses bras et ses côtes.

Il débouchonna la bouteille de Stroh avec ses dents pointues, crachant le bouchon dans l'évier.

Il commença par ses côtes, il avait encore besoin de ses bras pour répandre cette cochonnerie sur son corps.

Quand il s'aspergea les côtes il se plia immédiatement en deux sous la brûlure de l'alcool a 80 degrés.

Il retint son pied droit de frapper le sol rageusement pour faire passer la douleur, ça n'aurait pas plu aux voisins.

Et quand ce fut au tour des bras, qui comportaient un plus grand nombre de blessures, il prit des gants de toilette pour se les mettre en bouche, et les mordre, puis avant qu'il ne se laisse le temps de réflechir a la douleur qu'il allait ressentir, il arrosa rapidement ses bras en un passage au dessus de l'évier.

La brûlure était telle qu'en se pliant sous la douleur, il percuta son front sur le mirroir et puis, glissant sur le sol de la salle de bain a pied nus il cassa ensuite l'évier avec sa tempe en chuttant, s'assomant, la au moins il serait parfaitement anhestésié...

Une heure plus tard il reprit ses esprits toujours étalé au millieu de la salle de bain, avec, évidemment, un mal de crâne épouvantable.

Il se fit couler un bain, un bon bain chaud, enfin, quelque chose d'agréable pour changer... Et il le pensa dans un soupir fatigué de soulagement quand il plongea lentement son corps dans la baignoire.

Ca change de l'eau froide de la rivière...

Il se prélassa un long moment dans la baignoire, il y versa la moitié des savons et des shampoings de la salle de bain, après tout ça ne lui arrivait pas souvent de profiter d'un tel comfort, et il était tombé dans les poubelles d'une rue crasseuse de galway.

Se sentant bien, son esprit, "enfin" au calme, en regardant paisiblement les reflets de l'eau, un visage s'y forma lentement, une vision indistincte qui finit par se préciser...

Il se surpris à prononcer son nom, qui résonna dans la salle de bain :

"-Lou... ... ?"

Puis comme pour chasser un démon de son esprit, il dispersa ce reflet de la main.

En sortant de l'eau il prit un peignoire blanc dans la penderie, cherchant dans la poche de son pantalon, il retrouva ce qu'il avait presque fini par oublier, la lettre et la clef.

L'hybride fit quelques pas, et s'arretta en face de la garde robe, cherchant quelque chose à se mettre, il pouvait encore mettre son pantalon malgré le trou au niveau de la cuisse fait par la balle, mais son t shirt déchiré en lambeaux était "HS"

en cherchant il trouva une chemise blanche, avec une étiquette "S" un peu trop serrée au niveau des bras et des pectoraux, étranglant sa circulation sanguine, un bouton explosa d'ailleurs, quand il effectua quelques circumductions avec les bras, une vaine tentative pour essayer de faire descendre la chemise en tirant un peu dessus et c'est la plupart des coutures qui lachèrent...

se regardant dans le mirroir, soufflant pour écarter quelques meches rebelles qui lui chatouillaient les paupières, il prit conscience du massacre, alors pour achever la chemise il força sur ses muscles pour s'en désincarcérer.

Des morceaux blancs tombèrent lentement sur le sol, telle une nuée de plumes.

"-De toute évidence ce n'était pas à ma taille..."

Il ouvrit la fenêtre de sa chambre, il n'allait pas repasser par la taverne torse nu et pieds nus, en aggripant le haut de la fenêtre, forçant sur ses bras et son ventre en élançant ses jambes, il se hissa vers le haut pour effectuer une pirouette dans le prolongement de son mouvement, avant de se réceptionner sur le toit.

Il observa un instant la lucarne qui menait aux combles, la où vivait ce cher Beowulf, un léger sourire, de la malice dans les yeux, et ses griffes s'introduirent déja entre la vitre et l'encadrement de la lucarne pour ouvrir le loquet.

Nul doute qu'il trouverait quelque chose de présentable à se mettre dans ses armoires...
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Viktor
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PostPosted: Tue 19 May - 14:40    Post subject: Les chambres Reply with quote

[> La taverne]

La piaule était comme tout l’établissement… Il ne l’avait pas payé cher et il comprenait pourquoi… De toute façon, pour une nuit il n’en avait rien à foutre… Demain il partirait en quête d’un coin plus tranquille pour crécher. Il posa avec soulagement ses affaires. L’étui tomba sur le coté dans un bruit mat, plus mat que s’il contenait qu’une simple guitare…

*merde…*

Le sniper espéra que le camé n’ait pas fait trop attention… De toute façon, vu comment il semblait planer il y avait peu de chance.

Viktor attrapa la bouteille de whisky encore dans la main du guguss. Il fit sauter le bouchon et bu au goulot. Il n’avait pas apporté les verres, et puis c’était son pote, pas besoin de faire des manières…

« Donc tu as acheté ici… Un bar restau en plus… Et ça marche bien au moins ?"


Ouais parce que coté tourisme, Galway n’avait pas forcément une super réputation… De toute façon, il n’était pas con, venir se planquer dans le trou du cul de l’Irlande et acheter un bar restaurant ça cachait quelque chose… Il y avait deux possibilités. Soit il était tombé sur un fis à papa blinder de thunes qui alignait conneries sur conneries… Soit ça puait la retraite anticipée…

*ça expliquerait le coté super prudent du bonhomme*

Mais cela ne l’empêcherait pas de connaître son fournisseur, et d’en profiter pour se renseigner un peu sur la ville… Faut dire que sa Jamaïcaine était sacrément bonne, et qu’il semblait, malgré les apparences, bien connaître le coin.

« Et c’est comment Galway, c’est pas une ville morte comme je le pensais, sinon t’aurais pas investit dans le commerce… Il y a des coins sympas, où on peut s’amuser un peu ? »
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Keith
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PostPosted: Wed 20 May - 00:02    Post subject: Les chambres Reply with quote

Keith s’était laissé inviter sans vraiment rechigner. Quand l’autre avait commandé une bouteille de whisky, lui avait demandé de la téquila. Au pif.
Tout sauf du whisky : ce soir il ne pouvait pas vraiment se confronter à ses démons. Pas comme il avait réussi à le faire chez Mat. Non, là il n’en avait pas la force. Savoureux paradoxe - quand on s’est dopé avec la quasi-totalité des merdes synthétisées par l’homme - que de voir, en quelques litres d’un liquide ambré à une quarantaine de degrés, son pire ennemi. Mais l’euphorie passagère, liée à une grosse dose d’adrénaline généreusement délivrée dans son organisme pendant sa fuite, s’était dissipée à la manière des ronds de fumée qu’il affectionnait tant. Et son ancienne amante lui faisait mentalement du pied, attendant son heure.

Le mec n’avait pas envie de rester en salle. A l’évocation d’avoir « un peu plus d’intimité », il ne put s’empêcher de sourire en coin. Il en rajoutait le con. Prêt à tout pour avoir sa dose ou quoi ? Mais il se contenta de le suivre, emportant les bouteilles.
La chambre était glauque, comme prévu. Lui resta debout, dubitatif. Mais Viktor ne sembla pas s’en formaliser. Le gars était bien trop heureux de s’installer. L’écossais lui-même se souvint de sa première nuit à Galway… Il grimaça. Pas cool en fait, même s’il avait été content de pouvoir enfin se pieuter. Mais le brun, lui, avait juste l’air content…d’être là.


*Mouais, heureux les innocents comme on dit…*

Il fut coupé dans sa réflexion par un bruit de chute lourde. D’un coup d’œil discret il avisa l’étui à guitare. Elle pesait trente kilos sa gratte ou quoi… ?

*Manquerait plus qu’il soit vraiment tueur à gages et qu’il se trimballe avec un flingue dans un étui !*

Le camé ne put retenir un rire. Ouais il avait adoré Scarface, comme beaucoup d’autres. Mais Viktor dans le rôle de Tony Montana…
Ouais, mais Keith abattant froidement quelqu’un passait aussi pour de la science fiction aux yeux de la majorité. Pas pour rien que Paul l’adorait. « Ne jamais sous-estimer l’adversaire » était son refrain favori. « Mais si lui te prend pour un gland, tu multiplies tes chances par deux ! » était la seconde partie de sa perpétuelle litanie. Sur quoi il se marrait comme seul lui savait le faire. Un rire pas communicatif du tout. Un rire qui vous foutait les jetons.

Quelqu’un appuya tout à coup sur le bouton de sonnette de la porte de la réalité. Ah oui, son pote du moment.


« Hein ? Ouais, en fait j’ai vu l’établissement un soir, j’y suis rentré et il m’a bien plus. J’ai eu envie de me l’offrir. J’ai jamais été dans la restauration avant, mais les mecs qui font ça ont toujours l’air cool je trouve. Mais ça tourne pas mal en fin de compte… »

Grâce à une rousse au tempérament bien trempé. Il sourit, les yeux rêveurs en pensant à sa gérante.

« J’avoue, c’est pas moi qui gère le fonctionnement sur place. J’ai une super petite nana. Une gérante d’enfer. Elle est d’ici donc elle gère parfaitement la clientèle locale. »


Et vu la « clientèle » en question, il valait mieux gérer : pas seulement pour éviter la faillite, mais aussi et surtout pour rester en vie.
Keith se décida à imiter son hôte. Il posa son cul sur le lit, qui grinça quelque peu sur le coup, et ouvrit la bouteille. Il but ça comme de l’eau minérale, s’enfilant le quart du contenu d’un trait avant de reprendre la parole sur un air de confidences.


« Si t’es sage je te la présenterai. Si j’étais guidé que par ma queue j’aurais pu acheter le Sham juste pour elle, si tu vois ce que je veux dire… »

Il rit de sa propre connerie. Mais c’était un joli brin de fille la petite Elenn. Et si Keith n’avait pas de sens commun et peu de sens moral, il avait en revanche un sens inné de la beauté. Il appréciait les belles choses, quelle que soit leur nature. Quand il faisait un petit complexe de supériorité, il aimait à se dire qu’il aurait fait un critique de renom.
La bouteille se vit de nouveau agressée, moins violemment cependant.


« Galway… Nan, c’est pas vraiment ce qu’on pourrait appeler une ville morte. Y’a du peuple, surtout la nuit. C’est pour ça que le Shamrock tourne d’ailleurs, parce que c’est pas avec les couverts du midi qu’on fait la recette. »

Normal avec une ville peuplée de « créatures de la nuit ». De telles créatures existaient à Londres, mais au sens purement figuré à sa connaissance – bien qu’à présent il doutait de tout. Mais ici elles étaient, au sens propre du terme.
Comment expliquer ça au premier quidam de passage ? Mieux valait ne rien dire. Au mieux il se foutrait de sa gueule, au pire il le prendrait pour un taré.
Il soupira étrangement et reprit.


« C’est pas pour autant qu’on s’amuse, hein. Mais on peut dire qu’il y a…de l’animation le soir. Enfin y’a peu de chances que tu aies le temps de t’ennuyer. »

Ça c’était vrai. Même si Keith se faisait bien plus chier que dans son autre vie - entouré de ses frères vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept, à gérer des affaires tendues en continu, comblant le vide de son emploi du temps par le sexe et la dope – il ne s’était pas emmerdé autant qu’il l’aurait pensé. Il avait rencontré de nouvelles têtes, avait appris des choses incroyables et intéressantes, s’était trouvé une occupation. Il avait même pris quelques risques, tiens ! Il avait même fait des infidélités à son héroïne…pas une première, mais presque.

Le bilan n’était pas cent pour cent négatif. Et c’est pour cette raison qu’il tint son discours avec un imperceptible sourire aux lèvres. Finalement sa vie n’était pas si mal en ce moment. Le chiot avait-il grandit ? Peut-être. En tout cas une chose était sure : il rongeait la laisse.
L’écossais planta son regard dans celui de Viktor. Dérangeant, car ce n’était pas le regard de poisson mort du camé en plein spleen, mais bien celui, aiguisé, du mec en pleine possession de ses moyens malgré une fatigue évidente.


« Je m’inquiète pas pour toi, tu vas trouver de quoi faire pour t’occuper, j’en suis certain… »

Sur quoi il reprit une rasade d’alcool, continuant de détailler consciencieusement son hôte du coin de l’œil.
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Viktor
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PostPosted: Wed 20 May - 20:25    Post subject: Les chambres Reply with quote

Bien, apparemment la première idée était la bonne. Le Guguss ne semblait avoir aucune idée de ce qu’il faisait… Acheter un restaurant sur un coup de tête ou sur le coup d’une autre partie de son corps… Finalement il ressemble plus au petit con pourri gâté, qu’au mec louche qui avait soudainement besoin de vacances… Ou alors il jouait vachement bien le jeu…

« Ouais, j’ai soudainement envie d’y faire un petit tour dans ton restau ! »

Il explosa de rire, et de nouveau ravala quelques gorgées de whisky… Mais plus doucement, finalement son copain semblait un peut trop con pour être franc du collier.

Il venait à peine d’arriver dans le coin, après un voyage chiant comme la mort, et magie. Dans les quais il tombait sur un mec les pieds dans l’eau lui passant de la beuh, jouant le guide et maintenant ils causaient tranquillement dans sa piaule… Une version moderne du léprechaun en fait…
Sauf que Viktor croyaient en plein de trucs bizarre, mais pas aux léprechauns… Le petit gars vert qui planque son trésor au pied d’un arc en ciel… Vaste connerie.

Du coup le sniper décida de finalement se la jouer… Prudent. La section qui l’avait engagé connaissait son penchant pour les substances… assez cool selon ses propres mots.
De plus, il trouvait la mission assez bizarre maintenant. On le balançait en Irlande lui, un nettoyeur, pour observer et attendre les ordres… En plus 8 était dans le coin… Dur de rester passif, et ça, les gars de la section le savaient… Finalement son copain étaient peut être un britannique avec quelques gènes Russe.

Maintenant c’était la troisième fois que le bonhomme insistait sur le coté animé de la ville durant la nuit.

« Une ville plus active la nuit… C’est bon arrête de me charrier, suis à Galway, un bled paumé sur une île paumé, suis pas Vegas non plus… Je ne vois pas ce qui pourrait faire bouger le cul des guguss de cette ville une fois le soleil tombé. Me dit pas qu’il y a des casinos et autres night club super branchés dans le coin, parce que putin ils sont bien cachés… »

Certes ils n’avaient pas fais le tour de la ville, mais l’éventreur était quand même à une petite trotte des quais et ils avaient pas croisé grand chose d’excitant durant leurs petites ballade…
De nouveau le sniper bu une gorgée de son kérosène de la soirée et s’appuya contre un mur de la pièce, fixant son pote.
Finalement si le gars était de la section, le coté "ville animé la nuit" prenait un tout autre sens. Était-ce une mise en garde, un moyen de lui faire comprendre qu’il était au courant?

*Putin je déteste me creuser la tête…*

Soyons franc, le sniper n’avait pas fait psy pendant ses études… En fait il n’avait pas fait d’étude… Donc les sous entendus ou autre phrases à plusieurs degrés de compréhension c’était pas son truc.

« A moins que tu sous entendes autre chose par animé… Dans ce cas expliques toi parce que là tu me paumes mon gars… »
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Keith
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PostPosted: Thu 21 May - 21:02    Post subject: Les chambres Reply with quote

Lorsque Viktor le charria sur les possibles casinos et night-clubs de la ville, l’écossais ne put s’empêcher d’éclater de rire. Se marrer quand on boit – surtout de l’alcool qui vous arrache naturellement la gorge – est une très mauvaise idée. Keith en fit les frais et se replia, tête entre les genoux, pour tousser et cracher ses poumons, la larme à l’œil, et complètement hilare.

« Ahah ! Nan t’as raison c’est…nouveaux rires…c’est pas Vegas… »

Un sourire était toujours plaqué sur son visage alors qu’il relevait la tête pour regarder le grand brun, appuyé contre l’un des murs de la chambre, bouteille toujours à la main. Le camé reprit alors son sérieux, sans toutefois se départir de sa mine affable.

* Toi mon coco tu me fais passer un interrogatoire ou je m’y connais pas. *

Oui. Parce qu’il y avait une différence entre le touriste qui veut en savoir plus sur la région et les coutumes locales, et le mec à tendance avertie qui veut comprendre de façon précise où il a mis les pieds. Et, selon toute vraisemblance, ce type appartenait à la seconde catégorie.
Le petit « incident » de l’étui à guitare revint subitement à l’esprit de Keith, au moment même où Viktor lui demandait de s’expliquer plus clairement.


« Eh bien disons… »

Son regard glissa vers le prétendu instrument au sol.

« …qu’une partie de la population locale fait de l’allergie aux UV. »

Aucune chance qu’une personne non avertie comprenne quoi que ce soit. Mais s’il savait quelque chose au sujet des vampires, alors là il ne manquerait pas de tiquer.
Tout en finissant sa phrase, l’écossais s’était rapproché l’air de rien de l’étui et se pencha pour l’effleurer du bout des doigts.


« Mais tu as pas l’air de te promener à poil… Enfin j’me comprends. »

Sur quoi il lui décocha un regard insolent. Il était passé en mode provoc’.
Le brun pensait-il réellement gagner des infos et ne rien dévoiler ? Il pouvait toujours essayer, mais Keith ne se laisserait pas faire. Il était peut-être en train de prendre un risque si le mec qu’il était en train d’emmerder était réellement un tueur à gages. Mais il n’était pas sorti les poches vides ce soir - il n'escomptait pas vraiment que son rendez-vous avec les frères Carolus se passe sans anicroche - et l’air de rien l’une de ses mains libres sembla soudain masser négligemment des lombaires douloureux…
Arrêtons de blaguer, notre camé est bien trop jeune pour souffrir de lumbago.
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Viktor
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PostPosted: Sun 24 May - 12:09    Post subject: Les chambres Reply with quote

Viktor était ravi. Il venait d’obtenir les infos qu’il désirait. Par contre il avait bien fait de ce méfier de l’individus. Autant le leprechaun était une bille en affaire, autant il était bien moins con que Viktor le pensait. Et après avoir manqué de s’étouffer suite au conneries dites par le sniper, la conversation pris une toute autre tournure, ce qui plut grandement à « l’ange de la mort ».

Viktor aperçut le petit regard que son pote avait lancé sur son étui, alors qu’il continuait de causer.

*Ainsi, il est plus observateur que je le pensais…*

Pour un mec camé et avec une demie bouteille de tequila dans le sang, remarquer ce genre de détail était assez bluffant. Le guguss n’était pas si paumé que ça…
Le sniper se souvenu de l’explication foireuse qu’il lui avait donné alors qu’ils étaient sur les quais. Finalement son histoire d’Interpole et autres gars louches au cul, ne sonnait pas si faux que ça… Et ça expliquait bien des choses, comme son coté très observateur, et le changement d’attitude du gars maintenant que Viktor commençait à poser beaucoup de questions…

Son sous-entendu à peine voilé sur les vampires confirmait qu’il en connaissait plus qu’il ne le montrait. De plus quand on connaissait ce genre de bestioles, se balader défoncé dans des quais en pleine nuit, ben c’était pas le genre de chose qu’un gars sensé faisait… A moins d’être suffisamment équipé ou alors complètement con…
Le sniper l’aurait volontiers casé dans la seconde catégorie, mais le bonhomme était bien trop observateur et réfléchi pour être con…

*Au moins il ne fait pas partie du K.G.B.*

En effet si le Leprechaun avait des gènes Russes, sont comportement aurait été bien différents, il ne lui aurait pas tendu une perche aussi flag sur les suceur de sang. Il n’aurait pas été aussi prudent, aussi provoc…

Oui provoc, car l’attitude du gars avait changé, il faisait mumuse avec son étui a guitare, l’effleurant du doigt et continuant en mode « sous entendu à peine voilé ». Et maintenant c’était à son tour de poser des questions. Logique, avant de continuer la conversation il voulait en savoir un peu plus.
Pas de problème, le sniper était enclin à lui dévoiler deux trois trucs. De toute façon il savait ou le camé créchait et il connaissait le nom de son bar-restau… Donc si la situation n’évoluait pas en son sens, ben il réglerait le problème à sa façon, c’est à dire sur le toit d’un bâtiment à 600 mètres avec son étui à guitare… Enfin avec le contenu de l’étui plutôt.

La première chose à faire était de le rassurer, le camé n’était pas devenu aussi provoquant sans garanti. Vu comment il était prudent, titiller un gars louche n’était pas très logique…

*A moins qu’il soit vraiment très con et suicidaire…*

Cette pensé le fit sourire, mais Viktor savait pertinemment que ce n’était pas le cas… Vu ce qu’il savait, le fait qu’il soit encore en vie prouvait qu’il n’était ni con, ni suicidaire… Le coup du massage confirma ce que le sniper pensait.

*Il est armé ce con…*

Maintenant, Viktor devait ce la jouer finaude… Ce n’était pas trop son genre mais il ne voulait pas que son pote décampe ou que ça finisse en putain de duel… Non pas que le sniper, entrainé, serait perdant, mais le camé pourrait lui être d’une précieuse aide.

Viktor retira sa gabardine, et la posa sur son sac, se mettant dos au guignol. Ainsi, il lui montra qu’il n’était pas armé, espérant que cela suffise à rassurer le bonhomme. Oui Viktor ne savait pas être plus fin que ça… Il rattrapa sa bouteille et bu une gorgée avant de se replaçait face au camé.

« Bon appelons un chat un chat, tu sembles bien rencardé sur les vampires, moi aussi je connais leurs existences, et oui, je suis bien équipé pour faire face à se genre de bestiole… Mais tu semble pas te balader a poil non plus hein… »

En disant ça, « L’ange de la mort » fit semblant de se masser le dos, en souriant, puis replaça sa main libre dans sa poche.
Oui le sniper était persuadé que le Leprechaun n’était pas un suceur de sang. Rien de concret, juste l’intuition… Il prenait des risques, mais le jeu en valait la chandelle, un proprio d’un restau, connaissant l’existence des vampires serait un précieux indic pour Viktor. Après pour le coté provoc, le sniper se contentait de répondre sur le même ton que son interlocuteur…

*On peut dire que j’ai de la chance, je tombe sur un mec qui a une jamaïcaine du tonnerre, qui connait le coin et qui connais l’existence des vampires, alors que je viens à peine d’arriver.*

Cependant il n’allait pas précipiter les choses, il ne voulait pas que son pote se méfie et se barre vite fait.

« Laisse moi deviner, mauvaise rencontre un soir ? Une Irlandaise un peu trop bandante ? »
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Eileen O'Leary
Vampire

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Joined: 28 Aug 2009
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Taille/Poids: 1m59/45kg

PostPosted: Sat 5 Sep - 16:08    Post subject: Les chambres Reply with quote

Eileen avait élu domicile depuis quelques jours à la Taverne.
Elle ne disposait pas d'assez d'argent pour se payer un hôtel plus confortable.
Et puis il faut dire que, tout ce qu'elle voulait, c'était un lit où dormir pendant la journée. Le reste du temps, elle le passait dehors.

Cette nuit là, elle rentra un peu plus tôt qu'à l'accoutumée. Et surtout, elle ne tenait plus debout.
N'importe qui la croisant aurait pu penser que cette jeune demoiselle s'était enfilée plus de verres que son corps frêle ne pouvait le supporter.
Emmitouflée dans un cape noire, avec des traces de terre ça et là, personne ne pouvait deviner l'exacte raison de cette attitude.

Eileen se hâta de rentrer dans sa chambre et en claqua la porte contre laquelle elle se laissa glisser pour finir assise par terre.
Elle ferma les yeux quelques instants, se repassant des moments de ce qui venait de se passer dans cette maudite forêt.

Cet espèce de ... lycan, qui l'avait attaqué.
Elle n'en revenait toujours pas d'être entière.

Elle se releva douloureusement, ôta sa cape qu'elle laissa tomber à terre,pour laisser apparaitre des vêtements sales et partiellement déchirés.

Et sous les vêtements : un corps tuméfié, ensanglantés, griffés et pire encore ...

Elle s'inspecta plus précisément : d'abord diverses griffures couvraient son corps. Ensuite, des plaies plus profondes aux mains et aux pieds, résultats de griffes qu'on avait profondément planté pour la maintenir.

Puis, un bras sanguinolant d'avoir été à plusieurs reprises mordu, mastiqué.

Et enfin, une épaule presque totalement décharnée. C'était à cet endroit que le lycan avait commencé à littéralement la "manger".

A chaque blessure, elle revoyait les images du combat qui y correspondait. Ses sourcils se fronçaient de plus en plus.

Elle nettoya consciencieusement ses plaies, parfois en grimaçant, parfois en laissant échapper des râles sourds de douleur.
Puis elle fit une toilette générale.
Enfin elle banda ses plaies. Car même si elle guérissait plus vite et mieux que les humains, ses blessures étaient bien trop profondes et mettraient quelques jours à cicatriser.

Elle finit par se glisser sous les couvertures. Elle regarda un long moment le plafond, en repensant encore et encore à cet épisode dans la forêt ...

J'aurais dû le tuer ... pensa-t-elle.

Elle savait qu'elle n'était pas assez forte face à un lycan au mieux de sa forme. Là, elle avait été chanceuse. Celui-ci ne l'était pas, apparemment.
Elle l'avait vaincu. Et elle l'avait laissé vivre.
Elle ne savait pas pourquoi, mais elle n'avait pas voulu le tuer, sentant que ce n'était pas ... la chose à faire.

Eileen fonctionnait beaucoup à l'instinct.
La plupart du temps, ça la récompensait. Et parfois ...

Elle tenta de chasser toutes ces images et ces ressentiments pour trouver le sommeil.

Dans les jours suivants, elle ne sortirait que pour chasser (plus que d'habitude, pour reprendre considérablement des forces). Le reste du temps, elle le passerait à se reposer, et à la cicatrisation de ses blessures. Puis elle ne voulait pas risquer les "mauvaises" rencontres.

Puis, une semaine après, Eileen se sentit enfin considérablement mieux et fin prête à passer toute sa nuit à l'extérieure.
Il était plus tôt ce soir là, que d'habitude, lorsqu'elle sortit de la chambre numéro 15 ...
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MSN
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