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:: Le salon privé ::
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Arkhane la cruelle
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PostPosted: Thu 1 Nov - 18:58    Post subject: Le salon privé Reply with quote

De multiples coussins, des canapés, voltaires et autres sofas pour une ambiance très "pacha", le tout parsemé de multiples narguilés aux saveurs enivrantes...

Une ambiance très boudoir façon orientale pour se détendre au maximum, ou approfondir une conversation loin du tumulte du bal...
Tout en se rappelant que le salon reste avant tout un endroit public, naturellement.
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Feu Arkhane dite "La Cruelle"
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Llylewin
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PostPosted: Fri 2 Nov - 13:33    Post subject: Le salon privé Reply with quote

Hrp: Wil, j'ai fait comme si tu m'avais suivie dans le salon, si ce n'est pas le cas dis le moi, et j'éditerais!

...Llylewin quitta donc la salle de bal et tous ses valereux justiciers pour aller s'affaler nonchalament sur les coussins du salon privé.

Elle observa la déco de style oriental et trouva que cela dépareillait avec le style très empirique de la salle de bal, mais que ce côté dépaysant était délicieusement grisant.

Un serviteur se présenta.


Que puis-je faire pour vous Madame?
Hmmm... Allumez moi... Un narguilé s'il vous plait. A la pêche.

Elle fuma son narguilé tranquillement, avec des allures de sultanes dans son palais.
Bien qu'elle ne croyait pas que la phrase "qui m'aime me suive" fasse un quelconque effet, mais elle espérait au moins trouver dans les salons un quelconque convive qui aurait souhaité profiter d'un peu de confort...
Mais rien.
Lasse de rester seule en tête à tête avec son tabac, elle retourna dans la salle de bal.

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Arkhane la cruelle
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PostPosted: Fri 1 Feb - 03:06    Post subject: Le salon privé Reply with quote

Le valet avait fait traverser aux deux visiteurs l'ensemble des jardins avant de leur faire gravir l'impressionnant escalier de marbre menant tout droit dans le non moins imposant hall du manoir.

Il les fit pénétrer dans les salons privés de la propriété aux allures de palais des mille et unes nuits, où les attendait la fondatrice Arkhane, qui avait laissé au placard son traditionnel capuchon mais avait gardé ses toilettes de style victorien, héritage d'un long passé vampirique, et les observait, confortablement assise sur un sofa d'une manière aristocratique très étudiée.

Le valet leur désigna un sofa où s'assoir, en face de leur interlocutrice mais néanmoins à une distance respectable.
Il leur offrit de les débarrasser pendant que la vampire les détaillait du regard. Elle finit par prendre la parole:


Bienvenue en notre demeure... Je me nomme Arkhane, et je suis une des gardiennes de la cité, au même titre que mon confrère Arkhamis, qui nous rejoindra incessamment sous peu... Vous nous avez sollicité pour un entretien, auriez-vous l'amabilité de décliner vos identités ainsi que le motif de votre venue?

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Le Duc
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PostPosted: Fri 1 Feb - 14:56    Post subject: Le salon privé Reply with quote

Le russe du Duc l'aida à s'assoir sur le sofa indiqué par le valet du manoir; il prit la canne du Duc et l'appuya contre le rebord de l'acoudoir, et se recula derrière le dossier du sofa, en retrait.

Benjamin perçu la voix lointaine d'Arkhane, celle que l'on appellait "la cruelle". Une voix lointaine. Le lointain, précisément ce que le Duc redoutait le plus. A quelle distance était-elle? Difficile à savoir, quatre mètres, cinq peut être plus; l'accoustique du lieu est faussée, le tout résonne mais retombe aussitôt, comme dans une basilique: un cauhemard pour un aveugle qui compte sur ses oreilles...
Pas de baise-main pour la fondatrice, il s'en doutait: le Duc n'aurait donc jamais l'occasion de voler quelques informations d'un toucher. De toute façon il ne se faisait pas d'illusion, il est fort probable que la fondatrice soit fortement protégée ds intrusions psychiques...
Non, si le mentaliste souhaitait apprendre quelque chose de la situation il faudrait agir autrement.
Une voix lointaine, c'est tout ce qu'il a. Pas besoin d'un don magique: la voix est froide et assurée, haute mais mélodieuse, fine, effilée même. Une voix qui pourrait raconter les merveilles du monde comme les horreurs des abysses. Une voix qui irait très bien à "une cruelle", une voix de vampire.
La formule est haute et le verbe sûr, l'entretient s'annonce mal aisé, la vampire a tout de suite placé les barrières entre elle et le simple invité.

Le Duc en sasseyant effleura brièvement l'accoudoir du sofa et arracha de ce toucher quelques informations banales:
Beau meuble. Ancien. Grande pièce, luxueuse. Froide. Nombreux vampires.
L'impression de lointain n'en était que confirmée; la pièce se présentait comme un ample salon privé, surement richement meublé et haut de plafond, à en croire l'accoustique de la voix.
Le côté méfiant du Duc (il avait quelque expérience des demeurres de nobles, vampires ou autres, pour en avoir servi un) lui indique qu'il y à fort à parier que la salle soit gardée, peut être même observée.
Sacré Duc, depuis qu'il avait perdu la vue il ne pouvait plus s'empecher de tout décortiquer pour obtenir un maximum d'information, pour palier sa cessité. Une manie, en somme. Une manie toujours très instructive, au demeurrant.

Tant pis. Tout cela n'a que peu d'importance, la chose qui l'amène ici sont au dessus de la méfiance naturelle du Duc.
Il répondit à la question de la fondatrice, en sortant son verbe le plus respectueux de l'étiquette qu'il connu.

"Je me nomme Benjamin Henri Jonas Carré-de-Gault, Duc D'abchez et de Villeroy...
Appellé plus modestement Benjamin Carrégau, Madame.
Merci de nous acueillir en votre demeurre. J'exerce depuis quelques temps dans votre ville une petite affaire... "d'expertise", celà ne vous aura pas échappé. Mon valet Istvan, assure ma protection et palie autant qu'il le peu à mon infirmité. Il est muet et analphabète, il n'y à aucun risque à ce qu'il reste je vous en assure."

Le duc réajusta les lunettes fumée qui cachaient ses yeux laiteux et posa une main sur le revers de son veston noir, laissant briller à la pâle lumière l'éclat terni de son sceau ancestral.

"Ce qui m'amène jusque devant vous Madame est une affaire suffisament grave pour que je ne puisse la garder pour moi seul."
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Arkhane la cruelle
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PostPosted: Tue 5 Feb - 02:44    Post subject: Le salon privé Reply with quote

Arkhane resta de marbre pendant que le duc parlait, d'une part parce qu'il n'était pas dans son habitude d'exprimer ouvertement ses sentiments, d'autre part parce qu'il était inutile d'essayer de prendre un air intimidant devant une personne ayant perdu la vue.

En effet mon cher Duc, j'ai eu vent de votre entreprise en centre ville, mais comme vous le savez bon nombre de personnes se réclament de posséder ce genre "d'aptitudes", notre entretien va me permettre de déterminer si vous usurpez ou non votre réputation... fit-elle ponctuant sa phrase par un sourire ironique.
Elle n'avait nulle intention de se montrer grossière, mais elle avait vu durant son mandat de fondatrice tant de personnes lui ayant prédit la fin du monde en général et de Galway en particulier qu'elle avait pour habitude de chasser ce genre de prédicteurs de chez elle.

Cependant, le Duc ayant fait transmettre une demande d'entretien dans les règles, et sa réputation le précédent déjà, elle était curieuse de savoir ce qu'il avait à dévoiler.


Quant à votre valet, je ne vois aucune raison pour l'écarter de cette entrevue; c'est vous qui avez des révélations à me faire, et si vous le juger apte à les entendre, je me fie à votre bon jugement!
Mais je parle, je parle, et je vous empêche de vous exprimer...
Prenez donc la peine de demander quelques rafraîchissements et je serais toute ouïe!
conclut-elle en hélant le serviteur d'un signe de la main.
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Le Duc
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PostPosted: Tue 5 Feb - 17:50    Post subject: Le salon privé Reply with quote

Un rafraichissement... le Duc sourit.
Il se racla doucement la gorge, c'était un signe convenu avec son valet et son nain: Istvan posa la main sur l'épaule de son maitre, et le Duc posa sa main sur celle du valet. Et le Duc lu au travers des yeux d'Istvan, quelques instants, car usurper la vue à un autre lui coutait de grands efforts, et il était déjà très fatigué.
Grande Pièce. Arkhane. Belle. Vampire. Solennelle. Habits fins. Tiare de saphir. Yeux de louve.
C'était assez, la tête lui tournait déjà. Entrevoir son interlocutrice ne lui appris finalement pas grand chose de plus que ce dont il se doutait. Elle était droite et fixée comme une vampire. L'oeil ingénu la trouverait fort belle, comme une vampire. Le regard est froid et décidé, comme une vampire. Le coin des lèvres légèrement défiant, comme une vampire. Le Duc ignorait la lignée de la vampire, il la devinait ancienne et noble, ou simplement le "mandat" de fondatrice octroyait-il un aplomb qui n'échappait à personne, pas même à une vampire.
Le dessin des yeux et la légère intonation sur les consonnes lui faisait imaginer que Arkhane pouvait etre originaire de l'Est, la Bosnie peut être, du temps où son sang était encore chaud.

Peu importe voyons, on ne joue pas à le diseuse de bonne aventure avec une interlocutrice comme celle là.


Commander un rafraichissement, la douce intention. Immédiatement dans l'esprit eguisé et fatigué du Duc vint le réflexe primaire: alcool.
Avant de dire au valet du manoir:
"Un citron à l'eau."
Terriblement grotesque, pour un ivrogne connu de tout Galway. Mais une fois de plus, il tentait de faire bonne figure.

Le valet apporta les rafraichissements et Istvan se saisit du verre du Duc et il le posa dans les mains de son patron: le Duc n'essaya pas de lire dans le verre, il avait mal au crâne et il n'aurait de toute façon pas appris grand chose, à part les noms et qualités dudit valet et la couleur des boiseries de la cuisine du manoir...
Et puis s'il s'était fait une habitude de compenser son infirmité par une récolte systématique de toutes les informations possibles, le Duc n'abusait que rarement de son don, celui-ci lui coutant tant et tant de tourments, chaques jours et chaques nuits, jusqu'à les faire taire dans l'alcool et la divagation.
Il savoura la douce eau citronnée et glacée et tendit son verre dans l'air, pour qu'Istvan lui en débarrasse.

"J'ignorais posseder et "aptitude" et réputation, Madame."
Ironie, douce ironie.
"Je ne suis pas venu vous annoncer la fin du monde, d'autres le font bien mieux que moi..." Et le vieil obèse sourit largement, l'humour noir était un de ses derniers et plus fidèles compagnons.

Puis il repris son air grave, l'affaire est sérieuse et l'interlocuteur pressé.
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Le Duc
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PostPosted: Sun 10 Feb - 03:21    Post subject: Le salon privé Reply with quote

"Je ne pense pas pouvoir amener celà sans vous raconter "l'Histoire"; cette histoire est un peu longue je m'en excuse, je m'attacherai à la raccourcir pour ne pas vous ennuyer, mais si vous me faisiez l'honneur de votre attention, au pire aurez vous entendu une fable distrayante, au mieux aurez vous saisi le danger qui sommeille ici..."

Le Duc prit une profonde inspiration, il se calla au fond du sofa, et joigna ses mains sur sa bedaine saillante, en faisant rouler son anneau.


"Un lieutenant de Cortès ramena des Amériques une Pierre écarlate, arrachée au ventre d'un temple de Mexico. Les descendants des indiens racontent aujourd'hui que la pierre accepta d'être volée car elle avait trouvé dans les espagnols un peuple plus corrompu et plus sanguinaire que ses anciens détenteurs.
La Pierre rouge traversa l'Ocean et arriva en de sombres circonstances en Espagne où elle voyagea, jusqu'à Madrid. Lorsqu'elle arriva entre les mains de bien pensant de l'époque, pour être présentée à la cour du roi, il fut jugé bon, comme tout l'équipage du vaisseau qui l'avait enmenné était mort d'un mal étrange, que la pierre soit examinée par l'Inquisition.
La Pierre resta dix ans entre les mains de l'ecclésiarchie, on ignore ce qu'ils en firent et qu'elles découvertes ils arrachèrent de cette Pierre Rouge comme le sang.
Ce que l'on sait c'est que les savants ne tardèrent pas à nommer cet objet la Pierre Philosophale, car tant d'alchimistes durant tant de siècles depuis Babylone cherchaient une pierre similaire, et que celà répondait à une logique prophétique...
De plus on sait que cette pierre avait des propriétés troublantes, si troublantes qu'elle ne pouvait, aux yeux des savants de l'époque, n'être que cette fameuse pierre que l'on appellait philosophale. On ne sait pas plus de ce qui découla de ces dix ans d'analyse, la Pierre fut perdue et l'on raconte que nombre de nobles et de prêcheurs allèrent dans l'europe entière chercher cette pierre qui fascinait tant.
La pierre fut retouvée en 1562 à Paris, par un inquisiteur de l'Ordre de Dracul, elle était entre les mains d'un mercenaire, d'un aventurier allemand, un protestant. Les deux hommes convoitèrent l'objet jusqu'à la mort et la querelle s'étendit aux rues et finalement à la ville entière. Cette fameuse nuit d'Aout, catholiques et protestants s'égorgèrent jusqu'au matin.
C'est un vampire qui s'empara de la Pierre, et qui la ramena, à Rome, où elle sucita la convoitise chez toutes les grandes familles. Quelques unes s'allièrent, de puissantes maisons de vampires et d'arcanistes, pour chasser les autres concurrents et s'arroger le contrôle de ce mystérieux objet; Il la conservèrent et entourèrent cette Pierre d'autant de secret et de mystères qu'il fut possible, coute que coute. Cette alliance de familles prit un nom, La Caste.
La légende raconte que la Pierre voyagea dans toutes les villes d'Italie pour échapper à la convoitise tantôt d'une famille, tantôt de l'autre, et à chaque fois la pierre apportait la peste, la famine et la sédition; Jamais l'Italie ne connu autant le meurtre et l'horreur que lorsque la Pierre fut en son sein.
Trois générations durant la pierre resta sous le contrôle de La Caste passant d'une famille à une autre suivant les complots du moment. On raconte qu'elle rendait ses propriétaires puissant, jaloux et brutaux.
Alors qu la péninsule croulait sous la famine et la bancroute, le pierre disparu, emportée par un arcaniste a bord d'un navire Hollandais; Elle arriva au port de Londres en 1665, amenant avec elle la peste.
Dès lors que celà se su tous les vampires, lycans et aventuriers de la ville se jettèrent dans la quête de ce trésor. Il s'ensuivit une guerre sans merci entre les trois camps, une guerre dont la ville. garde encore les séquelles. Nous étions en 1666, Londres brûla dans l'année."


Le Duc avala lourdement sa salive, il essayait de rendre son récit aussi conci et aussi... sérieux, qu'il lui soit possible.

Prenant conscience du danger que représentait cet objet qui tout mystérieux qu'il soit attirait dans son sillage la mort et le chaos, un groupe d'aventuriers venu de toute part et issu de toute race, se mit en quête de la Pierre, pour qu'elle échappe au contrôle des malfaisants, et pour la détruire. La Caste qui avait pris en obsession, génération après génération, de faire revenir la Pierre sous son contrôle envoya ses propres hommes dans cette course contre la montre pour récupérer l'objet. On dit même que La Caste créa une lignée de serviteurs dégénéré voué à la seule quête et la seule défense de la Pierre.
J'ignore exactement ce qu'il retourna de cette course et de cette lutte, je sais que l'un et l'autre s'afrontèrent, et qu'ils échouèrent tous deux.
Les justes furent trahi par une bête...
Excusez moi, un Lycan, mauvaise habitude de là où je viens de nommer cette race par ce nom là.
Peut importe comment se nommait ce Lycan. Il était si fier et si terrifié de perdre son précieux butin qu'il s'enfuit au coeur de la France, en Auvergne, puis en Gévaudan, mon pays. Nous étions en 1795, et ce fameux Lycan, enragé par le pouvoir de la Pierre, fit quelque peu parler de lui en cette région."
Le Duc sourit jaune à cette phrase. La Bête, et les bêtes, étaient un sujet de haine et de rancune traditionnel pour tout gévaudanien.

"La Bête fut tuée et ses bourreaux trouvèrent la Pierre. Ils s'entretuèrent eux aussi et le gagnant de cette mortelle querelle fut gagné par le même mal que le précédent propriétaire; Il était térrorisé qu'on lui reprenne son butin, à juste titre car La Caste, et les justes étaient toujours à sa recherche; Il parti pour l'Amérique.
J'ignore le périple que vécu la Pierre dans le nouveau continent, proche de nouveau de son lieu d'origine. Je sais seulement que beaucoup d'hommes moururent, car la Pierre donnait la fièvre de l'Or, et que les hommes du nouveaux mondes, comme les anciens espagnols, étaient un peuple neuf qui avait une soif d'Or.
Dans le sang, alors que la Pierre amena la guerre entre les etats du nord et ceux du sud, elle quitta l'Amérique et alla à Belfast, non loin d'ici.
Un prêtre cru pouvoir dompter la Pierre mais il fut rendu fou et l'enterra sous les dalles de son église. Les Justes et La Caste retrouvèrent l'Eglise et l'incendièrent jusqu'à retrouver l'objet.
Seul un juste, un humain, survécu à cet affrontement. Il enferma la Pierre durant trente ans, craignant son pouvoir, à juste titre, et la cachant à tous. Lorsque qu'il rouvrit le coffre contenant la Pierre, parce q'uil vivait comme un ermitte et qu'il voulait se décharger de ce fléau. La Pierre était exsangue, épuisée après trante ans sans avoir répandu le mal. Elle consumma le malheureux et s'empara de son fils, il fallait du sang à la Pierre pour la nourir, comme l'avait nourri un millier de sacrifice sur les autels aztèques. Le fils embarqua sur un grand paquebot, alors le plus rapide du monde. Nous étions en 1912, et le paquebot fut maudit par la Pierre. Il coula et la Pierre retourna d'où elle vint.
Mon Histoire s'achève bientôt, où la Pierre fut récupérée par un homme, un voyageur. On sait peu de choses sur cet homme on sait seulement que son âme était pure, enfin suffisament pour transporter avec lui la Pierre jusqu'à une personne seule alors capable de mettre fin à ce fléau.
La pierre fut amenée à Moscou, et elle fut confiée à un puissant ensorceleur, maitre de la Cabale et manipulateur des arcanes.
Raspoutine, puisque c'est son nom, ne craignait pas la corruption de la pierre, car son âme était déjà corrompue par milles vices.
Sur les motivations du sorcier à détruire l'objet je ne m'épancherai pas, sans doute craignait-il que cet objet vint concurrencer sont propre pouvoir; je vous dirai seulement que celà fut fait, pour le plus grand bien de l'humanité."

Il souffla.
"On raconte que pour briser le puissant maléfice qui entourait la Pierre, Raspoutine n'hésita pas à vendre l'âme du Tzar, et même à verser son pays dans une guerre fratricide. Nous étions en 1917.
Je sais que Rasoutine perça tous les secrets de la Pierre avant de la fendre.
La Pierre fut brisée en quatre morceaux, et son pouvoir en fut brisé d'autant. Raspoutine confia à trois de ses disciples, tous doués de cette âme noire et de la volonté suprême, ainsi qu'à ce fameux voyageur qui lui amena l'objet, les morceaux de La Pierre. Ils partirent chacun, de leur côté, et La Pierre disparu ainsi, depuis ces temps."


Il respira et cessa de jouer avec son anneau, il transpirait, car il donnait tout son coeur dans son récit.

"Mon histoire est longue mais elle est pourtant déjà bien résumée. Il me reste à vous dire ce que l'on pouvait lire dans les carnets des arcanistes et dans les songes de Raspoutine."

Le Duc ouvrit grand les yeux et tourna la tête vers Arkhane, même s'il ne pouvait pas la voir. Troublante coïncidence.
"La Pierre est une idole de souffrance et de désir, elle apporte ce que chacun de nous recherche le plus. Au Vampire, elle épanche la soif. Au Lycan, elle tempère la bête. A l'Homme, elle le soustrait aux ravages du temps. Elle apporte richesse, pouvoir et connaissances. On raconte même qu'elle donne à ceux qui cherchent les secrets les plus noirs des arcanes des ténèbres.
Une fois brisée, chaque fragment de la Pierre de sang renferme un fragment de son prodigieux pouvoirs. Les bienfaits deviennent éphémères. Le prix à payer devient plus fréquent. le tribut est plus lourd. La Pierre se nourri de peine et apporte malédiction sur son chemin. C'est une Pierre de Corruption, elle sait séduire chacun de nous, en flattant le mioindre de nos côtés sombres;
Elle se nourri continuellement de nos tourments, et plus particulièrement... de Sang.
C'est là que viens la raison de ma venue."
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Le Duc
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PostPosted: Fri 15 Feb - 15:51    Post subject: Le salon privé Reply with quote

Le Duc prit une profonde inspiration, il était fatigué et souhaitait maintenant finir cette entrevue; Il ignorait si son interlocutrice avait prété attention, ou distraction, à son récit.

"Laissez moi ne pas vous occuper plus longtemps de mes bavardages, Madame."
Le Duc ajusta le sceau à son doigt et prit sa canne; il se bougea jusqu'à s'assoir au bord du sofa comme pour se préparer à se lever, et partir.
Il prit une voix très grave et froide.
"Le fragment de Pierre de Sang est en constant érrosion, pour que la Pierre se maintienne, il faut la baigner régulièrement dans du sang. Plus le sang est pur et noble, plus longtemps la Pierre survit jusqu'à devoir etre réentretenue.
Une fragment de la pierre n'apporte qu'un fragment de pouvoir, éphémère, ses bienfaits agissent comme un drogue pour quiconque la possède; le Lycan libéré de sa bête, le Vampire libéré de sa soif, l'Humain libéré de ses peurs, devient dépendant et pret à tout pour conserver ce pouvoir. La Pierre laisse sur toutes les personnes et tous les objets qui l'approchent une souillure indélébile."


Carrégau toussa. Il transpirait et agrippait sa canne fermement. C'était le passage le plus délicat de sa venue.

"Je crois qu'une de ces Pierres est à Galway."

"Par hasard, j'ai fais il y à peu une "expertise" qui m'a amené à examiner un objet qui était emprunt de cette souillure. Il n'y à aucun doute là dessus. La seule piste que je possède est un vampire, Arthur Saint Remi, de lignée noble, qui réside à Galway depuis peu. Il appartient à une famille ancienne, les San Remo, maison italienne qui est de longue date affiliée à La Caste.
Ce vampire est le seul point de départ que nous possédions pour retrouver la trace de la Pierre. Je pense que ce vampire -et beaucoup d'autres j'en ai peur- soit en quête de l'objet. L'objet de ma venue est celui-ci:
Il faut que vous saisissiez qu'une lutte intestine risque d'ébranler Galway, d'une part La catse ne reculera devant aucun expédiant pour retrouver l'objet, et surtout, n'importe qui retrouvant l'objet serait possédé par son pouvoir et, pour abreuver la Pierre du précieux sang dont elle à besoin pour se régénérer, un carnage sans nom, déchirant humains, bêtes et vampire, risquerait de faire rentrer le ville dans une horreur sans précédent. Ou pire, dans une guerre.
...Il est curieux, alors que de grandes capitales comme Pragues, Moscou ou Paris, croulent sous la prolifération vampirique, que ce bon Van Hellsing accepte de venir nettoyer cette petite ville d'Irlande qu'est Galway.
Je pense que si monsieur Van Hellsing est ici, c'est pour retrouver la Pierre."


Le vieux Duc prit une profonde inspiration, il parlait maintenant depuis fort longtemps, et ne souhaitait surtout pas ennuyer son inrelocutrice.
"Il y à une dernière chose.
Une prostituée, une vampire, tient des griefs contre l'homme dont j'ai lu toutes ses informations, Arturo San Remo. Il a assassiné deux de ses trois fils, dont l'un se trouve être le géniteur de cette prostituée. Elle a dans la ferme intention de l'abattre. Le paradoxe est que malgré que le meurtre de ce Arturo me semble une chose tout à fait profitable pour le bien être de notre monde et profitable pour cette enfant tourmentée, si elle l'assassine, nous perdrons toutes sources d'informations.
Toutes sources, enfin presque, les fils de ce Arturo semblent être également proche du secret de la Pierre, d'une façon que j'ignore; Le troisième fils, Géta, est en ville également. Il semble qu'il soit ici par hasard en éxil, et que sont père souhaite l'assassiner, en plus que de retrouver la Pierre.
Remarquez, quand ce terrible objet rentre dans l'équation, il n'y a plus de coîncidence qui tienne.
Il ne m'appartient de trancher la façon la plus approrpiée de régler ce conflit d'interet, j'aimerais juste apporter à votre attention que l'enfant est tourmentée et que je lui accorde une sympathie toute particulière. Allez savoir, solidarité entre monstres égarés."


Il conclu.
"Madame, je suis venu devant vous pour vous informer de cette affaire, car elle est trop lourde pour moi, et je sais d'expérience quels périls menacent les gens de cette ville. La soif de Sang gagnera même les plus forts, et rien ici ne dénotera plus des champs de l'Enfer.
Une telle révélation était un fardeau trop loud pour mon humble personne, et maintenant que je me suis déchargé de celà sur vos épaules responsables, je songe moi même à quitter la ville; je ne veux pas être là quand les pavés de Galway brilleront rouge. J'ignore si vous m'accordez du crédit, si vous vous amusez de mes dires ou si vous me mérpisez comme un charlatan, en tout cas, Madame, je vous prie de croire en ma sincérité, car ma peur est sincère, et je ne vous prendrais pas plus de votre temps."


Une goutte de sueur perlait sur le front gras et dégarni du "Duc". Le valet de carrégau était crispé aussi. Souvenons nous qu'il n'est pas sourd, et ce qu'il a entendu ne semble pas l'avoir enchanté.

"Je vous remercie, madame, de m'avoir reçu."
Et le Duc posa s'appuya la main sur sa canne, comme pour faire mine qu'il était pret à se retirer.
Peu importe si la vampire croyait ou pas, tout celà n'a plus aucune importance; le Duc avait rempli son devoir moral et s'était déchargé du lourd fardeau; maintenant l'avenir de tout Galway ne lui importait plus, le carnage était dans la nature des choses et de l'histoire, et lui était bien averti; Il ne resterait surement pas ici pour voir si on l'avait écouté, ou non.


Last edited by Le Duc on Wed 27 Feb - 10:20; edited 1 time in total
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Arkhamis l'impitoyable
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PostPosted: Wed 27 Feb - 01:31    Post subject: Le salon privé Reply with quote

Arkhamis fit son appartition, silencieuse comme il en avait pris l'habitude.

Le valet fut surpris et s'avança comme pour aller signifier l'entrée du fondateur, mais celui-ci lui fit expressément un signe de la main pour lui dire de ne pas bouger.

Il était là depuis que le Duc avait pris la parole, il avait tout entendu, nul ne l'avait vu, mais qui a dit qu'il avait tout entendu de la même pièce?


Votre prophétie est bien sombre humble Duc...

Il se retourna pour adresser un signe amical et entendu à Arkhane.

Mais permettez-moi de m'introduire, je suis Arkhamis, fondateur de cette modeste cité moi aussi.

Il marqua un léger temps d'arrêt, comme pour laisser le temps au Duc, qui paraissait exténué, d'assimiler l'information.

Votre venue est une noble action monsieur, peu de personnes en aurait fait de même.

Mais voyez-vous, cette cité est une des rares ou un équilibre est maintenu, respecté et cela sans trop de débordements.
Et tout ceci est le fruit de ma très chère comparse et moi-même.

Voyez-vous, nous sommes ici non pas en douaniers, en policiers ou en hôtes, mais bien en gardien.
Nous protégeons cet équilibre si fragile et si puissants à la fois.

Nous connaissons l'histoire de cette pierre, nous avons pu observé certains des évènements que vous avez décrits, et nous savons le pouvoir qu'elle a sur chacun.

Vous avez probablement raison, ces personnes sont surement venus ici pour la pierre, mais croyez-moi celle-ci n'est pas en ville...
Arkhamis marqua un temps d'arrêt.

... ou du moins pour le moment.

L'équilibre n'est pour le moment pas menacé, par ici, mais nous sommes vigilants à toutes ces forces obscures qui vont et viennent non loin de nous.

Laissez-donc la vengeance à cette prostituée, si vous réfléchissez un court instant vous comprendrez par vous même que lorsque la pierre sera ici nous le saurons, il y a trop de signes que nous ne pourront et ne devront pas rater.


Arkhamis s'approcha du vieil homme et posa sa main sur la sienne, reposant elle-même sur le pommeau de sa canne.

Vous n'êtes pas seul avec ce fardeau très cher.

Le fondateur, d'une gestuelle et d'un toucher parfaitement clair, fit comprendre au Duc qu'il ferait mieux de s'asseoir, ce qu'il fît.

Mais peut-être avez-vous, monsieur, d'autres éléments qui pourraient nous aider?
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Le Duc
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PostPosted: Wed 27 Feb - 10:48    Post subject: Le salon privé Reply with quote

Parfaitement stupéfiant. Le Duc était à la fois anxieux, intimidé et perplexe.
Grand Dieu, une bête...

Tout occupé que le Duc fut à rassembler les pièces de l'histoire il avait focalisé son attention, et n'avait même pas perçu la venue du lycan.
Ce dernier s'était approché, avait parlé en terme très courtois mais très stricte.
Terrifié, evidement il l'était, les bêtes, ça, le Duc, ça le mettait dans un était d'anxiété monstrueux, rancoeur régionale.
Mais le plus terrorisant pour le Duc fut ce toucher. Ce toucher.
Le lycan, sans hésiter et sans douter, avait posé sa main sur celle de Carrégau, hors donc qu'il sait parfaitement le secret que le Duc cache dans ses mains.
Mais rien. Rien.
Ce n'est pas la fatigue, pas l'épuisement, même à l'article de la mort les mains du Duc arracheraient quand même quelque chose d'un effleurement, mais rien.
Si le "fondateur" avait posé sa main avec tant d'assurance sur celle du Duc c'était peut être pour marquer sa demande de rester assis à l'aveugle, mais surtout, l'instinct méfiant du Duc le croyait, pour prouver au Duc que son pouvoir ne percerait rien d'aucun des fondateurs.
Protection cabalistique? Amulette? Puissance psychique? Impossible de le savoir, en tout cas le pouvoir de Double-Vue du Duc n'atteignait pas le fondateur, et il est probable que celui-ci le sache très bien. Et il est probable que ce geste était un moyen pour le fondateur de remettre le Duc à sa place, de lui montrer par le geste que cet aveugle doué n'était plus rien qu'un aveugle face à lui, et qu'il devait sans défiance respecter l'autorité des gardiens, rester assis, sagement, ne plus espérer deviner quoi que se soit par ses mains, répondre aux questions.
Où peut être était-ce simplement une forme de politesse.
Ou les deux.

Le Duc réfléchissait plus lentement qu'à son habitude, l'alcool lui manquait, les temps étaient rudes pour lui, mais il avait tout bien compris.
La Pierre n'est pas en ville.
Curieux. Rarement Carrégau ne s'était trompé.
Sauf si le gardien jouait son rôle à merveille: feinter le calme, simuler l'équilibre, illusioner le contrôle, dans une ville on l'on meurt et combat incéssament. Trop méfiant ce vieux Duc, quel interêt un Fondateur aurait-il à mentir?
D'un autre côté si des responsables devaient parler d'une affaire aussi grave que celà, ce ne serait surement pas à un vieil ivrogne...
Paranoïa, paranoïa.
Faut-il se sentir trompé ou rassuré?
Voyons, la souillure de la Pierre empestait ce cigarettier. Ce San Remo était bien en traque de son fils, pour une affaire d'honneur et de secret; Et Van Hellsing! Cet insuportable papiste arrogant n'était pas là pour sauver cette petite ville en grand phylantrope...
Le Duc aurait-il pu surévaluer la chose? L'alcool commenserait-il à altérer le jugement du vieux Duc? La terreur de la Pierre aurait-elle fait paniquer à l'excès le mentaliste?

Peu importe, le risque est trop grand, la peur trop puissante, il retournera avec son russe et son nain, chercher ses affaires chez Castiglioni dès ce soir, et demain aux aurores, le Duc fuira cette viçlle, qu'importe s'il avait raison, ou finalement tort.
Les Fondateurs sont-ils dailleurs bien neutres dans cette affaire... la Pierre les tenteraient-ils? La Caste se cache-t-elle dans ce manoir!?
Voyons. Doucement Benjamin, reprends-toi. Paranoïa, reprends ton calme.

Voilà qu'Arkhane se tait et qu'Arkhamis lui pose une question, à double tranchant.
Trop fatigué pour trouver immédiatement la bonne rétorique, le Duc sentait bien qu'il ne maitrisait plus son droit de sortie, il devrait répondre à toutes les questions, l'entretient était dicté par l'autorité des deux Fondateurs.
Vieux fou délirant, ou inquiétude fondée, même le Duc à force de s'épuiser pouvait arriver à en douter...
Il répondit très largement:
"Comme il vous conviendra monsieur.
La véritable question, monsieur, est de juger quels éléments de la foule de ceux que je possède, peuvent vous aider?"
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Le Duc
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PostPosted: Sun 23 Mar - 14:56    Post subject: Le salon privé Reply with quote

Déçu, désapointé et intimidé par cet entretient sans suite, le vieux Carrégau se retira au plus vite du manoir.
Il était tenaillé par la peur et se moquait bien maintenant de ce qui pouvait arriver, ou non, à cette ville.
Les gardiens avaient voulu faire démonstration de leur grande maitrise de toute chose en cette ville, soit, le Duc ne sera pas là pour voir s'ils avaient raison, ou bien tort.
peut-être même sont ils dans le coup eux aussi. Peu importe.

Il enverra ses valets faire des provisions, retournera chez le tailleur;
et ce soir même, le Duc quitte Galway.
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Arkhane la cruelle
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PostPosted: Sun 6 Apr - 15:18    Post subject: Le salon privé Reply with quote

Un temps de réflexion avait été nécessaire aux fondateurs.
Cette information était à prendre avec des pincettes, car il est toujours délicat de traiter une affaire susceptible de prendre des proportions cataclysmiques.

Si vous prenez des mesures, et que cette prédiction s'avère être fausse, vous aurez mis le feu aux poudres, affolé les foules pour rien et perdrez une grand partie de votre crédibilité future. D'un autre côté, ne rien faire si le danger annoncé est bien réel peut avoir des conséquences plus graves encore...

Nulle raison de crier au loup pour le moment, mais étudier cette menace de plus près s'avèrerait sage... Et quoi de mieux pour l'étudier que celui qui détient pour le moment le plus d'information sur le sujet?

Arkhane fit venir un de ses valets.


Envoyez donc une escorte chez ce cher Duc... Assurez vous qu'il soit en sécurité et surtout en sécurité à l'intérieur de la cité, il est hors de question qu'il disparaisse comme par magie! Si nécessaire escortez-le ici, il y a bien assez de chambres vides pour lui et ses suivants. Et transmettez-lui ceci! fit-elle en lui tendant une enveloppe cachetée à la cire.

L'homme salua, et s'empressa d'aller transmettre les directives, si diriger une cité demandait quelques qualités, pour cette vampire visiblement la patience n'en faisait pas partie.

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Arkhane la cruelle
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PostPosted: Fri 17 Apr - 21:22    Post subject: Le salon privé Reply with quote

Fael avait reçu, de la main de la secrétaire de la mairie, un petit papier libre sur lequel étaient griffonnés les mots suivants:

petit mot wrote:

Vos offres n'intéressent peut-être pas le commun des mortels, mais ce n'est pas forcément le cas de ceux qui veillent sur eux.

Rendez-vous au manoir de la Bishop O'Donell Road. Vous y serez attendue.


L'humaine possédée, qui s'y était rendue, avait été reçue par une domestique austère en livrée, qui l'avait menée sans dire un mot et sans prendre la peine de débarrasser ses affaires à un petit salon en passant par un grand couloir lumineux où les flammes des réverbères dansaient sur les voûtes du plafond.
Contraste violent, le salon était lui plongé dans la pénombre la plus totale, et on pouvait distinguer, sur le sofa du fond, une silhouette tapie dans l'obscurité...
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Fael Hazrayen
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PostPosted: Fri 17 Apr - 22:58    Post subject: Le salon privé Reply with quote

Fael ne s'était pas vraiment attardée en chemin. Capuche rabattue comme à son ordinaire, elle avait poursuivi sa route jusqu'au manoir, menée davantage par son instinct qu'autre chose. Néanmoins, elle avait ressenti tout le long de sa marche une présence non loin d'elle. Plusieurs fois, elle s'était retourné pour vérifier si on ne la suivait pas, en vain.

Pourtant, Derek pouvait voir lui, que quelque chose, une sombre aura, entourait la possédée. Une aura qui semblait le percer alors qu'aucun regard n'était perceptible. De vagues sensations lui parvinrent, un sourire... un sourire dans le noir.

Et, sans se douter de rien, elle arriva à destination, ses pas résonnant à peine sur le pavé. La demeure était à l'image de ses maîtres, impressionnante. Ce fut alors qu'une servante en livrée l'accueillit et lui permit le passage. N'importe qui se serait laissé submerger par l'étonnement, mais pas la chasseresse. Bien que nantie d'une certaine appréhension, elle suivit la si peu loquace servante à travers le manoir, observant avec attention les alentours et restant sur ses gardes.

Elle fut enfin laissée dans le salon plongé dans la pénombre. Fael retira prestement sa capuche, l'éclat de ses yeux réverbérant la faible lueur environnante. Il lui était inutile de se cacher pour cette fois.

-Bonsoir..., fit elle posément mais avec un sourire en coin qui n'était pas dupe.

Elle posa la main sur le haut de son cœur et entreprit de saluer la haute silhouette qui l'attendait en se penchant légèrement en une courte révérence. Comme à son habitude, elle mariait la courtoisie à l'ironie légère, voire avec un brin d'effronterie.

-Voilà une invitation... bien inattendue mais il est plaisant de savoir que mon offre ait pu vous atteindre.


Last edited by Fael Hazrayen on Thu 7 May - 06:58; edited 1 time in total
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Arkhane la cruelle
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PostPosted: Mon 20 Apr - 21:00    Post subject: Le salon privé Reply with quote

Les propos de la demoiselle furent salués par une grande bouffée de fumée bleutée s’avançant vers elle, une fumée à l’odeur fruitée, mélange d’épices et de rose sauvage.
En s’approchant un peu plus, Fael pourrait apercevoir la fondatrice Arkhane, vêtue d’une robe de velours pourpre, ses longs cheveux longs tombant en cascade sur ses épaules, négligemment appuyée sur l’accoudoir du sofa, tenant dans sa main libre l’embout d’un grand narguilé doré qui trônait sur une petite table posée non loin. Le mélange parfait entre la grande dame du XIXe siècle et la sultane des milles et unes nuits.


Je dois dire que je ne m’y attendais pas non plus, mais la vie est une question d’opportunités qu’il faut savoir saisir, n’est-ce pas ? fit-elle en invitant l’humaine à s’asseoir d’un large geste du bras sur un fauteuil situé en face d’elle.

Vous savez mon petit, j’ai, de par ma fonction, des yeux et des oreilles qui trainent un peu partout dans la ville, et à défaut de pouvoir intervenir partout au moins je me documente…
J’avais déjà entendu parler de vous, Melle Hazrayen, votre arrivée aux portes de nos murailles avait fait grand bruit, et je ne sais pas pourquoi, mais j’avais eu à ce moment l’intuition que vous ne tarderiez pas à faire parler à nouveau de vous. Voilà qui est chose faite, je vous remercie d’avoir donné raison à mon intuition féminine !
fit-elle en agrémentant son sourire d’une imperceptible ironie.

Quoi qu’il en soit, fit-elle en tirant une nouvelle bouffée, si j’ai eu vent de votre offre je ne la connais pas en détail. Dites-moi Fael, qu’est-ce qu’un être de votre trempe pourrait bien trouver au poste ingrat de commissaire ? Le sort de la cause humaine vous importe donc à ce point ? conclut-elle cette-fois ci en ne cachant en rien son ton franchement sarcastique.
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