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:: Demande de visa Alain Leclerc ::
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Mr.Behemoth
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PostPosted: Thu 20 May - 18:47    Post subject: Demande de visa Alain Leclerc Reply with quote

Je suis née en automne 1690 dans un petit village protestant près d’Anvers. En tant que fils de pasteur, mon frère et moi avons eu la vie facile, nous avions reçu une bonne éducation, notre famille était respectée et avait des moyens. J’aimais éperdument une jeune fille, la plus belle de la ville répondant au doux nom de Marianne. Qui par bonheur accepta de m’épouser. À 24 ans, j’étais l’homme le plus heureux du monde, mon bonheur était complet, j’avais une femme exquise, qui m’avait déjà donné un héritier et était grosse du second, un métier stable, mes affaires étaient prospères. Mais mon petit paradis s'effondra.

C'était l'hiver de mes 24 ans, et je rentrais chez moi après une journée de travail bien remplie, ma femme avait accouché de notre deuxième fils juste avant les premières neiges et je n'avais qu'une envie, retrouver la chaleur de mon foyer. Mais ce qui s'était passé dans mon foyer ce soir là n'avait rien de chaleureux.

Ma femme s'était évanouie dans la nature, laissant dernière elle les cadavres mutilés et encore chauds de nos enfants. Mes cris d'horreur ameutèrent tout le village en un rien de temps. Pour le village, il n'y avait pas de doute, ma femme était une vierge ensanglantée, elle avait vendu son âme au diable et tué ses enfants pour obtenir des pouvoirs, (nous avions beau être au XVIIIe siècle les vieilles croyances ont la peau dure). En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire le village c’était mobilisé et une vraie chasse à la sorcière était sur le point de commencer.
Mais tout me paraissait irréel, j’étais agenouillé au pied du lit de mes fils, serrant leurs corps sans vie dans mes bras, leur parlant, les embrassant, chantonnant leur comptine favorite. Mon cœur hurlait sa peine, mais mon esprit, lui, avait refusé de voire la vérité en face, je m’étais réfugié dans un coin de mon cerveau. Je n’ai aucun souvenir de l’enterrement de mes enfants. Et ma femme restait introuvable.
Au bout, d'un mois de recherches effrénées, l'entrain des villageois se relâcha. Mon père eut la tâche difficile de m’informer de l’abandon des recherches.
Lorsqu’il me dit que ma femme était morte, je penchais la tête de côté et éclatai de rire.
- Morte, morte, morte, hi hi. Boum, mort plus rien, hi hi !
Mes parents essayaient par tous les moyens de me faire revenir a moi, mais en vain, ils auraient pu me dire n'importe quoi, ça n'aurait pas fait la moindre différence. Je n’étais pas avec eux, je m’étais perdu dans un endroit où ma femme et mes enfants couraient avec moi dans les verts pâturages, pleins de vie. Je passais une année complète dans cette sorte de transe, pour le regard extérieur j’étais une loque, un légume.
Puis un beau jour, mon cerveau reprit le dessus, je me réveillais au beau milieu de la nuit en pleurs, poussant des cris d’épouvante.

Moi, qui n'avais jamais connu la souffrance ni même le manque au cours de mon existence, j'étais à présent frappé de plein fouet par ces émotions dont je ne savais que faire. Je fis donc la seule chose que je savais faire, je pris la fuite.
J’errais de ville en village, le cœur déchiré, hurlant ma douleur et ma haine. Maudissant tous et toutes, tant et si bien qu’un jour, quelqu’un décida de me faire taire, je me fis passer à tabac et ils me jetèrent hors de la ville.

Pendant la nuit, ma femme m'apparut en rêve, me disant de ne pas m'inquiéter, qu'elle et nos enfants étaient dans un monde meilleur à présent, elle s'excusait aussi de ne pas avoir pus protéger notre bonheur. Je me réveillais en sueur. Et, pour la première fois depuis plus d’un an, j’avais l’esprit clair, serein, vivant, je sentais même la faim me tirailler les entrailles.
Je regardais autour de moi, surpris de voire un toit au dessus de ma tête, une femme me souriait gentiment. Elle m’expliqua qu’elle s’appelait Catherine, elle m’avait trouvé sur le bord de la route et m’avait ramené chez elle. Elle me dit aussi qu’elle savait qui j’étais, et qu’elle désirait que je lui tienne compagnie, j’acceptai, après tout, je n’avais pas d’autre endroit où aller.
Catherine m'aida à reprendre des forces, mais aussi à y voir plus clair, elle me dit les mots que j'avais vraiment besoin d'entendre, et me força à reprendre ma vie en main.
Je savais qu'elle n'était pas humaine, c'était plus qu'évident chez Catherine, elle était sauvage et c'était un prédateur basique, primitif. Elle avait un physique plutôt ingrat, mais on sentait émaner d’elle un charme, une force et un charisme époustouflants. J'étais en adoration devant sa force et sa beauté, et en même temps j'étais terrifié par ce qu'elle était.

Au début de l'été 1715, j'étais de nouveau un humain digne de ce nom, je savais que je n'avais plus rien à voir avec le Alain que j'avais toujours été, mais cela ne me préoccupait plus. Catherine m’avait expliqué qu’Alain n’était plus, qu’il était mort ce soir-là avec sa femme et ses enfants. J’étais quelqu’un d’autre, et comme le phœnix qui renaît de ses cendres, je ne serais plus jamais celui que j’avais été, mais au moins je vivrais, je profiterais de la vie qu’on avait enlevé aux miens. C’est durant cette période que je décidai d’affronter mes démons, de retourner dans mon village et de me confronter à ce qui s’y trouverait. Je quittais donc Catherine sans même un au revoir, en route vers mon passé.

Mais le passé c’est le passé, et rien n’est tel qu’on la laissé. Mon village ne faisait pas exception, l’hiver avait été rude, beaucoup de gens étaiemt morts, dont mes parents et bien d'autres aînés.
Mon frère aîné avait été élu régisseur et il était tout sauf heureux de voir son frère maudit frapper à sa porte. Car j’étais une légende dans le village, le fils maudit, et au fond, ils n’avaient pas tort.

Mais mon frère m'accueillit néanmoins, me donnant à manger et une place pour dormir dans l'étable. Je venais de sombrer dans les limbes, lorsqu'un son feutré me réveilla, mon frère se tenait au-dessus de mon lit de camp, un énorme couteau de boucher à la main.
- Pourquoi a-t-il fallut que tu reviennes hurla t'il? Toute ta vie tu m’as volé ce qui me revenait, c’était toujours toi, toi le plus intelligent, toi le plus fort, toi que les parents préféraient, toi que Marianne aimait, et même aujourd'hui après que je t'ai tout enlevé. Tu reviens encore me prendre ce qui me revient de droit, mais cela ne se passera pas comme ça, j’ai cru que détruire les tiens suffirait, que de te voler Marianne te ferait disparaître, mais non. J’ai fait une grosse erreur, c’est toi que j’aurais du tuer pas eux, mais je t’ai pris en pitié, ne compte pas sur moi pour refaire la même erreur aujourd’hui, dit-il en abattant le couteau sur mon torse.

La douleur qui me transperça fut fulgurante, tout mon corps hurlait, mon esprit s'embrumait, alors que mon sang chaud dégoulinait le long de mon torse. Je ne savais pas ce qui faisait le plus mal, de savoir que mon frère était le meurtrier de ma famille, ou la lame qui traversait mon estomac. Puis je vis mon frère se faire projeter contre le mur, et deux bras solides m’emporter loin de ce carnage.

Je me réveillais dans le cadre familier de la cabane de Catherine, j'étais encore vivant! C'était un miracle, je me relevais tâtant mon torse à la recherche d’une cicatrice laissée par cet horrible couteau de boucher, rien. Ce n'était pourtant pas un rêve…

Je n'avais pas rêvé, mon frère m'avait bien poignardé, mais Catherine m'avait sauvé et transformé, je lui devais la vie et cela pour la deuxième fois. J'étais un vampire à présent. Alan fut le nouveau nom que ma « créatrice » me donna, et mon premier acte en tant que tel fut de venger celui que j’avais été. Je retournais donc au village une dernière fois, j'y pris ma première vie, celle de mon frère, assassin de mon épouse et de mes enfants. Puis Catherine et moi quittâmes Anvers pour Paris, puis Londres, Rome, St-Petersbourg et plein d’autres villes centenaires, j'appris tout ce qui allait faire partie de ma nouvelle vie.

Nous avons voyagé en Europe et en Asie centrale, afin de me préparer à tout ce que mon identité impliquait, le dernier endroit que nous visitions fut le Japon. Je tombais amoureux de la culture et nous nous y installâmes pendant plus de 50 ans, j’y appris le perfectionnement des techniques de combats, le maniement du Kendo, et celui de l’arc long, lisant tout ce que je pouvais trouver sur ceux de ma race, et sur les éternels en général. Catherine resta avec moi pendant tout ce temps, surveillant ma formation. Cependant je savais qu'elle n'était pas heureuse, elle était de ces solitaires qui ne changeraient jamais. Je pris donc moi même l'initiative de rompre les liens.

Et en 1810, je pris le large pour le nouveau continent.
Dans un premier temps, je pris le parti de découvrir cette terre nouvelle, après-tout le risque était minime, j’avais beau être seul, j’avais plus de cent ans, j'étais un vampire puissant à présent, et par la même j'étais respecté.

À l'automne 1860, je décidais de me fixer quelque temps à New York, ma vie de sédentaire limitait mes repas, chose dont je n’avais pas l’habitude. J’étais un vampire arrogant et je me surestimais, et un jour, je succombai à la soif, elle me tiraillait les entrailles, j'errais à la recherche d'une femme assez sotte pour se promener seule en pleine nuit, et j'en trouvais une. Une belle rousse au sang d'un fumet très particulier mais néanmoins alléchant. Sans réfléchir je me jetais sur elle, et m’abreuvai goulûment, lui enlevant plus de deux litres de sang (plus de quatre fois la dose mortelle pour un humain).

Lors du meurtre de mon frère, je m'étais juré de ne plus jamais tuer, mais je venais de rompre ma promesse. J'emmenais donc ma victime chez moi bien décidé à lui offrir des obsèques dignes de ce nom, en compensation de la vie que je lui avais prise.

Vous imaginez donc ma surprise ,quand cinq heures après avoir prélevé une dose plus que mortelle de son sang, je vit se tordre, faible mais bien vivante.
Je crus d'abord que je rêvais, puis réalisais ce qu'elle était, un humain immortel, ils étaient rares, très rares. Catherine m'avait dit en avoir connu un, c'était une légende, un mythe oublié, mais néanmoins réel.

Elle semblait ignorer à quel point son don était précieux, le voyant plus comme une malédiction. Je tombais vite sous le charme de cette charmante créature, elle avait de l'esprit, elle était belle, immortelle, et ne se complaisait pas dans le meurtre d'hommes innocents, ce qui en soi était très rare dans la communauté immortelle que j'avais connue jusque là. Elle se prénommait Ann, Lady Ann Alcott pour être tout à fait précis.
Elle devint ma compagne, la première depuis ma transformation, nous étions presque comme un couple humain (c’est sans doute ce que j’aimais d’ailleurs). Et c'est ainsi que je découvris son secret, si ses cellules étant en contactent avec celles d’une autre personne, cette dernière voyait son rythme de régénération s’accélérer drastiquement pendant pratiquement 24h.

Les moyens les plus aisés de bénéficier de ce pouvoir étant de boire son sang, ou d’être impliqué dans des relations très intimes avec elle. Je vous accorde que ce pouvoir est de moindre impact sur les vampires (nous sommes déjà immortels et figés dans l'âge de notre vampirisation), mais son pouvoir dispersait la soif plus sûrement que le faisait n’importe quel sang humain, et amplifiait ma force et mon agilité déjà très élevées.
Elle n'avait pas le moins du monde conscience de ce que son pouvoir impliquait pour ceux de notre monde, mais je ne voulais pas l'inquiéter avec cela, j'étais assez fort pour la protéger.
Malheureusement la guerre de Sécession éclata, et fit éclater notre couple par la même occasion. Elle voulut partir et je la laissais faire, tout en gardant un oeil sur elle au cas où.
Mais mes affaires se portaient mal et mes créanciers me harcelaient tant et si bien qu'il me fut impossible de me soucier de qui que ce soit d'autre que de moi-même pour un moment.
Je m'enrôlais dans les forces armées et me fis passer pour mort dès la première bataille afin de me débarrasser des huissiers et autres rapaces qui n'avaient décidément pas la moindre idée de ce qu'était la clémence. Expérience que je déconseille vivement, faire le mort quand le sang coule à flot est tout bonnement un suplice.

Quand je revins à New York, à la fin de la guerre, j'appris que la nouvelle de mon idylle avec Ann s'était répandue comme une traînée de poudre chez les Eternels, et que de nombreux immortels étaient déjà allés lui rendre visite (comprenez par là qu'ils avaient exigé qu'elle couche avec eux).
Ann était une femme forte, mais il fallait plus que de la volonté pour résister à ce genre de créatures...
Je remuais donc ciel et terre pour la retrouver et lui porter assistance. Elle s'était installée à Savannah en Géorgie, et avait apparemment beaucoup de mal à ne pas se faire violer à chaque coin de rue. Nous conclûmes donc un pacte, je la protégerais contres les nuisibles et en échange elle prendrait soin de mes finances, et resterait à mes côtés (comme amie à défaut de mieux).
Je dois bien avouer que la solitude me pèse tout particulièrement, ma nouvelle situation me plaisait donc au plus haut point.


Au début du vingtième siècle nous décidâmes de retourner sur le vieux continent, en France, plus précisément à Rouen, où je trouvais un très charmant hôtel particulier et une toute aussi charmante humaine du nom de Claire. Même Ann se trouva un compagnon plus ou moins constant (ce que je n'appréciais guère, d'ailleurs) Filonius, un homme proprement détestable.
Malheureusement nos histoires se terminèrent abruptement lorsque, un soir, en revenant du théâtre, nous découvrîmes Claire et Filonius en pleins ébats, au milieu du salon. Je reconnais que la vue de leurs corps entrelacés et de leur vulnérabilité si humaine me fit voir rouge, et quand je redeviens moi-même, nous fûmes incapables de déterminer à qui avait appartenu quoi...
Je ne vous explique même pas les heures que nous avons passées à nettoyer...

Oui je sais, j'ai rompu ma promesse et cette fois pour de vrai, mais vous admettrez que n’importe quel humain aurait pu fait pareil (ou presque). De plus, nous avons respecté leurs désirs de "s'unir". Ils sont à présent enterrés tous deux dans un charmant cimetière de Rouen dans la tombe de M. Filonius Caplan. Ce que j’ai fait n’était pas lié à mon état de vampire, mais à mon statut d’homme, je le considère comme un dommage collatéral.

Après cette aventure, notre vie continuait donc tout à fait naturellement, et agréablement...


Pourquoi souhaitez-vous résider dans la ville de Galway?

Humm, Galway est une ville parfaite, à bien des points de vue, étant donné qu'elle nous permet de vivre au grand jour (façon de parler) !
Ma chère amie et moi-même avons souffert de nos différences et pensons trouver un havre de paix, dans cette charmante ville. Ce que nous avons à lui apporter sont deux personnages hauts en couleur et distrayants, si on aime l'humour noir, de plus vous devrez l'avouer vous ne vous êtes pas ennuyés en notre compagnie n'est-ce pas ....


Veuillez recevoir mes éternelles salutations (car après tout j’ai bien l’intention de m’installer à Galway pour un très, très, très, long moment).

Alan Leclerc

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Alan
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PostPosted: Tue 25 May - 08:47    Post subject: Demande de visa Alain Leclerc Reply with quote

Corriger ... Enfin cette fois je pense que c'est bon, mon amie Lady Ann Alcott va vous faire parvenir les plans pour l'Elven Aer sous peu.

Il faudrait juste lui laisser un peu de temps étant donner qu'elle est en pleine periode d'examen, Merci...
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Mr.Behemoth
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PostPosted: Sun 30 May - 20:44    Post subject: Demande de visa Alain Leclerc Reply with quote

Navré de ce retard, mais vous voici désormais validé et en règles.

Bienvenue dans la cité cher Mr.Leclerc!

Cordialement,
Mr.B

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