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Forum RPG où les créatures de la nuit font tomber les masques
 
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:: Personnage joueur: Oura Valentine. ::

 
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Oura Valentine
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PostPosted: Sat 18 Aug - 19:54    Post subject: Personnage joueur: Oura Valentine. Reply with quote

Une ombre, tenant une plume a la main, cheveux détachés, assise a une table, vacillait au gré d'une lampe, sur les murs d'une grotte, recouvertes de nombreuses fourrures d'animaux sauvages, la lumière s'atténuant dans les coins de la pièce, y laissaient quelques zones d'ombres mystérieuses.

Des babioles, brillant a cette lumière, entreposées sur de petits meubles en chêne, faites par la main du propriétaire des lieux, rougoyaient comme le fer battu a chaud, comme crachant des étincelles de vie sous le marteau du forgeron, le bruit de la plume, craquant sur le papier, était le seul son qui venait briser le silence, tandis que votre regard s'attardait sur un lit, composé de nombreuses fourrures de félidés, sans doutes, quelques lépoards ou tigres, entassées les unes par dessus les autres, la créature se redressa sur son siège, baillant, d'un léger rugissement, étouffé par l'air expulsé, poussant ses omoplates loin en arriere tandis qu'il griffait la table en s'étirant, sa queue de tigre, se levant dont le bout vint se terminer en spirale au dessus de son épaule, et s'y poser, a la fin de ce baillement.

Il voulut se relire, pour être sûr, de n'avoir rien oublié, alors, d'une voix claire, qui résonna dans la grotte jusqu'a la sortie:

-" Lors de mon débarquement sur les côtes de Galway, j'étais trempé jusqu'aux os par une pluie battante, qui suivait un brouillard épais, la faim me tiraillant le ventre, j'ai tué une vache, non sans mal, et me suis régalé de sa viande, je n'ai pour une fois pas eu le temps de la cuire, et pourtant, j'ai trouvé cela encore meilleur cru, rempli de tout ce sang dégoulinant, sur mes joues... et dans ma gorge...

Après ce repas, j'ai pris la route longeant la côte pour me retrouver dans le port de Galway, et la, quelques imbéciles de pirates du dimanche, ont tenté de me soutirer de l'argent, et, après m'avoir suivi jusqu'aux remparts de la ville, ont tenté de me voler, en vain, car leur habileté au combat n'avait d'égal que le peu d'intelligence que leurs yeux reflettaient.

je passai ma première nuit, dans une taverne, grâce à une bourse, sans doute oubliée par un de ces idiots sur le sol, j'ai pu constater, dans la ruelle et dans cette taverne, le niveau de misère et d'avilité, des habitants les plus pauvres de cette ville, le lendemain, on tenta de me voler, un objet précieux que je détiens depuis mon enfance, une montre gousset, dans laquelle une photographie de ma mère, était plaquée dans le couvercle, le malheureux n'avait pas choisi la bonne personne a détrousser, je lui ai fait mal, pour prouver mon attachement a cet objet.

Après avoir découvert un panneau d'affichage sur la place publique en visitant cette ville, je tentai ma chance, moi aussi, sur ce panneau, j'entrepris donc, d'écrire la mienne, cherchant un travail, dans une tentative, de m'intègrer au sein du système de la ville.

après une promenade dans la ville et la forêt, ou, malgré mon assurance et mon agilité naturelle, je ne fit pas attention a l'entrave que mes habits pouvaient être dans mes mouvements, je dévallai toute une pente de la vallée en roulant sur moi même, me fracassant la tête sur des rochers plus bas, j'attendis d'être a nouveau "clean" pour rentrer en ville et me rendre à nouveau à l'auberge.

La dans la rue, l'homme qui, apparemment, n'avait pas apprécié que je le corrige de son vol du matin, m'attendai la avec quelques complices, pour se venger, aussi, je ne vis pas arriver un troisième personnage, dans mon dos, qui en profita pour me planter généreusement a plusieurs reprises, sa dague dans le dos.

dans un éclair de cheveux rouges sang, une femme, vint a mon secours, pas n'importe quel genre de femme, car apparemment, elle se nourrissait du sang de ses victimes.

ensemble, nous sommes rentrés dans l'auberge, elle m'aida et ne me jugea pas sur ce que j'étais, je décidai d'en faire de même, après avoir récupéré des forces, et un repas délicieux, elle déposa sa main, sur la mienne, qui me semblait si froide, je ne pu m'empecher, de la remercier par un geste de galanterie, et de recouvrir de mon autre main, la sienne, qui, me parraissait glaciale.

La suite fut moins amusante, par oubli, en mangeant devant tout le monde, mon visage a découvert, une bagarre éclata par ma faute, et nous dûmes sortir de cet endroit, en vitesse, ou j'oubliai la bourse remplie de Shillings, me retrouvant pauvre, mais j'avais gagné, une amie, qui me proposa, qu'un jour, je vienne visiter sa demeurre.

J'étais donc dans l'impossibilité, de revenir a l'auberge après ce qu'il s'était passé, alors, je fit ce que j'avais déja fait par le passé, je cherchai après un refuge dans la forêt, en retournant a l'endroit ou j'étais tombé, je découvrit une grotte, je m'abritai a l'entrée, car la pluie tombait a nouveau, et m'assoupit.

En me réveillant, par l'odeur fétide de l'haleine du propriétaire des lieux, un ours, qui était déja, placé au dessus de mon corps, menaçant de me tuer, dans un éclair de ruse, placant mon arme sous son corps, le laissant tomber de tout son poids sur celle ci, il se fendit la panse, et mourru presque immédiatement, j'avais gagné le droit de faire de cette grotte, ma tanière.

Le jour suivant, cherchant dans la campagne, la maison de Natalia, cette nosfératu, qui, le jour précédent, m'avait sauvé de souffrances certaines, cela me pris toute la journée, pour la trouver, car je ne sais si par jeu ou par oubli, elle avait ommis de préciser ou, en dehors de la ville, elle pouvait bien habiter.

Enfin, le soir, derrière les remparts, j'apercut sa luxueuse maison, qui, était cachée derrière un épais brouillard, espiègle, je lui tendit un piège, après avoir déclenché la cloche, je me cachai dans un buisson, pour lui fouttre une peur bleue, elle me la rendit, cette peur, quand j'apercut l'arme dans sa main.

A l'intérieur, après un verre d'eau, et le masque de ma timide naiveté tombée, je finis, par me raconter, un peu stressé, puis confus et aussi, frustré, mon attitude étrange, et le passé chargé a cette femme, confessé, je me suis senti soulagé, qu' à nouveau, par un grand respect , elle ne me jugea pas, par contre, je me senti égoiste, d'avoir tant parlé, de ne pas l'avoir écouté, alors qu'elle aussi, semblait souffrir, je l'avais remarqué, dans la lueur de ses yeux, qu'elle avait pleuré, mais il était trop tard, j'avais déja tout gaché, cette soirée, je la remerciai, et finit par m'en aller.

Je pense que je n'y retournerai pas, elle ne l'a sans doute pas dit, mais j'avais du la choquer, et je m'étais si facilement confié que j'en avais honte, de plus comme j'avais commencé, j'avais l'extrême envie, de décharger ma conscience.

c'est après avoir traversé un parc, que je la vit, une église, vieille et délabrée, c'est ici, que je décidai de m'arretter et d'attendre le templier.

François de Corbaque, le nom du curé, qui m'avait rejoint devant l'entrée de l'église, je l'aidai a porter ses affaires, quand une femme mystérieuse, déboula derrière nous, pour s'entretenir avec lui, elle aussi, sa voix rauque sa manière de fumer la cigarette longue, sa façon de bouger me rappellaient les geishas des cités nippones, tenancières des plus beaux et luxurieux établissement ou se passaient beaucoup de choses, dont on parlait peu.

Apparemment, de ce que j'avais compris, elle voulait aider, a financer les réparations de l'église, malgré son apparente aigreur, je pensai qu'elle devait avoir un coeur généreux, pour venir ainsi proposer son argent.

L'instant d'après, pendant leur entretient, une étrange fille d'une paleur extrême, fit son apparition a l'entrée de léglise, grelottant, je ne pu m'empecher de la faire entrer, mais elle était bien mal à l'aise, une fois a l'intérieur, elle en ressortit aussitôt, son visage maladif, m'avait inquieté.

Aussi, après l'entretient avec le curé, je la suivit dans le parc, en la cherchant, je découvrit sa véritable nature, elle était en train de se transformer, en une louve, ce choc me rappella, cette chose qui s'était passée, il y a des années, je m'étais moi aussi, sous une faim incontrôlable, transformé en un monstre affamé, et avais tué pour me rassasier.

je n'avais pas envie, qu'elle s'en prenne, ni a François, ni a cette généreuse dame, alors, je lui offrit mon bras en amuse geule, et la sorti précipitament de la, comprenant, par empathie, qu'elle souffrait énormément, aussitôt sorti de la, dans la forêt, je lui offrait un repas, un daim, qui passait par la.

Méfiant, car je redoutai qu'après avoir fini son repas, elle ne me saute dessus pour avoir un autre bout de chair, je retournai a l'église, pour commencer les travaux, que j'avais promis a François."

[erf j'ai pas du tout le sens de la synthèse...]
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Beowulf
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PostPosted: Sat 18 Aug - 20:05    Post subject: Personnage joueur: Oura Valentine. Reply with quote

purement et simplement exellent... j'aime ton style... la répétition des virgules donne un effet un peu... naif? agréable ^^

bravo ^^
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Oura Valentine
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PostPosted: Sat 18 Aug - 20:19    Post subject: Personnage joueur: Oura Valentine. Reply with quote

Ouep mais y'en a quand même de trop j'aurai du utiliser plus de points de suspentions et de choses qui vous font vous stopper et reprendre un temps, une respiration, la c'est tout d'un trait on a l'impression qu'on va exploser...
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Beowulf
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PostPosted: Sat 18 Aug - 20:22    Post subject: Personnage joueur: Oura Valentine. Reply with quote

tu peu toujours éditer Smile
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Oura Valentine
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PostPosted: Wed 12 Nov - 14:13    Post subject: Personnage joueur: Oura Valentine. Reply with quote

Les choses se sont bousculées ces derniers mois dans la vie du tigre-garou, d'abord il rencontra cette femme, Louisa, dans une ruelle sombre, la nuit, comme à son habitude, il s'était caché en entendant ses bruits de pas, se cacher de l'homme était devenu un réflexe de survie pour cet être qui ne pouvait ni se définir entièrement comme un homme, même s'il avait plus d'attributs humains qu'animal.

Elle finit par le découvrir, elle, une... vampire... Elle posa un regard si différent sur sa personne, différent de tout ce qu'il avait pu connaître, cette femme était l'incarnation de la douceur, et de la joie de vivre, et quand sa main rencontrait la sienne, elle l'emmenait vers un monde qu'il ne connaissait pas, elle voulait danser avec lui, son regard profond, aux abysses améthystes, subjuguait , apprivoisait le côté sauvage du tigre-garou.

Jusque là c'était encore inconcevable pour l'être profondément blessé, accroché a un passé bien trop douloureux, d'ouvrir les mécanismes du temple, qui ouvriraient les portes du tombeau sacré, ou était enterré son coeur.

C'est bien la première fois qu'il sentit cette chaleur dans sa poitrine, quand justement la main de cette femme osa toucher son visage... Si différent, elle était belle, et lui n'était qu'une ... il ne se définissait même pas comme une bête, bien que souvent, c'est comme cela que les humains l'appelaient, mais ils prononçaient aussi plus souvent, le mot "monstre"...

La carapace qu'il s'était forgée, autour de ses émotions, s'effritait de jours en jours, semaines après semaines, la "faute" à cette vampire, cela lui prit du temps pour accepter le contact des mains de Louisa, sur autre chose que ses mains ou son visage, le simple fait qu'elle le caresse lui faisait prendre conscience, sous les mains douces de sa compagne, des formes de son propre corps adulte, jamais plus il n'avait laissé une main le toucher de la sorte de son plein gré, depuis que ses parents étaient morts.

Elle l'invita plusieurs fois au manoir, mais un soir, il ne savait trop si c'étaient le résultat de toutes ces attentions portées à sa personne, où si la douceur des gestes, des regards complices souvent partagés entre les deux êtres, mais il crut pendant longtemps, que c'était le vice de la bête en lui qui l'avait poussé à l'acte, ils s'embrasèrent, et firent l'amour, le même soir où ils firent l'amour pour la première fois, Louisa perdit pied quand, trop fougueux, trop intense, trop longtemps, elle subit la douce caresse de sa bouche sur son sexe, son esprit chavira, et l'intensité du moment invoqua son autre "moi", cruelle, froide, protectrice...

Ce soir la il connut également une souffrance atroce, la vampire revisita presque toutes les cicatrices de son passé, les rouvrant avec ses longs ongles, c'était, comme un test, elle voulait s'assurer qu'elle n'avait pas en face d'elle un hypocrite, où un beau parleur qui risquait de mettre en danger la vie de son "hôte".

Elle alla loin dans la torture, et pourtant il n'avait pas cillé, pour elle, il n'avait pas le droit de montrer sa douleur, elle creusa, à nouveau, toutes ses cicatrices gagnées par les guerres et les tortures, traversées dans sa longue vie, et, par accident, quand elle chercha à retracer une des cicatrices parcourant l'un de ses yeux, alors que la torture était déja bien insurmontable, sa griffe, blessa son oeil, le percant, elle l'avait percé, parce qu'elle même n'avait pas eu le courage de garder les yeux ouverts, quand elle creusa à nouveau cette cicatrice, ne guidant pas son geste, l'ongle de son index s'était enfoncé dans l'oeil...

Louisa cru devenir folle, à cause de ce qu'elle avait fait, le tigre en lui criait vengeance, mais ne pouvait pas accéder à cette demande, il avait subit cette torture pour prouver sa loyauté à Louisa.

Ce soir là, blessé, et ré ouvert à vif, il partit du manoir et rencontra pour la seconde fois, Beowulf, bien que blessé, et faible, toute la colère de la bête en lui s'exprima, s'en prenant aux clients, et même, après avoir trop bu, a Beowulf.

La chair de ses membres étaient en charpie, les griffes de la vampire avaient tailladé ses muscles et ses tendons, mais sa rage animait encore son corps, il s'était battu de façon impressionnante malgré les blessures, Beowulf ne l'acheva pas, comprenant la souffrance de l'être qu'il avait face à lui, il s'occupa même de soigner convenablement ses cicatrices et toutes les blessures ré ouvertes de l'Hybride.

Malgré le fait qu'il se soit montré hostile lors de sa première rencontre avec Béowulf, il pouvait le considérer sinon pas comme un allié, au moins un ami.

Il n'avait plus osé approcher Louisa, bien qu'il lui arrivait parfois, d'apercevoir sa silhouette, et de la suivre, quand il en avait l'occasion... Son coeur était en proie aux doutes, à la colère que le tigre lui insuflait, et à la tristesse, il voulait la revoir, mais se l'interdisait, il avait encore peur... peur de la vampire...

C'est un soir que tout se décida, alors qu'elle dansait au Bloody Valentine, avec une personne qu'il ne connaissait pas, souriante, heureuse, dans l'inconscience totale de ce qu'elle avait pu lui faire subir, alors ses griffes crissérent sur les vitres du Bloody Valentine, il découvrait de nouveaux sentiments liés à l'amour qui lui poignardaient le coeur...

La jalousie, l'envie, l'envie de vengeance... Pourquoi il devait souffrir de son absence, de cet éloignement, des blessures que la vampire lui avaient infligé, si elle, se permettait de prendre du bon temps et de s'amuser, dans cette ville pleine d'hommes...

Il lui écrit une lettre, son souhait était qu'au moins elle mette un terme à ses souffrances, aux souffrances d'un coeur qui s'était découvert des sentiments trop frais et qui n'avaient pris encore aucun recul, un duel à mort, c'est ce qu'il lui avait proposé.

Il laissa sortir la bête en lui, la vampire avait cherché à la voir, il lui donnerait, il estimait n'avoir plus rien à perdre, mais, ce fut Louisa, cette fois, qui resta elle même sans céder à la vampire...

Elle l'aimait, c'étaient des mots difficiles à entendre lorsqu'on à l'intention de tuer, ou de se faire tuer, si bien que cette faiblesse créée par l'amour le conduit à la défaite... Mais une douce défaite, bien agréable...

Ils firent l'amour sur le lieu de leur duel, blessés, dans leurs sangs entremêlés, un torrent de sentiments rendrait ce petit coin de forêt inoubliable, la colère, la vengeance, l'auto destruction, balayé par une tempête de sentiments d'amour, de désir et de possession, d'admiration...

Car il avait admiré le courage de Lou, cette douceur fragile, qui s'était dressée devant toute l'étendue de sa rage, sa colère et la frustration d'un coeur pourri par la haine de l'homme.

Plus jamais il ne chercherai à lui faire du mal, il voulait qu'elle soit en paix, et lui aussi ne voulait plus souffrir...

La seule solution qu'il envisagea était de quitter Galway, de partir, Loin, de se faire oublier d'elle, et de l'oublier, l'amour était une chose trop douloureuse pour être expérimentée, alors qu'ils n'avaient seulement fait qu'effleurer la surface de celui ci, et n'avaient pas eu un seul moment pour le savourer, doucement, et paisiblement...

Il se dit que ce n'était qu'une nouvelle blessure qui devrait cicatriser dans son existence, que cela s'estomperai avec le temps, mais même s'il lui arrivait de ne plus y penser, chaque seconde où le visage de Lou repassait dans ses pensées était un coup de poignard dans son ventre, quelque chose manquait, là, sous ses mains, il avait gouté a cette merveille, et ne pourrait sans doute plus jamais la revivre...

Il avait été faible, il avait cédé, il s'était laissé, apprivoiser, et en avait souffert, alors il essaya de reconstruire cette carapace, autour de son coeur, pendant les longs mois de cette absence...

Et il voulait la revoir, pour être sûr, d'y être arrivé, pour être sûr de ne plus jamais céder à cette faiblesse, à ce sentiment...

A son retour, il découvrit une enveloppe en face de sa tanière, contenant un dossier lui rappelant de mauvais souvenirs.

depuis quelques années, il s'était senti pourchassé, suivi, traqué, montré du doigt, ca recommençait, à galway cela s'était arrêté, pendant quelques mois il avait pu souffler, mais cette lettre réveilla ce sentiment...

Alors au lieu de fuir, il se mit à chercher, les réponses, le pourquoi, et c'est bien en ne cherchant plus à fuir qu'il était passé à deux doigts de la mort.

Des personnes dangereuses connaissaient son existence, sa présence ici, à galway, comment l'avaient ils retrouvé si facilement, pourquoi maintenant qu'il cherchait à savoir, cherchait on à le tuer.

Il ne se sentait en sécurité nulle part, même plus dans sa tanière.

Alors qu'il ne s'y attendait pas, un soir, c'est Louisa qui le réveilla, dans sa propre tanière.

L'Hybride tenait bon, et il était déterminé à la faire fuir, à lui faire peur, l'effrayer, la dégouter, casser cette image qu'elle avait de lui, broyer son amour, et son respect...

Il y était presque arrivé...

Mais s'il était difficille de lui dire tout cela en la regardant dans les yeux, il ne fallait pas qu'elle la touche avec la douceur qui était sienne, si ses mains, son corps, se rapprochaient trop... Les faibles barrières qu'il avait reconstruites autour de son cœur s'effondreraient comme une digue fragile pendant la tempête.

La vampire s'en mêla, sans doute inconsciemment, c'est elle qui porta le coup de grâce.
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Oura Valentine
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PostPosted: Sun 3 May - 23:53    Post subject: Personnage joueur: Oura Valentine. Reply with quote

Ah, oui, je vais, peut être éclairer votre lanterne sur ce qu'il s'est passé ensuite, mais avant toute chose, on va récapituler vite fait, quelques événements qui ont marqué la vie du Tigre Garou dans cette putain de ville...

Et entre autre, le but dans lequel il est arrivé ici, bien qu'âgé de cinq siècles, ce con n'avait pas connu ses parents, autant dire, qu'il ne savait pas comment se comporter en tant que Lycanthrope, même s'il lui est arrivé de bouffer quelques soldats quand il crevait de faim sur un champ de bataille, la souffrance des humains, l'avaient rendu, lui même, trop "humain", et s'il avait débarqué tout frais en Irlande, c'était, quelque part, pour qu'il trouve un mentor, quelqu'un capable de lui apprendre, à contrôler la bête en lui.

Ce qu'il ne trouva jamais d'ailleurs, et même à ce jour, il n'avait encore trouvé personne capable de lui apprendre quoi que ce soit sur sa foutue espèce, qu'il ne connaissait pas déja.

Oui, il était encore et toujours en train de croire, qu'il y avait un mot magique, une incantation bizarre, un rite de passage ou quelconque connerie du genre pouvant lui permettre de se transformer a volonté en gardant le contrôle sur le monstre enfoui en lui.

Qu'est ce que vous voulez, ses parents n'ont jamais eu le temps de lui dire que le père noel n'existait pas, et qu'actuellement, en résistant comme il le faisait à sa bête, il se débrouillait pas mal en fait.

Il n'avait jamais eu de bol, sa différence, parce qu'il pouvait difficilement la cacher, c'est vrai quoi, putain, une queue de tigre, c'est pas facile a cacher dans le manche de son pantalon, et ses oreilles, non plus, ses griffes encore moins...

Et il fallait faire attention à ce qu'aucun de ces détails ne dépasse de son accoutrement, en permanence ?

Vous comprenez bien, qu'a un moment, où à un autre, il oublierait un de ces détails, alors il lui arrivait souvent de se bastonner avec les humains de la ville, et pas des petites bagarres de chiffonnier, mais, plutôt du genre qui finissent avec des os cassés, et la gueule en compote, que ce soit pour lui, ou pour ses adversaires, voyez ?

Même s'il était "gentil" mais un peu dérangé dans le fond, y avait une rage et une colère indescriptible qui résidait dans les profondeurs de la conscience d'Oura Valentine.

Il n'avait pas connu longtemps ses parents, juste assez, pour se rappeler des derniers jours passés avec eux, et de la vision horrible, de leurs têtes décapitées gisant sur le sol, la bouche ouverte et les yeux exorbités le fixant, pendant que leurs corps pendaient, par les pieds, se vidant de leur sang, et en arrière plan, un vieux chalet tibétain en flammes...

Y aurait eu de quoi le rendre dingue dés son plus jeune âge non ?

Mais il y eut bien pire dans sa vie que cette vision d'horreur, mais passons, et revenons en à ce qu'il foutait maintenant à Galway.

Aaaaah... Cette ville, ses tavernes pleines d'animation, Oura n'aimait pas les humains, pour des raisons personnelles, et il ne manquait pas une occasion pour leur faire comprendre, les sandwichs aux coups de poings et les coups de pieds qui se perdaient dans les tronches, volaient bas à ce temps là.

Mais tout ça, c'était bien sûr avant de la rencontrer...

Louisa... Louisa Deltar... Bien sûr, il en avait rencontré des femmes, dans son existence, des femmes qui l'avaient toujours trouvé laid, repoussant, bizarre, où qui criaient en voyant sa gueule, mais pas elle.

Elle, elle posa même sa main sur son visage, il ne savait pas qu'elle était vampire, et bon dieu, il s'en foutait, avec ces yeux qu'elle avait, elle n'avait rien d'une femme ayant un corps surdéveloppé, où créé pour attirer les hommes par ses rondeurs, Elle était sourire et joie quand elle le voyait, et bon sang, qu'est ce que ça réchauffait le vieux coeur meurtri du félidé, d'être accueilli de cette manière par une femme, pour, la deuxième fois de sa vie.

Bah, oui, vous savez, parce que sa mère, même s'il n'était pas né totalement humain, l'avait aimé elle aussi.

Et quoi, quelques jours, semaines, mois, passèrent, de rencontres, en rencontres, à force de se voir, quelque chose était né entre eux, mais c'était une chose qui était la depuis le début, depuis le premier regard...

Parce qu'il avait trop souffert, il ne pouvait pas y croire sérieusement, mais cette vampire, parce qu'elle était vampire, l'aimait... Et lui, il l'aimait aussi... C'était pas plus compliqué... que cela...

En fait si, c'était très compliqué, il était un Lycan, et elle une vampire, l'addition sulfureuse de ces deux éléments fut douloureuse et difficile à mettre en place, tellement, que leurs bêtes intérieures, s'affrontaient presque à chaque rencontre maintenant...

L'amour était là, mais ils se déchiraient l'un l'autre, il y avait rarement des moments de paix, uniquement, quand la bête était épuisée, ou enfouie, quand, elle décidait enfin de fermer sa grande gueule pour lui laisser apprécier quelques moments heureux avec Louisa.

Et il n'avait toujours trouvé personne, même un vieil alpha dans un coin de cette ville, pour lui apprendre ce qu'il désirait savoir...

A croire qu'il était le seul lycanthrope du coin, il ne croisait jamais personne, mis à part des vampires, ah ouep, ça t'en avait partout, bien obligé de s'en faire des amis, tant il y en avait, j'étais sensé être leur prédateur quoi, leur foutre la trouille, mais, qu'est ce que j'étais seul, il y en a bien un, que j'ai rencontré à la taverne, un grand et fort type, avec qui j'ai sympathisé, mais, il n'est pas resté longtemps, pourtant il m'avait offert de rejoindre sa meute, une première déception...

Et il y avait eu ce Beowulf, et sa copine, Kelay, il ne les a pas vu très souvent, mais malgré le fait que ce soit un vampire, et qu'il soit arrivé qu'ils se mettent sur la tronche, ils sont devenus amis, oui, c'est bizarre, cette propension à frapper sur les amis, pour se prouver l'un et l'autre leur franche virilité, mais il provoque souvent cet effet chez les vampires qu'il rencontre et parfois, ils aiment ça, parce qu'ils réclament souvent un deuxième round, Beowulf était un vrai ami pourtant, il l'avait même soigné, alors qu'il était au plus mal après une bagarre, c'est un brave type, même si je ne l'ai jamais revu pour "approfondir" le sujet.

Mais il avait tout de même trouvé l'amour à Galway, et il allait apprendre, à ses dépends, que c'était plus douloureux d'aimer que de se prendre des coups en pleine tronche.

Surtout quand vous ne vous estimez pas digne de le recevoir, Oura se prenait pour un putain de phénomène de foire, après tout il avait été trainé dans un cirque une bonne partie de son enfance à travers la mongolie, en asie, et les pays de l'est, montré aux enfants qui lui jetaient des cacahuètes et des pierres dessus, la plupart du temps, il se jetait sur les animaux pour chasser, mais à cette époque l'envie lui prit souvent de se jeter sur ses enfants, et de déchirer le sourire moqueur qu'ils avaient sur le visage, heureusement qu'il y avait ces barreaux, entre lui et eux, c'est peut être comme ça, et grâce à ses barreaux, qu'il apprit à ne pas s'attaquer directement aux humains pour se nourrir...

Comment un monstre pouvait aimer ?

Louisa en fit les frais, plus d'une fois, de ses indécisions, ses doutes, ses remises en question profondes de ce qu'il était, et elle n'en fit pas les frais toute seule, il serait la pour s'en prendre plein la tronche aussi, il aurait été égoïste qu'il la blesse, sans qu'elle ne puisse se venger, non ?

Ca aurait été tellement plus simple s'il avait accepté sa condition depuis le départ, s'il n'avait pas développé cette humanité en lui, il ne se serait pas posé toutes ces questions, il l'aurait bouffée, sans y regarder, et c'est ce que voulait le tigre, la bouffer, où en faire un être, comme lui, la mordre...

Mais s'il faisait cela, ça ne serait sans doute plus Lou, qu'il aurait en face de lui, mais une esclave, pliée à sa volonté, et à ses désirs, il aimait qu'elle soit libre, c'était toujours comme ça qu'il l'avait connu.

Et s'il n'y avait que ces problèmes la, mais le lycan était aussi atteint de troubles post traumatiques directement liés aux guerres qu'il a traversées, qui venait souvent gâcher le peu de soirées qu'ils arrivaient à passer ensemble, des cauchemars éveillés, un cerveau malade, malade de toute la misérable souffrance qu'il avait emmagasinée, y avait un trop plein d'emmerdes dans son cerveau, et y avait pas de bouchon pour vider cette foutue baignoire remplie d'excréments.

C'était l'enfer, vraiment, ça devenait horrible, il confondait ses peurs avec la réalité, il imaginait quelque chose, et ça se produisait, comme ça, devant ses yeux, c'était à en pisser dans son froc, et c'était pas le monstre en lui qui provoquait cela, c'était bien un problème mental.

Puis il y a eu ce carnaval, où il a fait la connaissance de deux autres Lycans, il à jamais su leur nom, mais eux, ils étaient pleinement conscient de la bête qu'ils avaient en eux, un grand barbare déguisé en ogre, qui dégageait quelque chose de palpable dans l'air, et une gamine, pas moins cinglée que lui, par contre, elle, elle avait fait la démonstration d'une maîtrise exceptionnelle de la transformation lycanthropique, tellement qu'il regretta sans doute d'avoir essayé de l'empêcher de faire du mal à un autre gros bestiau présent dans le magasin de costume, un satyre...

Il en avait fait les frais de toute façon, bien que son intention ait été louable, essayer de calmer la sauvageonne et laisser parler le Satyre, mais ça n'a pas empêché la lycanne de riposter, et de lui coller une merde de bijoux en argent bon marché sur la poitrine, il aurait pu en crever s'il n'avait pas eu le réflexe de se l'arracher du torse, alors même que ce truc rentrait en fusion.

Ils étaient beau, tous les deux, l'air de rien, dans leur simplicité à avoir accepté depuis longtemps ce qu'ils étaient, laissant parler leurs pulsions bestiales, quand ça leur prenait, sans les réfréner, peu importe les conséquences de leurs actes, de vrais animaux !

Il aurait bien voulu leur demander plus tard, comment ils s'y prenaient avec leur bête, pour être en accord avec elle, parce que lui, il n'avait jamais réussi qu'a la frustrer cette saloperie à l'intérieur de lui, mais bon, ça, fallait s'y attendre, quand elle lui ordonnait de bouffer quelqu'un, il avait toujours catégoriquement refusé, mais par contre, il s'était toujours servi d'elle quand ça l'arrangeait, pendant la guerre, ou pour survivre, mais jamais pour la laisser prendre son pied et tuer des faibles humains, juste, pour le plaisir d'une chasse.

Mais ces deux là, il ne les à jamais plus revus...

Mais à force de refuser, et de refuser, cette salope à trouvé un moyen de sortir, lorsqu'il est inconscient, parfois, elle ouvre une porte, et elle se barre, comme un clebs qu'on promène pas assez souvent, vous pouvez crier après, mais il reviendra pas avant d'être allé faire son tour.

Et c'est arrivé, une ou deux fois, j'ai... Enfin, non, elle, à tué des gens... Et elle s'est fait plaisir la garce, elle à joué avec sa victime, comme un chat joue avec une souris la blessant petit à petit, prenant bien son pied avant de l'achever pour la manger, oh j'étais dégouté, parce que je m'en suis rendu compte, en me réveillant, au milieu du massacre...

J'm'en voulais déja à mort d'avoir fait veuve une japonaise en 1948 lors de mon réveil en bouffant un ouvrier qui ne faisait que son job de déblayage, parce que j'm'étais fait ensevelir dans les sous sol d'une vieille usine d'hiroshima lors de l'explosion atomique, mais ça, c'est l'armée américaine qui m'avait envoyé au casse pipe, exprès pour que je me fasse dézinguer la betterave.

Pas de bol pour eux, parce que j'ai survécu.

Après ces salauds ont envoyé des agents, pour tenter de m'éliminer, jusqu'à galway, parce que, même si j'étais qu'un lycan, j'étais quand même capable d'écrire, et ce qui leur foutait la pétoche, c'est que j'ouvre mon claque merde sur les opérations secrètes dans lesquelles j'avais été impliqués dans les deux dernières guerres mondiales et la guerre froide, à cause d'eux, et pourtant, moi tout ce que je voulais, c'est oublier, donc j'allais pas écrire le récit de ma vie juste histoire de foutre la merde et de voir des chasseurs de lycans débarquer à galway pour m'abattre, j'étais la bas, justement, pour être peinard, mais va faire comprendre ça aux américains, sont tellement cons...

Donc, j'ai du en butter certains, en interroger quelques uns, et en bouffer d'autres, tous ceux qui savaient quelque chose sur moi et mon implication dans leurs affaires en gros, afin de remonter toute la chaîne, comme ça, pour arriver à récupérer les dossiers, les contrats et les adresses des commanditaires qui voulaient ma peau, et après avoir fait le ménage, dans tout ce bordel, je suis enfin revenu à Galway.

J'avais été absent longtemps, Louisa me faisait la gueule, mais pas bien longtemps après lui avoir expliqué, mais toutes ces conneries m'avaient rendu paranoïaque, je voyais des agents partout, et je me méfiait deux fois plus qu'avant...

Et pour ne rien arranger, mon cerveau jouait à la farandole avec les atrocités que j'avais vues pendant la guerre, j'étais loin d'être net, y avait de quoi faire peur à Louisa, et j'ai essayé de l'éloigner de moi, parce que je me rendais compte, moi aussi, que j'allais mal, que je pouvais être dangereux pour elle, alors autant qu'elle vive sa vie de son côté, pas avec un taré de lycan qui fait des crises d'angoisse.

Mais elle à insisté, et, elle à eu raison.

Et comme y avait pas de bouchon à la baignoire, c'est elle, qui a retiré le trop plein avec ses mains nues, en choisissant les morceaux les plus gros, les plus infects, de mes souvenirs, pour les arracher de ma tête, pour m'empêcher de devenir fou pour de bon...

Elle m'avait sauvé...
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