Eleusius Sangreviento Vampire

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Joined: 04 Jun 2008 Posts: 242
Age apparent: 22 Taille/Poids: 1 m 89/85 kilos Particularités: Sa chevalière et son épées, assez... étranges
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Posted: Tue 5 Jan - 23:34 Post subject: Chroniques du Sangreviento... |
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Premières mémoires...
Je m'asseyai dans le luxueux, vestige restauré de la renaissance, mais amélioré pour accueillir le confort de la modernité, notamment avec son cuir noir, dont l'odeur témoignait de la ferveur des serviteurs pour l'entretenir. Tout l'appartement était décoré avec gout, des gout d'antiquité, mais l'image du siege, la modernité n'en était pas rejeté. Mon hôte savait se faire plaisir, et ce plaisir devait se chiffrer en million.
Ce soir, la noblesse de Galway se rassemblait, et pour la premiere fois, ils m'avaient invité. J'étais étranger, et il m'avait fallu me faire ma place dans ce club tres select. Bien sur, il était trop tot pour rencontrer les Fondateurs, mais peu a peu, je montait dans ce monde qui au final, n'était pas si différent du mien, pourtant a des milliers de kilomètre.
Arriva le moment des histoires. Chaque fois que le repas était pris, pendant le cigare et le brandy, il était coutume à Galway qu'un convive prenne la parole et raconte une histoire qu'il avait vécu, ou qui appartenait à l'histoire de sa famille. Je lisais sans réserves dans les pensées de mes compagnons, qui ne se doutaient de rien alors que certains d'entre eux se prenaient pour des sommités en hypnoses et autre magie du troisième œil, et c'est ainsi que d'avance, je savais que ce soir, je serais désigné par mon hôte.
- Seigneur Vi Hispania, pourriez vous nous faire l'honneur ce soir?
Je souris en buvant une gorgée, mais ne dis rien. Reposant mon verre, je sorti ma lame de son fourreau et la posai sur la table, regardant chacun des convives droit dans les yeux. Chacun d'entre eux s'émerveilla en regardant l'arme, n'osant la toucher. Je sentis le plaisir qu'ils avaient a poser la main dessus, et la convoitise qu'elle éveillait en d'autre, mais je n'avais pas peur: ils seraient mort avant d'avoir ne serait-ce qu'essayé de me la voler.
Je m'éclaircis la voix et c'est avec cette voix particulière que l'on prend quand on raconte des histoire captivantes que je me lançai.
Mesdemoiselles, messieurs. L'histoire que je vous raconte ce soir n'est pas issue de ma famille... Elle n'est pas non plus issue de mon expérience, mais serait plutôt de l'ordre de la légende. Ce soir, je vais vous raconter l'histoire de la plus belle épée qu'il ai été forgée sur terre, la lame la plus parfaite de tous les temps. Autrefois vivait un jeune forgeron dans un village minable d’une région qui l’était tout autant. Le garçon était un homme simple, aimant son travail, qu’il faisait chaque jour de son mieux pour tenter de simplifier la vie de ses voisins. Il était aimé de ses amis, vivait une passion hors du commun avec sa femme et sa vie, bien que parfois difficile à cause de la famine qui sévissait sur les terres qu’il habitait, semblait heureuse dans sa pauvreté.
Le temps passa, quand une vieille femme frappa a la porte de sa maison pour demander un foyer. Il était impossible ce soir là de lui offrir le couvert, car la portion réservée à la famille du jeune homme était déjà si petite et les réserves de l’hiver déjà si entamées que cela représentait un risque réelle pour la survie du foyer.
Le jeune homme fit pourtant entrer la personne âgée inconnue, enfila son manteau en peau d’ours, et annonça à sa femme qu’il ne rentrerait pas sans que tout le monde soit rassasié ce soir. Sa femme tenta de le dissuader, mais rien n’y fit, il s’enfonça dans le blizzard, seul avec ses armes.
Après avoir parcouru plusieurs kilomètres, sans grand espoir malgré ses promesses et conscient du danger que le froid commençait à représenter, il finit par tomber a genoux, vaincu par la fatigue si familière aux humains. C’est alors qu’un phénomène étrange s’offrit à ses yeux : le temps sembla s’arrêter, les flocons cessèrent de tomber, le vent de souffler. Le froid ne mordait plus ses joues, son souffle ne semblait plus être un nuage blanc. La seule chose qui brisa le silence de cette nuit soudain immobilisée, était le croassement d’un corbeau. L’oiseau était là, sur une branche, tranquille, et toisait le chasseur d’un air supérieur. Le volatile s’envola, et s’enfonça dans les bois, comme pour invité le chasseur à le suivre. Celui-ci se leva, sans réaliser à quel point cette situation était délirante, et suivit comme un automate. Il arriva dans une clairière enneigée, au milieu de laquelle une biche dans la fleur de l’âge était allongée au sol, gelée, mais dont le souffle faisait encore se soulever le flanc. Avec une parole rituel de remerciement pour la bête qui venait d’offrir sa vie pour le nourrir, l’homme mit fin à sa souffrance et emporta sa carcasse sur son dos, soudain ragaillardi par une force nouvelle.
Arrivé chez lui, sa femme se jeta sur son torse et l’enlaça de longues minutes, avant de lui annoncer que leur invité avait quitté la maison pendant qu’elle était occupée ailleurs et que malgré ses recherches, elle n’avait pas pu la ramener. L’homme était triste pour elle, triste pour son sort probablement funeste, mais fut heureux de pouvoir offrir un bon repas à sa femme, ainsi que de pouvoir avoir assez de réserves pour tenir jusqu'à la fin de l’hiver.
Au printemps, un groupe de marchand vinrent s’installer dans une ville voisine, développant un réseau d’échange avec la capitale. Le jeune homme, heureux de cette chance, vendit toutes les plus belles lames et autres pièces de collection qu’il avait confectionnée lors des longues soirées d’hiver. Les marchand remarquèrent le talent du jeune garçon et décidèrent d’offrir ses marchandises à leur meilleur client, le souverain du pays.
Je posai mon verre à nouveau : mes compagnons devaient se demander quel pouvait être le lien entre cette épée et mon histoire. Je savais que la deuxième partie était plus éloquente, mais je voulais faire mon petit effet en m’arrêtant un peu. Je terminai mon verre, tranquillement, savourant le silence qui s’était installé sur le petit salon. Certains n’aimaient pas les clichés de cette histoire, qui, je devais le reconnaitre avait une allure de conte. Après tout, c’était bien cela, un conte, mais je savais que la suite leur plairait… Après avoir tendu ma coupe à la domestique qui me remplit mon verre, je continuai mon histoire…
Aussi vite que peut venir le succès, avec la chance de son coté, le jeune homme se retrouva à forger dans les forge du roi, puis à être le seul qu’il jugea digne d’armer sa personne ou ses fils. Ses armes devinrent célèbres, et il attira l’attention d’un enchanteur qui voulu le rencontrer. Ensemble, mêlant leurs talents, ils réussirent à créer les premières armes runiques et autres objets magiques de l’histoire, dont certains eurent des histoires fascinantes par la suite, usés par de nombreux héros dont d’autres conteurs vous feront les chroniques. La capacité d’apprentissage du garçon était telle qu’il fut rapidement capable de se passer de son associé, dont il avait acquis le savoir, et, seul, il commença à forger des objets encore plus puissants, cherchant toujours de meilleurs moyens d’améliorer ses techniques. Il lui fallu plusieurs mois pour réaliser que sa femme délaissée était partie, car seul la perfection de son travail lui importait désormais. Le Roi le chérissait et le défendait envers et contre tous et alla jusqu'à l’anoblir, tandis qu’il réarmait son armées des meilleurs équipements de l’histoire.
Un jour, alors qu’il revenait du marché vers sa résidence, un manant sale et vêtu de loques l’arrêta, et lui demanda l’aumône. On aurait dit un ouvrier, quelqu’un qui, comme lui dans son ancienne vie, ne pouvait pas s’offrir le luxe de vivre, tant il passait de temps à survivre. Du haut de son cheval, il lui donna un coup de pied dans la poitrine qui le fit s’écraser parmi les déchets d’une maison délabrée. L’homme hurla de rage, un cri de désespoir d’un homme qui n’en est plus un, mais le seigneur resta sourd à son cri. Il ne remarqua pas la vieille femme soupirer et rentrer chez elle.
La même nuit, tandis que des prostituée dormaient dans son lit, là ou se trouvait sa femme autrefois, une jeune femme aux cheveux d’une noir plus profond que la nuit, dont la beauté aurait pu inspirer une muse passa sa garde en se présentant comme un cadeau d’un ami. On la fit entrer dans sa chambre, et quand il fini de la déshabiller, excité par cette nouvelle venue si parfaite qui s’offrait à lui, elle parla d’une voix éteinte.
- Tu m’as trahie… L’homme s’arrêta et la regarda, troublé par ses yeux dont l’iris semblait aussi noir que sa pupille - Je suis Morrigan, je t’ai donné la chance à ton talent quand tu en avais besoin. J’ai fait de toi l’homme que tu aurais pu être si le hasard t’avait donné la fortune… et je remarque que toi qui avait le cœur si pur, tu n’es pas différent des autres… Pas un instant, devant tant de splendeur, l’homme ne pensa à mettre sa parole en doute. Par ses yeux, il compris qu’elle était la vieille dame qui était venu taper à sa porte, ainsi que celle qui lui avait fait passer cette épreuve, celle de donner une ridicule aumône à un ridicule manant. Il lui demanda pardon, s’agenouilla devant elle, espérant obtenir sa clémence, mais d’une main levée Morrigan l’arrêta. - Je ne peux te reprendre ce qui t’as été donné, et tu n’as plus rien de valeur à perdre. C’est pourquoi ton châtiment sera de devenir encore plus brillant.
D’un claquement de doigt, Morrigan disparu, et le jeune homme soupira. Comme châtiment, il aurait pu avoir bien pire…
Les années passèrent, et ses mains devinrent des sources d’or, créant des objets frôlant de plus en plus près la perfection. Aucun artisan ne pouvait rivaliser avec son talent, sa maitrise de la magie et de la matière. Peu à peu, agacé par la lenteur de ses élèves, il cessa de transmettre son savoir. Puis ce fut de ses collègues ignorants et si maladroit qu’il s’éloigna. Il se rendit compte un jour, que plus personne n’était parmis ce qu’il pouvait appeler « ses amis ». Il n’avait plus de famille, même plus de connaissance. Le Roi lui-même envoyait des subalternes pour traiter avec lui, payer, et embarquer sa marchandise. C’est donc dans la solitude la plus totale, le désespoir le plus absolu, qu’il se décida à faire de son mieux la seule chose qu’il savait encore faire. Il décida de faire son épée chef d’œuvre et décida que ce serait la dernière lame qu’il forgerait, Requiem final qu’il composerait et qu’il enchanterait de son propre sang quand par son fil il s’enlèverait la vie.
Il passa dix longues années de sa vie à la forger, à la recommencer, à la corriger. Il usa de méthodes dangereuses, de méthodes interdites, de méthodes immorales pour construire son pommeau, la poignée, puis sa garde, et un temps infini pour en forger la lame.
Quand il la termina, il resta pendant plusieurs heures, pétrifié, les yeux envahi par les larmes. Poser son regard sur elle suffisait à l’émouvoir tellement que son être semblait en être changé jusqu’à son essence. Rien de ce qu’il avait vu de sa vie n’était aussi beau, aussi parfait. Elle était la perfection, la grace, l’équilibre, la puissance, l’élégance, la sécurité et le danger,… L’homme chercha, mais le fait même de parler de défaut devant elle semblait être un sacrilège. Ainsi il passa des jours entiers à la regarder, à la manier, seul dans sa tour, oubliant de manger, de se laver, de sortir…
Quand la faim le tira enfin de son hébétude, il la recouvrit d’un morceau de tissu et s’ordonna de ne plus poser son regard sur elle. Il se reprit en main et décida de tenter de vivre sa vie à plein régime, tenta de vivre les sensations les plus forte, connut les femmes les plus désirables, les vices les plus excitant… Il affronta les monstres les plus puissants, les armures les plus solides…
Mais rien n’y faisait. Plus rien dans ce monde n’avait la capacité d’éveiller en lui la moindre émotion, à part cette épée maudite et rien ne pouvait faire face à une telle arme. Résigné, il enleva le tissu qui recouvrait le merveilleux poison. Il se retira de la vie des hommes, vivant dans son monde, ou n’existaient que lui et son épée. Dans un délire complet, de nombreuse années, on vit ce guerrier fou arpenter les campagne, parlant à sa lames, sans jamais adresser la paroles a qui que ce soit d’autre, comme si plus rien d’autre n’existait. Personne saint d’esprit ne s’approchait de lui, car plus personne ne pouvait l’inquiéter dans sa lame était puissante, c’est ainsi qu’avec de la crainte, et de la peine pour ceux qui se rappelaient de qui il avait été, on le regardait sombrer dans la folie, seul.
Un jour, on cessa de le voir. La douleur de l’amour qu’il portait à sens unique pour cet objet le rongeait, jour après jours, et cette douleur finit par le faire craquer. Le suicide n’était pas envisageable car il aurait du renoncer à poser ses yeux sur elle. Il travailla d’arrache pied sur un sortilège, jour et nuit sans repos. Cela dura des mois, ou peu à peu sa santé se détériora. Moribond, on raconte qu’il est sorti de chez lui et se rendit sur un place publique ou les gens le regardaient désormais comme un phénomène de foire.
- Mes amis, je vais être le premier humain à trahir ma condition. Je vais être le premier à quitter ce monde et atteindre un monde meilleur et ne jamais disparaitre, comme vous le ferez tous. Je suis heureux de vous avoir rencontrés, mais désolé, vous ne valez pas la peine que je reste.
Après ces mots, il planta son épée dans le sol de la place et prononça des mots incompréhensibles pour les non initiés. Une onde de choc titanesque s’abattit sur l’ile, comme si un géant avait frappé de son pied gigantesque ; la terre ondulait, les gens s’agrippaient où ils pouvaient, essayant de ne pas tomber, ou être écrasé par les décombres arrachés aux bâtiments. La choc fut si violent et la magie libérées si puissante que cette partie du continent ne put continuer à se maintenir hors de la mer, et on vit avec horreur les flots engloutir cette ville dont la splendeur avait été forgée par la folie d’un homme. On raconte que la lame fut retrouvée et maniée par de nombreux héros. Cúchulainn l'appela Cadabolg, Arthur l'appelait Excalibur... Mais chaque fois qu'elle fut rendue par les Dieux à un homme, celui ci fut toujours ensuite associé a une existance extraordinaire racontée des générations après lui...
Quand je me tu, les gens me regardaient avec un sourire, apparemment satisfaits de l’histoire de ce soir.
- Très belle histoire, monsieur le Duc, pour un très bel objet. Si vous êtes vendeur, je suis acheteur.
Je ris sobrement, reprenant un air courtois et bienséant.
- Silent n’est pas à vendre, même contre la planète entière. Mon père a eu bien trop de mal à se la procurer pour que je la revende. Sa recherche est une belle histoire, mais c’est une autre histoire. - Que vous aurez l’occasion de nous faire partager j’espère, ajouta un convive. - Bien évidemment, m’exclamai-je. Mais en ce qui concerne l’histoire de Silent, j’ignore si son histoire est vraie ou pas, mais je connais quelqu’un qui pourrait vous assurer sur sa vie qu’elle est vraie. - Qui donc ? demanda mon hôte.
En guise de réponse, je me contentai de désigner Silent du doigt. Et l’épée se contenta de dire
- Je ne raconterai rien a des sceptiques comme vous…
REMARQUE: Les caractéristiques principales de Silent
- Renforce les compétences esothériques de son possesseur (Poignée) - Renforce les capacités physiques de son possesseur (garde) - Tranchant renforcé par des runes esothériques capable de traverser tous les matériaux connus et dont la moindre blessure est mortelles (le corps se couvre de runes et l'âme fini par être arrachée du corps). (lame) - Favorise l'intuition du combattant pour trouver une solution pour vaincre (pommeau) - La lame est recouverte d'un alliage a base d'argent pour vaincre les loups garous (Rajout d'Eleusius récent) |
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