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From Dust to Hell Forum RPG où les créatures de la nuit font tomber les masques
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Liam Wolfield Lycanthrope

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Posted: Mon 8 Feb - 17:37 Post subject: La rue commerçante |
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Liam rigola gentiment dans sa barbe, ou plutôt son petit bouc, avant de répondre à la dernière exclamation de Naomi.
- S'il n'existerait pas de femmes sur talons hauts nous n'aurions pas besoin de mettre des chaussures de protection...
Lorsqu'elle complimenta sur son prénom il ne put s'empêcher de sourire. Biensûr ce n'étaient que des politesses sans pensées profondes mais c'était tout de même flatteur.
Elle attrapa le bras qu'il lui tendait et ensemble ils se dirigèrent vers le petit café découvert quelques minutes auparavant. Lorsqu'il s'assit, Liam observait l'humaine, ou pas, qui semblait hésiter entre relever sa jupe ou pas. Lorsqu'elle s'assit, il sortit son paquet de cigarettes et s'en alluma une.
- Vu que tu n'y sembles pas très attachée on a qu'à envoyer les convenances au diable comme tu le dis si bien... Une cigarette pour Melle?, lui dit-il tout en lui tendant son paquet de clopes.
Le serveur arriva et Naomi se commanda un capuccino. Liam, quant à lui, se décida pour une petite vodka.
- Pour tout te dire je comprends que tu préfères être à l'extérieur plutôt qu'être enfermée dans un bureau...
Il allait ajouter une petite phrase du genre: surtout si tu es avec un charmant garçon comme moi, mais il laissa tomber. Pour le moment il ne préférait pas trop s'avancer et surtout que se prendre la tête n'était pas vraiment son genre...
- Mais, dis moi, où est-ce que tu travailles pour que ce soit si terrible que tu préfères ne pas y aller?
Voilà, c'était exactement ça qu'il voulait pour le moment, une petite causette sympathique où il apprenait à connaître de nouvelles personnes sans vouloir faire le dragueur...
[HRP: Désolé c'est un peu court mais je suis plus que pressé et comme ça tu as déjà ta réponse ^^] _________________
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Naomi Moore Humain

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Posted: Tue 9 Feb - 00:56 Post subject: La rue commerçante |
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Lorsque l'on s'était posé à la terrasse, Liam avait commandé une Vodka, je souriais. La journée n'était pas très avancée mais après tout, il n'y avait pas d'heure pour boire de la vodka. Je devais lui paraître bien sérieuse et coincée des fesses avec mon petit cappuccino. Enfin bon peu importe, j'avais pris ça surtout pour la chantilly.
- Vu que tu n'y semble pas très attachée, on a qu'à envoyer les convenances au diable comme tu le dis si bien... Une cigarette pour Melle ?
Je regardais son paquet de cigarette, avant de lui répondre en secouant légèrement la tête.
- Non merci, je ne fume pas.
Bon, avec ma dégaine, tailleur et talons aiguilles, ainsi que mon cappuccino au lieu d'un verre de vodka, et pas de cigarettes pour préserver mes supers beaux poumons, il allait vraiment me prendre pour une coincée du cul. Tant pis hein.
- Pour tout te dire je comprends que tu préfères être à l'extérieur plutôt qu'être enfermée dans un bureau...
J'acquiesçais sa remarque en silence.
- Mais, dis moi, où est-ce que tu travailles pour que ce soit si terrible que tu préfères ne pas y aller ?
Je souriais à nouveau. Je n'allais pas lui raconter ce qu'il s'était passé avec Stasi, mais j'allais quand même répondre à sa question. Je réfléchissais un instant avant de lui expliquer.
- Et bien... disons que pour l'instant je n'ai pas d'obligations. Je commence officiellement le travail dans quelques jours, pour l'instant je suis encore euh... en vacances on va dire. Mais je voulais aller bosser pour étudier des articles ou des choses comme ça.
Je le regardais, attendant de voir si il allait réagir, puis je pris conscience que je n'avais pas dis quel métier je faisais.
- Ah oui euh, je suis psychologue. Je vais travailler à l'hôpital Sainte Madeleine. Donc, ce n'est pas un travail terrible mais c'est quand même mieux d'être dehors. En espérant que tu sois d'agréable compagnie, sinon je risque de regretter !
Je lui fis un clin d'oeil. Étrangement je me sentais à l'aise en sa compagnie alors que cela faisait à peine quelques minutes que je lui avais marché sur le pied. Mais bon, certaines personnes inspiraient confiance dés le début, et comme je le disais malgré son look de bad boy il avait l'air plutôt sympathique.
- Et toi dis moi, est-ce que tu es une rock star ? Si ce n'est pas le cas tu devrais, t'as le look parfait !
Je rigolais, encore une fois c'était pour le taquiner. Le serveur arrivait avec nos commandes et déposa mon cappuccino en premier, en parfait gentleman, puis posa le verre de vodka devant Liam.
- Plus sérieusement, tu fais quoi comme boulot ? Je verrais bien quelque chose d'assez atypique mais, tu peux toujours me surprendre.
J'attrapais la petite cuillère qui accompagnait ma tasse, et je la plongeais dans la petite montagne de chantilly, avant de l'engloutir, telle l'ogresse que j'étais. Je passais ensuite ma langue sur les lèvres, au cas où un peu de crème avait tenté de s'enfuir. Après je repris la conversation.
- Il faut encore que je visite la ville, je suis arrivée il y a deux jours, alors je n'ai pas encore eu le temps de prendre mes marques. Et je ne suis même pas sûr de connaître le chemin pour aller jusqu'à l'hôpital !
Je rigolais avant d'avaler une nouvelle cuillerée de chantilly.
- Je ne dis pas cela pour que tu te propose à me faire visiter la ville mais, je ne suis pas contre non plus.
Hop, cela faisait d'une pierre deux coups. D'une part j'allais savoir si il connaissait bien la ville, donc peut-être allait-il me dire depuis combien de temps il était à Galway, et deuxièmement, j'allais savoir si j'avais finalement trouvé un guide ! _________________
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Liam Wolfield Lycanthrope

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Posted: Thu 11 Feb - 22:13 Post subject: La rue commerçante |
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- Ah oui euh, je suis psychologue. Je vais travailler à l'hôpital Sainte Madeleine. Donc, ce n'est pas un travail terrible mais c'est quand même mieux d'être dehors. En espérant que tu sois d'agréable compagnie, sinon je risque de regretter !
Une psychologue alors... C'était vrai qu'elle avait un petit air sérieux et formel si on y regardait bien mais d'une autre côté il n'avait jamais vu une psy aussi belle...
- Ah ça tu le sauras que lorsque tu auras décidé de te lever et de partir ou bien de rester assise... Mais dis-moi, où est-ce que tu as fait tes études?
Il la regarda un instant puis posa son regard sur les quelques passants tout en tirant sur sa cigarette.
- Et toi dis moi, est-ce que tu es une rock star ? Si ce n'est pas le cas tu devrais, t'as le look parfait !
Liam éclata de rire. Elle n'était pas la première personne à lui faire cette remarque et elle ne serait sûrement pas la dernière...
- Plus sérieusement, tu fais quoi comme boulot ? Je verrais bien quelque chose d'assez atypique mais, tu peux toujours me surprendre.
Il lui fit un de ses sourires charmeurs et lui répondit doucement...
- Et bien, contrairement à mon look de rockstar j'ai un métier tout à fait sérieux. Je suis chirurgien et médecin généraliste...
Il la regarda un petit moment pour s'en amuser s'il elle faisait éventuellement une mine surprise et en profita pour boire une gorgée de sa vodka.
- Il faut encore que je visite la ville, je suis arrivée il y a deux jours, alors je n'ai pas encore eu le temps de prendre mes marques. Et je ne suis même pas sûr de connaître le chemin pour aller jusqu'à l'hôpital ! Je ne dis pas cela pour que tu te propose à me faire visiter la ville mais, je ne suis pas contre non plus.
A nouveau, il lui sourit.
- Je risque de te décevoir parce que je suis moi-même arrivé y a même pas une semaine... Donc à part deux trois boutiques que j'ai vu ce matin, ce café et le Bloody Valentine où j'habite pour le moment je peux pas vraiment te montrer grand chose...
Cette fois-ci, il ne lui sourit pas, il était même plutôt intrigué...
- Mais dis moi, que fait une jeune et belle psychologue comme toi dans une ville comme celle-ci? T'as pas entendu les rumeurs ou tu t'en contrefiches? _________________
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Naomi Moore Humain

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Posted: Fri 12 Feb - 21:08 Post subject: La rue commerçante |
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Cette journée s'annonçait agréable. Il semblait être comme moi, vouloir discuter, en toute simplicité. Je l'écoutais me répondre, tout en plongeant ma cuillère dans ma tasse pour pouvoir attraper encore un peu de chantilly, et tout ça, sans pour autant le quitter du regard. J'apportais ma petite cuillère jusqu'à mes lèvres, et me brûla légèrement avec le liquide chaud. Elle était où ma chantilly ?! Je baissais les yeux vers ma tasse, et faisais une mine boudeuse en constatant que j'avais déjà terminer toute la chantilly. Tant pis...
- Et bien, j'ai étudié en Californie. C'est là bas que je suis née et que j'ai vécu. Jusqu'à maintenant en tout cas...
Je lui souris, pour moi Galway représentait une aventure, ainsi que le moyen de prouver que je pouvais réussir par moi même, sans oublier que partir si loin, me permettait de m'éloigner de ma famille ! Je fus effectivement surprise lorsqu'il m'annonça son métier, déjà parce-qu'en effet ce n'était pas le genre de chose que l'on soupçonnait, mais aussi parce-qu'en deux jours c'était le deuxième médecin que je croisais, et ce dans la même rue, et également dans une bousculade. Par contre la phrase qui suivit ma réaction était sortie toute seule... Je vous le jure, je ne suis en rien responsable !
- Haha ! Et bien, ne me dites pas que vous êtes aussi un lycanthrope sinon ça serait vraiment étrange !
Évidemment je faisais référence à Stasi. Un médecin, lui aussi, comme je vous disais cela me rappelait fortement la veille, et si la ressemblance devait aller jusqu'au bout alors, Liam allait m'annoncer que c'était un lycanthrope, on allait s'amuser dans une chambre d'hôtel, et j'allais encore me faire abandonner. Du coup je ne savais plus trop si cette journée allait si bien se passer que cela. Puis... Je pris conscience de ce que je venais de dire. Alors je regardais Liam, commençant à rougir avant de lui sortir une vieille excuse.
- Enfin, je dis ça parce-que j'ai vu un film hier... un médecin, lycanthrope... enfin bon. Pas terrible comme film d'ailleurs.
Je lui souriais, j'espérais avoir rattraper mon coup. Puis je repris la conversation.
- Alors comme ça tu es médecin... C'est vrai que je ne m'attendais pas à ça. Mais ça tombe bien, si tu travail à l'hôpital Sainte-Madeleine nous allons souvent nous croiser !
Il m'expliqua qu'il ne connait pas trop la ville lui non plus, et qu'il était arrivé il y avait à peine une semaine.
- Cela nous fait un point commun alors, nous sommes tous les deux nouveaux.
Je lui fis un clin d'oeil avant d'attraper ma tasse pour boire un peu de cappuccino, mais au moment où je posais l'objet sur mes lèvres, il me posa une autre question. Je n'eus pas le temps de boire, à la fin de sa question, je reposais la tasse. Qu'est-ce que je devais lui répondre ? "Oui je connais l'existence des créatures de la nuit. D'ailleurs j'ai même couché avec l'un d'eux hier, et c'était super bien, jusqu'à ce qu'il s'enfuit. " Je décidais de la jouer un peu plus fine...
- Je crois qu'il est impossible d'arriver jusqu'à Galway sans connaître sa réputation...
Je lui souris.
- Et j'ai étudié le paranormal.
J'attendais sa réaction. Pour un médecin il allait peut-être trouver cela étrange, voir complétement stupide.
- Du coup je suppose que tu connaissais déjà la réputation de cette ville alors... Qu'est-ce qui t'as amené ici ? _________________
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Liam Wolfield Lycanthrope

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Posted: Sun 14 Feb - 23:55 Post subject: La rue commerçante |
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- Et bien, j'ai étudié en Californie. C'est là bas que je suis née et que j'ai vécu. Jusqu'à maintenant en tout cas...
Il lui fit un petit sourire avant de la taquiner un peu plus.
- Une américaine donc, la différence de climat ne vous choque pas trop?
Il disait ça mais en fait il n'avait encore jamais mis les pieds en amérique et ne savait pas si cela allait se faire un jour mais, d'après ce qu'il avait compris, la Californie était peuplée de touristes qui sillonnaient les plages tout l'été donc il devait y faire assez chaud pour qu'on puisse se poser la question si on voulait vraiment s'exiler dans un pays où il pleuvait une bonne partie de l'année...
Lorsqu'elle lui demanda s'il était lycanthrope, Liam faillit s'étouffer avec sa vodka et toussa un bon moment et ne comprit pas l'excuse bidon qu'elle avait ajoutée. Il essaya de ne pas vraiment répondre à la question de Naomi mais déjà son lycan se manifesta.
- Haha, espèce d'imbécile, ça fait même pas cinq minutes que tu discutes avec et elle sait déjà que t'es pas vraiment humain!
*Ta gueule sale cabot!!!*
Mais, le loup avait raison. Comment avait-elle fait pour découvrir cela alors qu'il ne s'était pas transformé et qu'avant qu'elle n'en parle il n'avait rien fait qui laissait penser au fait qu'il soit lycanthrope. A part peut-être le moment où il lui avait tendu son bras et qu'elle était entrée en contact avec sa peau. Quel imbécile, comment avait-il pu oublier que sa température était presque constamment à 42°?!
- Alors comme ça tu es médecin... C'est vrai que je ne m'attendais pas à ça. Mais ça tombe bien, si tu travail à l'hôpital Sainte-Madeleine nous allons souvent nous croiser !
Apparemment, elle ne voulait pas plus rentrer dans le sujet et il en était plus que content, parce que même s'il arrivait à le contenir, il sentait son lycan qui se terrait juste derrière la barrière psychique qui séparait les deux consciences...
- Bah pour le moment j'ai pas encore vraiment essayé de trouver un boulot... Et je sais pas si j'ai vraiment envie de continuer le travail dans un hôpital... A vrai dire ça me dérangerait pas plus que ça de me mettre à mon compte...
Il l'observa un moment et continua la discussion en faisant mine de contenir son loup le plus possible et de paraître le plus normal possible aux yeux de la psychologue. Il ne suivait plus vraiment ce qu'elle disait jusqu'à ce qu'elle arrive au point de lui demander la raison de sa présence à Galway.
- On va dire que je suis ici pour me "ressourcer" parce que je ne pouvais plus rester où j'étais avant...
Il se rappela un petit bout de phrase qu'il avait recueilli dans ce qu'elle avait dit avant.
- Le paranormal alors... Qu'elle sorte, les esprits, la magie, les créatures surnaturelles? _________________
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Naomi Moore Humain

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Posted: Mon 15 Feb - 16:54 Post subject: La rue commerçante |
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La tasse que j'avais n'était vraiment pas très grande. J'avais fini mon cappuccino un peu trop rapidement. J'avais apporté l'objet jusqu'à mes lèvres et je le penchais, dans l'espoir de faire couler le liquide chaud dans ma bouche... Mais rien. Alors je le penchais un peu plus tout en écoutant Liam. Mais toujours rien. Du coup, je regardais à l'intérieur pour constater qu'elle était vide.
- et merde c'est vide !
Oups, un gros mot. Bon, je n'allais pas m'excuser pour si peu, il y avait pire. Je l'écoutais me poser une question sur le climat. Puis je le regardais sans rien dire. Avant de tilter qu'après une question bin souvent, on attendait une réponse.
- Ah euh... Oui c'est vrai que ça change. En Californie il y a du soleil toute l'année donc là, à Galway, je peux enfin sortir de superbes vestes ou manteaux. Et exhiber ma garde-robe.
Je rigolais légèrement. Comment passer pour une fille superficielle ? Rien de plus simple, parlez de vos fringues et faites croire qu'il n'y a rien de plus important !
- Mais j'espère quand même que le soleil revient dans cette région l'été ! Sinon je vais être obligée de m'exiler quelque part sur une île pendant deux mois.
Il n'avait pas réagit lorsque j'avais parlé de lycanthropie. Ouf ! j'avais peur qu'il me prenne pour une folle. Et c'était peut-être le cas d'ailleurs... Peut-être qu'il me prenait vraiment pour une folle parce-qu'il semblait légèrement mal-à-l'aise après ma remarque. J'aurais dû faire attention, c'était un médecin après tout, il ne devait sans doute pas croire à ce genre de choses.
- Ce n'est pas plus mal que tu te mettes à ton compte. Mais il faut déjà avoir un capital de départ... ou des collaborateurs. Enfin je suppose que tu y a déjà pensé.
Je lui souris, c'était pas mal, il avait au moins des projets. Mais bon, en même temps il venait à peine d'arriver, peut-être qu'il préférait d'abord prendre ses marques avant d'envisager quoi que ce soit.
- Oh ? Et bien je t'avouerais que je suis venue ici, en partie pour fuir la Californie.
Je rigolais, cette phrase me donner l'impression d'être une fugitive recherché par interpol. Mais pas du tout... La réalité était moins intéressante.
- Une famille un peu trop collante, et un peu trop différente de moi. Un environnement qui finalement n'était pas fait pour moi. Enfin rien de bien palpitant...
Je lui piquait momentanément son verre, pour en boire une petite gorgée, et en même temps je lui fis un clin d'oeil.
- Tu m'excuseras j'avais la gorge sèche... lui dis-je avec un grand sourire. Et donc... Et toi, pourquoi tu ne pouvais plus rester où tu étais avant ? Enfin... Si c'est trop indiscret tu peux me dire de me taire, il n'y a pas de soucis. Je pose trop de questions parfois... déformation professionnelle sans doute.
Je lui souris à nouveau. Puis au bout d'un moment, il me parla de ma spécialisation, s'intéressant au terme "paranormal". Peut-être qu'il ne me prenait pas pour une folle finalement, mais dans ce cas... Pourquoi avait-il l'air mal-à-l'aise ?
- Non les esprits et la magie ça n'est pas vraiment pour moi. J'ai déjà eu du mal à croire aux créatures surnaturelles alors si on m'apprend que les esprits existent et que la magie fonctionne, je pense... non je suis sûr que je risque de devenir folle !
Je rigolais. Évidemment, j'exagérais je n'allais pas devenir folle si l'on m'apprenait cela. Mais comme j'étais persuadée que cela ne pouvait pas exister je risquais rien à dire que je serais devenue folle.
- Donc là, le paranormal concernait les créatures surnaturelles. Mais... Je ne sais pas si toi tu y crois mais... Moi je n'en suis pas sûr. Mon professeur y croyait dur comme fer... Moi j'avais choisis cette spécialité surtout pour confronter plusieurs théories entre la psychologie disons... "normale" et puis celle qui concerne le paranormal.
Je faisais une légère pause pour l'observer. Je n'allais quand même pas lui dire que la veille j'avais croisé un lycanthrope et que donc j'étais maintenant sûr que ces créatures existaient. Je préférais faire comme si j'avais encore des doutes.
- De toute façon, même si les créatures surnaturelles existaient, je ne saurais pas les reconnaître... Enfin si les vampires c'est plus facile, au contact. Mais pour les lycanthropes... C'est autre chose. On dit qu'ils sont bien plus chaud que la moyenne... Mais comme j'ai souvent les mains froides j'ai toujours l'impression que les autres sont plus chaud que moi. Du coup, je ne peux pas me fier à ça.
Pour lui prouver mes dires, je posais ma main sur la sienne.
- Tu vois, j'ai la main froide. Du coup je te trouve chaud, mais ça ne veut rien dire.
Je haussais les épaules avant de reprendre.
- Du coup, à moins que quelqu'un me dise " Salut je suis lycanthrope " je ne pense pas réussir à les reconnaître.
Je récupérais ma main et je m'arrangeais sur mon siège donnant un coup de pied, non voulut, à Liam ou à la table, je ne savais pas. Mais dans le doute...
- oh, pardon. Et toi dis moi... qu'est-ce que tu penses de toutes ces histoires de vampires et de lycanthropes ? _________________
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Liam Wolfield Lycanthrope

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Posted: Fri 19 Feb - 22:57 Post subject: La rue commerçante |
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Liam observait la psychologue qui tentait d'extirper la dernière goutte de son cappuccino et qui semblait plus que déçue lorsqu'elle remarqua qu'il n'en restait plus rien.
- L'avidité est un vilain défaut, dit-il sur un ton enjoué en lui faisant un clin d'oeil.
Ensuite, elle lui parlait de sa garde-robe et du fait qu'elle espérait que le soleil revienne cet été. En à peine quelques secondes, elle lui avait fait comprendre que tout ce qui comptait pour elle étaient ses habits et de se pavaner devant tout le monde. C'était dommage, il aurait espéré un peu plus de classe de la part d'une psychologue. Mais enfin, tout n'était peut-être pas perdu...
- Ah le soleil risque bien de revenir, même si ça fait un moment que je l'ai plus aperçu...
Naomi lâcha un commentaire sur le fait qu'il voulait se mettre à son propre compte puis enchaîna sur la raison qui l'avait poussée à fuir la Californie pour ces terres mornes. Après un petit instant, elle lui prit sa vodka et en bu une gorgée avant de se justifier en lui faisant un clin d'oeil amical.
- Non, non, ça me dérange pas que tu poses des questions, t'inquiète pas... Disons que si je n'ai pas pu rester ou j'étais avant c'est parce que j'étais très "convoité"...
Liam détestait mentir, mais il ne pouvait pas non plus dire à tout le monde qu'il était suivi par la police parce qu'il était un lycanthrope et qu'il avait décimé les 3/4 de son village sans s'en rendre compte. Au moins comme ça il n'avait pas menti mais il n'avait pas dit toute la vérité non plus...
Il l'écouta expliquer son choix d'étude et très rapidement, cela l'intéressait plus qu'il ne l'aurait dû.
- Et, es-tu déjà arrivée à des conclusions fructifiantes en confrontant ces deux psychologies ou bien tu peines à trouver des sujets d'étude?
Il rigolait légèrement mais si on écoutait bien et qu'on avait l'ouïe très fine on pouvait discerner les aigus qui trahissaient les craintes du lycan. Si la psychologue apprenait qu'elle avait effectivement un loup-garou devant elle comment réagirait-elle? Lui demanderait-elle de participer à son étude, partirait-elle en hurlant, ou se foutrait-elle de sa gueule en le traitant de menteur? Il y avait tant de possibilités de réactions et Liam ne savait pas vraiment laquelle il préférait...
Ensuite, Naomi lui expliqua ce qu'elle savait des vampires et des lycanthropes et lorsqu'elle disait que les lycans étaient beaucoup plus chauds la sueur commençait légèrement à perler sur le front de Liam. Mais, il ne transpirait pas parce qu'il avait chaud, c'étaient des sueurs froides. Lorsque l'humaine approcha sa main de la sienne pour lui prouver ses dires il voulait instinctivement retirer son bras pour ne pas qu'elle remarque qu'il soit étonnement chaud et il avait fait le mouvement de recul à moitié mais il reposa sa main où elle était avant. S'il évitait à tout prix qu'elle ne le touche il se trahirait lui même et elle commencerait à se poser de sérieuses questions.
Elle lui expliqua aussi qu'elle était incapable de discerner les lycans des humains normaux sauf s'il lui sautait à la figure en lui dévoilant spontanément sa vraie nature. A cette remarque il lui sourit paisiblement. Avec un peu beaucoup de chance, elle ne se doutait vraiment pas que l'homme qui était assis en face d'elle était en vérité un loup.
- Pour tout te dire, moi j'y crois... Je suis bien d'accord que ce sont des légendes, mais il y a tellement de rumeurs et de témoins oculaires que je me dis que ça doit être vrai. Et, ne dit on pas que chaque légende est tissée à partir d'une vraie histoire? Une chose est sûre, s'ils existent vraiment comme je le crois, nos chances d'en croiser ici sont infiniment plus grandes que partout ailleurs dans le monde...
Il rigola puis la fixa dans les yeux...
- Enfin, prends pas tout au sérieux ce que je dis parce que je crois aussi aux esprits et à la magie...
Et oui, Liam avait beau être un médecin, il s'était toujours intéressé à des choses assez éloignées de la médecine traditionnelle. C'était aussi pour ça qu'il était capable de confectionner un onguent réparateur assez puissant avec une bonne partie des plantes qu'on trouvait dans une forêt tout à fait normale. Et à vrai dire, il avait toujours été assez fier de cette capacité qu'il avait d'harmoniser la médecine actuelle avec des techniques de soin ancestrales...
- Je t'offre encore un cappuccino ou t'en as déjà marre de ma compagnie?
Lui dit-il en lui lançant un clin d'oeil rapide. _________________
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Naomi Moore Humain

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Posted: Sat 20 Feb - 19:06 Post subject: La rue commerçante |
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Après avoir essayé en vain de boire le cappuccino que je n'avais plus dans ma tasse, Liam, sur un ton enjoué me lança une remarque. Je le regardais en plissant les yeux, et avec un sourire sur les lèvres.
- Je suis simplement gourmande, tu te trompe de péché capital.
Je lui lançais un clin d'oeil à mon tour et rigolais légèrement. Il n'y avait pas que ce péché qui me correspondait mais ... chut, c'était un secret. Je ne savais pas si il avait cru que j'étais superficielle, parce-qu'il n'avait fait aucune remarque quand je lui avais parlé de ma garde robe. Évidemment, j'adorais les habits mais ce n'était pas la chose la plus importante pour moi. Mais c'était quand même rigolo de faire croire à quelqu'un que l'on était superficielle, puis qu'au final, cette personne se rende compte que pas du tout. On avait la possibilité de faire de faux défauts, une agréable surprise.
- J'espère bien que le soleil reviendra, sinon je ne pourrais pas parfaire mon bronzage !
Et hop, une remarque superficielle de plus. Mais bon, il ne fallait pas que j'en fasse trop non plus, sinon il allait vraiment croire que j'étais une femme superficielle et il allait finir par se lasser de moi, de notre conversation et carrément se faire chier ! Et puis de toute façon, vu la peau blanche que j'avais, je ne pouvais pas vraiment parfaire mon bronzage... Enfin bon !
Liam avait ensuite répondu à ma question. Je lui avais demandé pourquoi il n'avait pas pu rester là où il vivait avant d'arriver sur Galway. Et sa réponse m'intrigua vraiment... surtout le dernier mot qu'il avait utilisé. "convoité".
- Intéressant...
Je m'installais un peu mieux sur ma chaise et je posais mon coude sur la table pour pouvoir appuyer mon menton sur ma main.
- Tu étais très convoité parce-que ... Tu avais plein de femmes à tes trousses ou parce-que tu étais le meilleur chirurgien du coin ?
Mon sourire s'était élargit et je le fixais dans les yeux.
- Les deux peut-être ?
Je rigolais légèrement. Cela me faisait penser à la série Nip/tuck. Je l'imaginais tel le Docteur Troy, déchainer les foules de femmes en chaleur. Mais bon... dans un sens, quel homme serait partit en ayant autant de succès ? Oui, vous avez sans doute la même réponse que moi... aucun. Aucun homme ne pourrait fuir des femmes en chaleur ! À moins que Liam ne soit marié ou simplement avec quelqu'un. Alors pour savoir...
- Cela dérangeait peut-être ta femme que tu ai tant de succès auprès de la gente féminine ?
Il y avait bien d'autres possibilités pour souhaiter partir et tout plaquer pour aller dans une ville inconnue. Les mêmes raisons que moi par exemple, mais ça, il me l'aurait dit clairement. Ou alors, parce-que c'était un témoin important dans une affaire dangereuse et qu'il avait été contraint de changer de ville et d'identité. Ou encore, peut-être avait-il des dettes qu'il ne pouvait pas honorer. Ou même, peut-être était-il rechercher par la police. J'imaginais déjà les gros titres... "le boucher de "je-sais-pas-où" retrouver entre les murs de Galway". Je me forçais à ne pas rigoler, je ne voulais pas qu'il croit que je me moquais de lui. Puisque ce n'était pas le cas, j'avais tout simplement une imagination débordante et il ne valait mieux pas qu'il sache ce que j'étais entrain de penser. Il pourrait mal le prendre... Du coup, je préférais rester sur mon hypothèse de femmes en chaleur.
On parla ensuite de mes études...
- Et bien... contrairement à ce que l'on pourrait croire, les théories se ressemblent quelque peu. Mais durant ma spécialisation, il y avait quelque chose qui m'avait frappé. Il y a une grosse différence entre les humains dis normaux et les créatures surnaturelles. Quand on entend "surnaturel" ou "lycanthrope" ou "vampire", on entend également des connotations négatives. Pourtant, les créatures surnaturelles pour la plupart, tentent de sauvegarder leur humanité. Parce-qu'ils se rendent compte, sans doute, qu'à cause de leur condition, ils se sont éloignés du genre humain. Et donc ils s'efforcent de garder ce qu'ils ont de meilleurs en eux. Contrairement aux humains, qui... agissent comme des bêtes plus qu'autre chose.
Je fis une petite pause, le temps de regarder ma tasse vide et de chercher mes mots, puis je relevais la tête vers Liam afin de poursuivre.
- Les créatures surnaturelles sont cataloguées comme étant dangereuses, puisqu'elles ont plus de facultés que les humains. Mais les humains sont capables du pire, tous autant qu'ils sont. Ils peuvent être plus féroce qu'un lycanthrope, plus machiavélique qu'un vampire... Ils n'ont pas vraiment de limite puisqu'ils ne cherchent pas à préserver leur humanité.
Je fis une nouvelle pause, j'avais l'impression de trop parler et de ne pas lui laisser le temps de réagir.
- Enfin, je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire... Je pense que, dans un sens, le fait que les créatures surnaturelles cherchent à préserver leur humanité, les rend "meilleurs" que les humains. Dans un sens, ils font preuve de bonté en agissant ainsi... Après c'est sûr, toutes les créatures ne cherchent pas à rester humain, certaines profitent de leur condition... Mais bon, j'aime penser qu'ils sont meilleurs que les humains.
Comment expliquer que c'était une chose qui me donnait de l'espoir ? À force d'être déçue par les humains, j'ai fini par ne plus rien attendre de leur part. Si ils agissent mal, je suis certes déçue, mais pas étonnée. Parfois j'ai l'impression que ce sont les humains que l'on devrait qualifier de "bêtes". Alors, j'ose espérer, pouvoir être agréablement surprise par les créatures surnaturelles. Les humains ne cherchent pas à se défaire de leurs mauvais côtés, mais les "autres" oui.
Je fus étonnée, lorsqu'il m'annonça qu'il croyait à l'existence des créatures surnaturelles. Je lui souriais et je hochais la tête de temps en temps lorsqu'il m'expliquait ses pensées. Par contre, je me mis subitement à rigoler lorsqu'il m'avoua qu'il croyais également aux esprits et à la magie.
- Désolée de rire, je ne me moque pas de toi, je trouve ça simplement inattendu. Moi je n'y crois pas, mais je reste ouverte d'esprit. Et puis, si on arrive à me prouver que j'ai tord ce n'est pas mal non plus. J'attends juste que l'on puisse me le prouver, mais d'ici là, je camperais sur mes positions !
Je lui souris à nouveau, c'était agréable de discuter avec lui. Mais j'attrapais mon portable dans mon sac à main, pour vérifier l'heure. Il fallait que je fasse attention parce-que bon... Il fallait bien que je bosse aussi ! Même si je n'avais pas d'horaires à respecter pour l'instant, je n'allais pas attendre que la nuit tombe pour aller travailler un peu à l'hôpital. Liam me proposa, ensuite, si il pouvait m'offrir un autre cappuccino.
- Je n'en ai absolument pas marre de ta compagnie. Je te trouve même très agréable, mais je vais quand même devoir refuser le cappuccino, pour aujourd'hui en tout cas. L'heure tourne et je n'ai encore rien fais !
Je rigolais, j'espérais qu'il ne croit pas que j'étais en train de le fuir, parce-que ce n'était pas du tout le cas. Et comme je ne savais pas si il allait m'inviter à le voir une prochaine fois, je lui dis:
- Mais j'espère bien te revoir, n'oublies pas que tu dois me prouver que la magie et les esprits existent ! _________________
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Naomi Moore Humain

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Posted: Wed 24 Mar - 23:59 Post subject: La rue commerçante |
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Je marchais dans la rue commerçante d'un pas rapide, sans vraiment faire attention aux personnes qui m'entouraient. Je venais à peine de sortir du cabinet de psychologie, après une longue journée de travail, l'heure était passée si vite que je n'avais même pas vu la nuit tomber. J'entendais vaguement le bruit des passants, des commerces et autres futilités mais j'étais pressée de rentrer à l'hôtel et de pouvoir enlever ces satanées chaussures à talons ! Mais j'avais aussi envie d'ôter mes vêtements et de me mettre plus à mon aise. Je portais un chemisier blanc, un serre-taille, ainsi qu'un panta-court.
Je ne savais même pas quelle heure il était exactement, je savais simplement que j'avais mal aux pieds et que j'avais une faim de loup. Enfin bref, je ne vais pas me plaindre - pas trop en tout cas - Je marchais d'un pas déterminé en zigzaguant entre les passants, manquant parfois de les bousculer et voilà que j'étais obligée de faire des envolées de politesse " oh pardon " "veuillez m'excuser" "je suis confuse" "désolée". Alors que j'avais juste envie de leur dire " mais cassez vous de mon chemin nom de dieu ! "
Mais apparemment ce n'était pas vraiment ma journée, dans ma course, l'un de mes talons se coinça dans une fente entre les pavés de la rue commerçante. Evidemment, comme une cruche, je tirais, tirais et tirais. Je finis par récupérer mon pied, mais pas mon talon...
- Mais merde !
J'avais hurlé ça en pleine rue. Certains passants se retournèrent vers moi, avec un air offusqué.
- Ces messieurs dames voudraient-ils que je prenne la pause ?
Ce n'était vraiment pas ma journée. Je me penchais pour tenter de récupérer le talon coincé. Pourquoi ? bonne question, de toute façon il ne m'était plus vraiment utile maintenant. Après plusieurs minutes de vaines tentatives, je décidais d'abandonner mon talon là. Je fis quelques pas pour reprendre ma route, avant de me dire que je devais avoir l'air ridicule en marchant comme un pingouin à cause du talon manquant. Donc quitte à attirer l'attention, autant garder une démarche digne, je décidais alors, d'enlever mes chaussures. J'étais pieds nus sur le bitume froid. Mais tant pis, je continuais à marcher avec toute la dignité que je pouvais réunir à ce moment-là.
Mon passage déclenchait quelques éclats de rires ou encore des haussements de sourcils. Au début, je laissais faire sans rien dire, continuant ma route. Puis au bout de la dixième personne - je donne ce chiffre mais évidemment je n'avais pas compté - je fus totalement excédée, si bien que je lançais au hasard l'une de mes chaussures de toutes mes forces - donc pas bien fort... - Le projectile était censé viser la femme qui venait de se foutre de moi, mais manque de bol, j'avais mal visée et il alla heurter un homme en plein torse.
- oups !
Je courrais dans la direction de cet homme, blond, plutôt pas mal, je ne l'avais pas vu se marrer alors il fallait bien que je m'excuse de lui avoir balancé ma chaussure dessus. J'arrivais en face de lui, puis je le regardais. Je tentais un sourire histoire d'apaiser sa colère, si colère il y avait.
- Veuillez m'excuser, vous n'étiez pas censé être ma cible.
Je le regardais un instant, puis comme toute femme qui se respecte, j'eus envie de lui raconter ma vie, en guise d'excuses.
- Vous comprenez je sors à peine du boulot, je suis un peu fatiguée et apparemment voir une femme marcher pieds nus dans une rue commerçante en amuse plus d'un !
Je me tournais vivement vers la femme qui était censée recevoir ma chaussure en pleine poire et je lui lançais un regard noir. Puis je reportais mon attention vers le beau blond.
- Vous ne m'en voulez pas trop j'espère ? _________________
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Amalrik Thorn Guest
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Posted: Fri 26 Mar - 22:32 Post subject: La rue commerçante |
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La nuit m'appelait à l'extérieur des murs de l'Éventreur insomniaque et mes jambes ne demandaient qu'à la rejoindre afin de se dégourdir un peu. Les habitués étaient tout servis alors rien ne m'empêchait de faire une pause pour ce soir où l'activité semblait davantage se passer hors des murs. Mes pas me conduisaient sans but précis vers la rue commerçante d'où les échos de bruits de pas des passants résonnaient déjà à mes oreilles. Je déambulais sur la place publique alors je percevais un cri empreint de lassitude en direction des boutiques donc la moitié ne laissaient projeter sur les pavés que de faibles éclats de lumière. Mon chemin entamait la marche dans cette direction donc une voix désespérée piquait ma curiosité.
Peut-être qu'à l'heure actuelle, une personne agonisait dans un bain de sang et Amalrik ne demandait qu'à s'en régaler. La situation aurait été trop belle certes, mais pas impossible en cette vieille ville lugubre. Les humains se dotaient souvent d'une innocence particulière pour traîner au mauvais moment dans une ruelle mal famée. Les créatures de la nuit, les vampires en grande partie, ne pouvaient pas ignorer de tel festins déposés sur un plateau d'argent. Ses instincts de prédateur ne sentaient pas le doux arôme du sang lui chatouiller les narines, ce qui voulait également dire que personne au kilomètre près ne se vidait de son sang. Dommage, j'aurais peut-être du aller apaiser les souffrances d'un vieillard sur son lit de mort à la place.
Au bout d'une minute je remarquais que les rires malsains fusaient pour la simple raison qu'une dame venait de coincer maladroitement son talon dans le sol de la rue même. C'est vrai que d'un certain point de vue la situation pouvait devenir un brin comique cependant je ne savais que trop penser de cette pauvre femme. Les personnes qui l'environnaient trouvaient le moyen de s'esclaffer alors que je qualifiais le tout d'une scène purement pathétique. Je n'étais pas suffisamment courtois pour prêter main forte à la demoiselle mais rien ne me défendais d'observer ses réactions... Surtout lorsqu'elle balançait sa seconde chaussure en pensant atteindre une autre badaud. Au lieu de cela son escarpin butait contre mon torse à découvert, encadré d'un léger manteau en cuir noir et de ma peau de chasse, avant d'être à nouveau attiré vers le sol comme le voulaient les lois de la gravité. À cet instant mon visage devenait indéchiffrable en matière d'expressions, perturbé par la '' peccadille '' qui venait à peine de me heurter.
Mon regard d'encre se ruait immédiatement sur la silhouette svelte qui apparemment n'était pas experte avec sa manière de viser. Sa tenue aux airs professionnels contrastait harmonieusement avec sa chevelure de flammes. Comment pouvais-je ne pas porter mon attention sur une jeune femme au regard océan qui accourait en ma direction pour se faire pardonner? Faisant la navette entre son bien juché à des pieds et cette dernière, j'haussais le sourcil puis adressais mon impeccable sourire charmeur à celle qui souhaitait que j'accepte ses excuses. C'était la première fois que je recevais un soulier... J'avais l'habitude des fleurs ou encore des flacons d'eau bénite - pour les anti-vampire qui ne me connaissaient point bien entendu - or pas d'objet de mode féminin. Jamais mes pieds proportionnels à ma grandeur ne rentreraient dans une chose pareille. À vrai dire, mes jolies bottes faisaient largement l'affaire.
'' Heureux de savoir qu'il ne s'agit pas d'un présent! ''
Peut-être m'exclamais-je de façon théâtrale, comme si l'objet futile aurait pu avoir été projeté volontairement, peu importe... Au moment où elle se justifiait je songeais à l'arrêter d'un geste, ayant déjà compris la raison de l'incident depuis un certain temps, seulement les explications justifiées qu'elle exprimait m'amusaient un tantinet.
'' Vous êtes ravissante même sans chaussures. Prenez simplement garde à ne pas vous faire marcher sur les pieds. ''
Sans ses talons à aiguilles, elle paraissait plus petite et même avec ces dernières je crois bien que je l'aurais dépassé de quelques têtes. Ses pieds à la peau claire paraissaient délicieux lorsque j'évaluais le nombre de veines qui devaient circuler à cet endroit. Je n'éprouvais pas une préférence pour mordre les pieds, mais le magnifique jus rouge qui coulait en dessous gardait son charme. Je laissais échapper un bref rire rauque avant de poursuivre :
'' Pourquoi en voudrais-je à une humaine qui ne désirait que satisfaire sa vengeance sur une autre? Vous avez de la chance de ne pas être tombée sur quelqu'un de moins civilisé si je peux me permettre. ''
Cette humaine aurait sans doute goûté à la mort si la chaussure aurait heurté une personne affamée. Question de chance je ne pouvais pas nier que rien qu'à la regarder j'avais presque envie de la croquer donc la suite des évènements restait à voir. Et pourtant, aucun signe ne marquait l'ombre de mon appétit bestial... |
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Naomi Moore Humain

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Posted: Sat 27 Mar - 13:50 Post subject: La rue commerçante |
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Je m'attendais à ce que l'homme réagisse mal, se prendre une chaussure dessus ne donnait pas vraiment envie d'être amicale, malgré les excuses que je venais de formuler, il était parfaitement en droit de me remettre à ma place. Mais pourtant il n'en fit rien. Il fut au contraire plutôt gentil et gentleman. Un présent ? Je rigolais légèrement avant de penser à voix haute:
- Ce n'est pas le genre de...
... présent que vous m'inspirez. Heureusement, je m'en étais rendue compte avant de terminer la phrase à voix haute, le reste s'était donc perdu dans mes pensées. Il fallait que je trouve quelque chose pour terminer ma phrase plutôt que la laisser en suspend mais il rigola, sans doute par rapport à sa propre remarque. À ce moment là mes yeux quittèrent son beau visage pour glisser jusqu'à son torse qui tressautait légèrement à cause de son rire. Je pus donc remarquer qu'il ne portait pas de chemise, j'ouvrais de grands yeux en remarquant ce détail pas si insignifiant que cela, puis je plissais des yeux pour essayer de voir les muscles qui se dessinaient sur son torse. Mon inspection des "lieux" fut couper par sa remarque suivante, il me trouvait ravissante même sans chaussures. Je lui souris puis je sentis la chaleur remonter jusqu'à mes joues, j'imaginais la tête que je devais avoir, les joues rouges, un sourire niais... Ce qui eut tendance à me faire rire, mais bon je n'allais pas lui dire que j'étais entrain de me moquer de moi-même, alors je fis comme si c'était sa remarque qui m'avait fait rire. D'ailleurs cela me faisait penser à quelque chose... Tiens, et si je lui racontais ?
- Haha, vous savez, je crois que c'est plutôt aux passants de faire attention à moi. Je n'ai pas vraiment de chance à chaque fois que je marche dans cette rue... La première fois j'ai bousculé quelqu'un et ma jupe s'est fendue, me laissant les fesses à l'air ! La seconde fois, j'ai marché sur les pieds d'une personne lui enfonçant mon talon aiguille dedans et ce soir encore une histoire de chaussures... Cette rue m'apprend que cela ne sert à rien d'acheter des vêtements et des escarpins hors de prix !
Je m'arrêtais à ce moment-là, pensant que cela ne devait certainement pas l'intéresser de connaître le prix de mes affaires. Mais plutôt que de lui laisser la parole, j'évitais juste de parler du prix de mes vêtements et continuais mon petit récit:
- Le pire c'est que je suis obligée de passer par là pour aller au boulot. Mais heureusement ces incidents ont été rattrapés, chacune de mes "victimes" étaient de charmantes personnes. Espérons que vous ne dérogez pas à la règle.
Je lui souris, dévoilant mes dents blanches. Puis mon regard glissa une nouvelle fois vers son torse, je me mordis la lèvre pour me forcer à le regarder dans les yeux. J'avais l'impression d'inverser les rôles. Habituellement c'étaient les hommes qui regardaient la poitrine des femmes avec insistance avant d'entendre un " regardes-moi dans les yeux " puis après quelques secondes d'efforts surhumain à regarder la femme dans les yeux, le même schéma recommençait. Je l'imaginais me dire " regardez-moi dans les yeux " et je dû le penser un peu trop fort parce-que je réagissais à voix haute.
- Dans les yeux oui, pardon.... oups !
Je me mis une nouvelle fois à rougir, décidément, mes pensées avaient du mal à rester bin... des pensées. Heureusement je n'eus pas le temps de rester gênée, sa dernière remarque me parus étrange. Il ne m'en voulait pas et tant mieux, mais ce n'était pas cela qui me paraissait étrange, c'était la forme de sa phrase. Pourquoi avoir précisé que j'étais une humaine ? C'était un détail inutile à préciser lorsque deux humains discutaient. Je me braquais. Moi j'étais humaine, c'était certain, mais lui ? Après tout, la première personne que j'avais rencontré dans cette ville était un lycanthrope... Puis je me souvins, que j'avais remarqué sa différence à cause ou grâce au halo doré qui entourait sa pupille. Puis il avait fini par m'avouer qu'il était lycanthrope.
Je me penchais, ou plutôt je m'élevais sur la pointe des pieds pour observer les yeux de l'homme en face de moi. Je m'attendais à y voir quelque chose de spécial, mais mis à part le fait que son regard était perçant et déstabilisant, il n'y avait rien "d'anormal". Mon visage était assez proche du sien même si j'avais tenté de garder des distances respectables, apparemment je n'avais pas la bonne notion de "distance respectable". Je m'en rendis compte quand mon nez frôla le sien. Un contact froid, son nez était froid, je souris légèrement en me disant qu'il était frileux et qu'il n'était certainement pas un lycanthrope. L'une de leur particularité était d'avoir une température plus élevée que les humains. J'étais un peu soulagée de savoir qu'il n'était pas lycanthrope, j'avais beau être spécialisée dans le paranormal, je n'étais pas vraiment à l'aise à l'idée de me retrouver face à l'un d'eux. Même si Stasi était quelqu'un d'adorable...
Enfin bon, je m'apprêtais à reposer mes talons sur le sol mais à ce moment-là, je perdis l'équilibre, tombant sur l'homme qui se tenait devant moi.
- oh pardon...
J'enlevais la main que je venais de poser sur son torse pour amortir ma chute avant de me dire que quelque chose clochait dans ce contact. Je reposais alors ma main dessus, là encore le contact était froid pour ne pas dire glacé. Quelle idée aussi de ne pas mettre de t-shirt ?
- Vous êtes gelé vous devriez...
Vampire. Ce mot apparut soudainement dans mon esprit comme si c'était une évidence. Un mot qui fut suivit par des battements de coeur accélérés, de légères bouffées de chaleur et un stress omniprésent. Respires Naomi, respires. Je tentais de me calmer. Essayant de respirer le plus normalement possible. Finis ta phrase maintenant idiote.
- ... boire quelque chose qui pourrait vous réchauffer. Mais non pas ça ! C'est un vampire espèce de cruche ne lui dit pas qu'il doit boire quelque chose ! Voilà que je me faisais engueuler par moi-même...
- ou fermer votre veste !
C'était un peu mieux, mais sans la voix tremblotante ça l'aurait été encore plus. Bon il fallait que je change de sujet, je devais trouver un truc banal pour qu'il ne sente pas ma peur... même si cela devait être trop tard. Il fallait que je fasse comme si je n'avais pas deviné sa nature et après tout, je pouvais me tromper. Oui c'est ça, je me trompais ! Exactement ! C'était sans doute la première fois que je voulais me tromper... Bon un truc banal à dire donc... hummm... ah oui !
- Oh, je ne me suis pas présentée, je m'appelle Naomi Moore et vous ? _________________
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Amalrik Thorn Guest
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Posted: Mon 29 Mar - 01:35 Post subject: La rue commerçante |
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Alors qu'elle souriait, j'observais ses joues de porcelaine s'empourprer. Son rire pur éclatait à ma première remarque et pourtant je ne voyais pas ce qu'il y avait de drôle. Pendant quelques secondes mon sourire semblait s'effacer pour laisser place au vide de mes pensées. Cet éclat était-il dû à la gêne ou à un minime détail que je venais de louper? Je reposais à nouveau mon attention sur elle afin d'écouter son récit de mésaventures tout en essayant de dissimuler mon esprit inattentif. À chaque mot j'imaginais déjà la scène se dérouler sous mes yeux comme s'il s'agissait d'une de ces bandes d'images révolutionnaires appelée '' film '' ... Un fessier dénudé à la vue de tous ou un talon aiguille bien enfoncé dans le pied d'une catin? Hmmm... Je revenais à la réalité pour répliquer à mon tour une quelconque absurdité, mais elle enchaînait si rapidement que je ne pouvais pas me permettre de placer un mot.
Devais-je me comporter comme un mauvais gentleman simplement pour enfreindre la règle? Quelle question futile! Déjà je dépassais les bornes du '' convenable '' par ma simple présence. Si elle savait... D'une simple manoeuvre j'aurais pu la réduire à un état de faiblesse insupportable ou encore la rendre exsangue pour lui offrir l'immortalité. Revenons à nos moutons! Ces possibilités n'étaient que passagères dans le domaine de mes pensées. Pourquoi vouloir lui faire de choses pareil alors qu'elle entamait calmement la conversation. J'ignore si le terme peut convenir cependant cela me faisait prendre conscience à quel point la travailleuse rousse qui se tenait devant moi pouvait être distraite. Elle contemplait minutieusement mon torse avant de répliquer à elle-même une phrase qui commençait par '' Dans les yeux oui... '' .
'' Les yeux sont le reflet de l'âme, le miroir aux lueurs infâmes... ''
Je rétorquais cette courte parole d'un ton rêveur sans pour autant chercher le sens des mots de celle à qui je répondais. C'était également une manière plus poétique de faire comprendre que les ténèbres de mes prunelles révélaient l'ampleur monstrueuse qui m'habitait lorsque j'affichais mon vrai visage. Les yeux ne mentaient jamais... Lorsqu'un mensonge résonne ils clignent, lorsque la tristesse profonde d'un être se dévoilent ils laissent perler le long des cils des larmes cristallines... Combien de fois avais-je capté entre les visages vide les vrais sentiments d'une personnes? J'étais étonné de voir mon interlocutrice se pencher sur la question, à moins qu'elle y décelait autre chose dans le creux de mes globes oculaires.
Son visage donc je percevais l'éclat pur se rapprochait du mien dans l'espoir de définir ce qui me différenciait du monde des hommes. Sans crier gare il effleurait le mien du bout de son nez en provoquant un frisson tiède sur ma peau glaciale, un second alors qu'elle était dépourvue d'équilibre. Sa main qui s'appuyait étrangement sur la façade de mon corps - qui tout à leurs s'avérait être l'objet de son observation - se détachait avec un brin d'effroi. Mon mouvement de recule avait été interrompu par sa chute et déjà elle s'engouffrait dans une autre situation périlleuse. Me suggérer à moi de boire quelque chose pour me réchauffer n'était pas la meilleure chose à faire, même une des pires tentations.
'' Mais ce serait à mon plus grand plaisir ma chère! ''
Un sourire malicieux se dessinait aux commissures de mes lèvres et dans un murmure à peine perceptible je demandais à la toison d'animal qui se trouvait sur mon épaule :
'' Dois-je m'en régaler tout de suite? ''
Dans l'exclamation de la réplique de la femme j'entendais le souffle d'une peur grandissante. La terreur que lui inspirait ma propre nature de vampire me réjouissait davantage. Elle avait mis un moment à se rendre compte de ce que j'était vraiment, mais en réalité je me disais que c'était dû à sa charmante maladresse. À la première syllabe de son prénom mes dents aiguisées tel des couteaux tranchants semblaient vouloir dépasser le contour de ma bouche. Ainsi s'appelait-elle Naomi Moore, un nom que je n'avais, depuis mes mille cents cinquante ans, jamais entendu.
'' Amalrik Thorn. Je suis tenancier à l'Éventreur insomniaque. ''
Je réfléchissais quelques instants en repassant dans ma mémoire les visages familiers et singuliers qui s'étaient pointés dans le sombre établissement, me demandant si Miss Moore avait déjà été l'un d'entre eux. Tous ceux qui venaient et s'en allaient, restaient à mes yeux des fantômes toujours présents, comme si les lieux ne pouvaient jamais se vider tout bonnement. Pour une fois que je mettais de côté la routine je ne parvenais toujours pas à obtenir la solitude... Sourtout avec cette jeune curieuse qui a au moindre geste un truc à dire.
'' Même si je ne crois pas vous y avoir déjà croisé. '' |
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Naomi Moore Humain

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Posted: Tue 30 Mar - 14:57 Post subject: La rue commerçante |
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Apparemment j'avais vu juste. Il était bel et bien un vampire. Il ne me l'avait pas clairement dit, mais il ne l'avait pas non plus nié. Bon d'accord, je ne lui avais pas clairement demandé non plus. Alors soit, c'était un humain qui avait vraiment très froid, soit c'était un vampire et ça l'amusait de me faire peur, sans vraiment me dire la vérité, mais sans vraiment me mentir non plus. Je commence à comprendre pourquoi l'on m'a envoyé ici, ou plutôt conseillé de venir dans cette ville pour exercer mon métier. Sur toutes les rencontres que j'avais fais jusqu'à présent, trois n'étaient pas humains ! Et encore les autres avaient peut-être joué le jeu. En gros, j'avais rencontré plus de créatures surnaturelles que d'humains. La bonne nouvelle c'était que malgré ces rencontres, j'étais toujours vivante et en parfaite santé. La mauvaise nouvelle c'était que je ne savais pas jusqu'à quand cela allait durer.
Lorsque j'avais malencontreusement conseillé à mon interlocuteur de boire quelque chose pour se réchauffer, il ne se fit pas prier pour rétorquer. Ce serait à son plus grand plaisir. Je sentais un frisson me parcourir l'échine et remonter désagréablement jusqu'à ma nuque. Je me forçais à sourire. Puis je le vis remuer les lèvres sans entendre ce qu'il était entrain de dire. J'avais l'impression qu'il s'adressait à la peau d'animal suspendu sur son épaule. Je levai un sourcil, je m'attendais presque à voir la peau redevenir l'animal qu'elle était avant de devenir une sorte de cape.
J'hésitais à lui demander ce qu'il venait de dire, je ne savais pas pourquoi, mais j'avais le sentiment que je préférais ne pas savoir. Et sans aucune raison, je me mis à rire. Un rire forcé pour détendre l'atmosphère et masquer les moments de silence ou de gêne. L'on se présentait ensuite.
- Enchantée Almarik. Lui dis-je avec un sourire sincère cette fois. Cela ne doit pas être de tout repos de tenir un tel établissement. En ce qui me concerne, je suis psychologue.
Il m'annonça ensuite qu'il ne pensait pas m'avoir croisé dans la taverne. Apparemment il était physionomiste, c'était une qualité quasi indispensable pour son métier. Mais là tout de suite, je ne savais pas si cela jouait vraiment en ma faveur. Si un soir il avait une subite envie de boire et que oh comme par hasard la petite Naomi toute faible et sans défense passait devant lui, il me reconnaitrait certainement et ferait de moi son repas. Je frissonnais une nouvelle fois avant de répondre.
- Non en effet, je ne suis encore jamais allée dans votre établissement. Et puisque nous semblons être dans les confidences, je peux vous certifier que mon sang est imbuvable !
Avant de lui dire cela, j'aurais peut-être dû lui demander si il était vampire. Après tout c'était mon job de poser des questions, même si il n'était pas mon patient et que nous n'étions pas dans mon cabinet. Tant pis, de toute façon je ne pouvais pas faire machine arrière, alors autant poser la question à la suite.
- Vous êtes vampire me trompes-je ?
Bon ok, penser à cette question dans ma tête et la dire à voix haute c'était carrément différent. M'entendre prononcer ces mots, provoqua une bonne vague de stress. Et une nouvelle question se forma dans mon esprit, la même que j'avais posé à Stasi lorsqu'il m'avait avoué être lycanthrope. Et sans réfléchir, je la posais à Almarik.
- Vous allez me manger ?
J'avais dis cela sur un ton assez enfantin, j'avais l'impression sur le moment d'être une petite fille qui demandait au grand méchant loup si elle allait se faire bouffer ! Certains auraient pu trouver ça comique, mais moi pas vraiment. J'avais un prédateur en face de moi et j'ignorais si il avait déjà prit son repas ou non ! En gros il fallait que je sache si je devais prendre mon courage à deux mains et fuir aussi vite que possible ou alors continuer à papoter avec lui comme si ma vie n'était pas en danger. Je préférais la deuxième option, mais là, cela ne dépendait pas de moi, mais plutôt de ses instincts à lui. _________________
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Amalrik Thorn Guest
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Posted: Fri 2 Apr - 05:43 Post subject: La rue commerçante |
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Je fus surpris d'apprendre que mademoiselle Moore était une psychologue. À vrai dire, il était clair que dans une ville comme Galway les hommes devaient avoir du mal à supporter les horreurs qui peuplaient leur vie et une personne suffisamment douée pour les aider à régler les soucis qui tracassaient leurs têtes n'était pas de trop. J'avais du mal à croire que cette fille pouvait être leur puits à souffrance, même si elle semblait douée pour se mettre dans des situations dangereuses. Sans doute étais-ce un jugement de mauvais goûts de ma part cependant, comment une fille qui parlait assurément deux fois plus que son client ne pourrait pas les troubler. Je dois dire que sa manie spontanée à répliquer constamment ne me déplaisait pas, mais je crois bien qu'au bout d'une nuit complète je commencerais à en perdre le fil... D'autant plus que les discussions avec les humains m'étaient assez occasionnelles. Ceux que j'avais rencontré, pour la plupart effrayés, n'avaient pas eu la conversation aussi facile.
'' Oh, je vous assure qu'à votre place je ne tiendrais pas une journée. Avec autant de siècles derrières moi j'ai eu amplement d'étudier les sentiments et je dois avouer qu'ils restent encore pour moi peuplé de mystères. ''
Et pourtant ceux de Naomi m'apparaissaient clairement tel un livre ouvert. Malgré cela, je persistais à me demander d'où sortait cette aisance à dialoguer mêlée à une certaine crainte dissimulée. À sa première interrogation je continuais mon observation. Je venais de laisser à ses charmants yeux bleus l'opportunité de regarder mes crocs rétractables, de lui répondre non verbalement à ses interrogations, mais apparemment cela ne suffisait point. Que lui fallait-il de plus? Que dans mes yeux dansent tel des lames le désir de la soif? C'est avec un sarcasme poli que je répliquai :
'' Non voyons! Je suis un gentil lapin qui sautille partout dans l'herbe afin de profiter du chaud soleil printanier. '' , ai-je dit avec un sourire artificiel aux lèvres.
Je voyais un peu pourquoi la jeune rousse étais psy. Son habitude à poser des questions dénotait son travail où les interrogations multiples avaient parfaitement leur place. Si ça continuait comme cela, elle allait sortir un journal de notes pour m'interviewer ou encore me cuisiner comme un phénomène de foire. C'était dans sa nature... Qu'aurais-je pu faire à part prendre mes jambes à mon cou sans raison? Je ne pouvais pas lui en vouloir, surtout avec la colle qu'elle me posait. J'avais de nombreuses fois entendu la même question seulement, l'innocence qui imprégnait le timbre de la dame était particulier. À l'entendre, n'importe qui se serait dit que cette parole servait à retarder sa mort, à tenter davantage le prédateur de prendre son repas.
'' Qu'est-ce que vous racontez? Je me contente des brindilles puis des carottes de jardin bien fraîches... Je suis le cousin du lièvre, ne l'oubliez pas. ''
Mes traits s'adoucirent, cajolant ainsi l'image simulée à laquelle mon allusion portait. En moins de deux, je regagnais la distance qui s'était creusée lorsque l'humaine s'était présentée. Avant qu'elle n'ait le temps d'ajouter autre chose, je décidais de continuer sans pour autant la rassurer.
'' Vous vous sous-estimez. Je pourrais vous prouver que votre sang est plus pur que bien d'autres plutôt que de vous bouffer tout cru. ''
Mon ton se faisait quelque peu nostalgique, un brin glacial. Je ne le lui avais pas dit tout de suite que sa confidence me semblait totalement absurde. Je voulais faire comme si de rien n'était, mais à présent qu'elle discutait de ce donc j'adorais me régaler je ne pouvais plus l'ignorer. Suite à mon commentaire un tantinet direct, je m'attendais à la voir remuer une fois de plus ses douces lèvres, à me demander autre chose ou me persuader que son nectar était imbuvable. À moins qu'elle ne se soit empoisonnée, je ne voyais guère en quoi il s'avérait intolérable. L'exquis parfum que je sentais lorsque j'étais aussi près de son enveloppe charnelle me prouvait totalement le contraire. Je crois même que rien que pour le plaisir, je me serais contenté d'une gorgée afin de pouvoir, lors d'une seconde nuit, en boire une autre. Quel gâchis aurais-je fait sinon! Les humains tomberaient davantage dans la folie sans leur psychologue et pour ma part un vampire qui demande une tablette de chocolat alors qu'il vient de manger la dernière.
L'air on ne peu plus sérieux, je plongeais mon regard scintillant dans la mer de ses yeux puis le bout de mes longs doigts effleura le creux de l'un de ses paumes. Rien que pour sentir le contact tiède glisser contre ma peau glaciale, le sang passer généreusement son chemin de son bras à sa main... Une main que j'osai prendre faiblement entre la mienne pour les comparer. Évidemment, la sienne se montrait largement plus petite. Il m'arrivait d'être triste de ne plus jouir de cette humanité, mais il ne s'agissait que de brefs moments voyageurs. Mon immortalité ne m'empêchait tout de même pas de perdre mon temps dans la rue commerçante avec Naomi, de lui montrer que malgré tout je gardais en moi un brin de cette ancienne vie. |
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Naomi Moore Humain

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Joined: 04 Jan 2010 Posts: 226
Age apparent: 30 Taille/Poids: 1m71/59kg Particularités: observe, écoute, gribouille sur du papier.
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Posted: Sat 3 Apr - 12:37 Post subject: La rue commerçante |
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Amalrik n'avait toujours pas dit les mots que j'attendais, et il n'allait sans doute pas les dires. Mais dans un sens, me dire " oui, je suis un vampire " devait être moins amusant que de me le faire comprendre autrement. Il était le premier vampire que je rencontrais, ou peut-être en avais-je déjà rencontré sans le savoir. Mais enfin, pour moi cela restait quand même une première. Par contre, je ne savais pas si je devais m'estimer chanceuse ou non. Il valait mieux se retrouver nez à nez avec un vampire et discuter avec lui plutôt que d'être chassé. C'était aussi ma façon de gagner du temps. Peut-être qu'il avait l'intention de me vider de mon sang, comment être sûr du contraire ? Alors autant parler, peut-être même jusqu'à l'ennuyer, au moins si il était prit d'une petite fringale peut-être qu'il ne me trouverait pas assez intéressante pour me boire ! Sa remarque sur les sentiments humains me fit rire, je ne savais pas exactement l'âge qu'il avait mais avec les mots " autant de siècles derrière moi " je pouvais conclure qu'il était assez vieux pour en savoir bien plus que moi.
- Je suis persuadée qu'avec votre expérience vous feriez un excellent psychologue !
Moi, j'avais trente ans et je me sentais déjà vieille. Mais trente ans pour lui, ça devait paraître bien jeune. Dire que je regrettais mes vingts ans, qui selon moi étaient passés bien trop vite. Au moins, je savais que si les crèmes anti-rides ne fonctionnaient pas, je pourrais toujours devenir vampire pour éviter de vieillir. J'imaginais déjà les pubs " Oubliez le botox, et les crèmes anti-âge, si vous voulez garder votre jeunesse, devenez vampire ! ". J'étouffais un rire, c'est vrai quoi, je lui donnais à peu prés le même âge que moi en apparence, alors qu'il avait "plusieurs siècles derrière lui ".
- Quel âge avez-vous exactement ?
Je me permettais de lui poser cette question. Taboue pour les femmes de plus de trente ans, mais pour les vampires je supposais que même après avoir passé plusieurs siècles, leur âge n'était pas dérangeant. Surtout lorsque l'on savait que plus ils étaient anciens, plus il étaient puissants. Alors leur âge pouvait être une fierté. Enfin, je le supposais. Comme je disais tout à l'heure, Amalrik ne répondait pas directement à mes questions, préférant, de toute évidence, l'ironie. Je rigolais une nouvelle fois avant de lui lancer.
- Pardon mais vous n'avez rien d'un innocent lapin ! C'est plutôt moi l'innocente lapine apeurée par le prédateur que vous êtes.
Je finis ma phrase comme je l'avais commencé, en rigolant. J'étais un peu moins stressée, il semblait être sympathique. J'espérais qu'il ne jouait pas un jeu pour me piéger, je sentais quand même qu'il y avait un danger à être en sa présence. Donc, je faisais attention à ne pas trop le provoquer, il ne valait mieux pas lui donner envie de faire de moi sa proie. Espérons qu'il n'était pas trop tard pour éviter de l'être ! Mais j'eus un doute lorsqu'il s'approcha un peu plus de moi. Je voulus reculer, mais peut-être que mon mouvement l'aurait froissé. Et puis, de toute façon, j'étais figée, je n'arrivais pas à bouger. Sans doute un peu trop impressionnée de le sentir si prés.
- Comment me prouver que mon sang est plus pur que d'autres sans me "bouffer toute crue" ?
Ce n'était sans doute pas la question que j'aurais dû poser. Peut-être allait-il y voir une sorte d'invitation. Mais non, je voulais savoir, en théorie et non en pratique, comment pouvait-il en être sûr sans avoir à me vider de mon sang. Sur le coup, je pensais plutôt à l'odeur de mon sang plutôt qu'à son goût. Puis il m'attrapa la main, dans un contact froid qui me fit frissonner, mais avec beaucoup de douceur. Je me demandais si il comptait me mordre, et pourtant je me laissais faire, je le laissais la tenir et la placer contre la sienne. Je souris en voyant la différence de taille. Je relevais la tête vers lui, il était entrain de me regarder et sans m'en rendre compte, je commençais à me perdre dans son regard. Sa douceur était peut-être un piège, pour mieux attraper ses proies, mais je refusais de m'arrêter à cette supposition. Si je m'étais spécialisée dans le paranormal c'était en partie parce-que j'espérais, au fond que des êtres comme lui, ou comme Stasi pouvaient exister. Dégoûtée par le comportement humain, je voulais me convaincre que les êtres que l'on pensait être les plus dangereux et inhumains étaient finalement meilleurs. Stasi m'avait montré qu'il voulait conserver son humanité, ce qui le plaçait bien au dessus des humains qui eux, se comportaient comme des bêtes. Mais qu'en était-il d'Amalrik ? J'avais envie de croire que lui aussi tentait malgré tout de préserver l'humanité qu'il lui restait. Je ne pouvais évidemment pas en être sûr, mais le fait de le penser, me rassurer. Je resserrais ma main sur la sienne, puis je lui souris.
- Vous devez vous douter que j'ai plein de questions... Mais je n'ai pas envie de vous déranger. Après tout ces siècles de ... "vie", vous devez en avoir marre de répondre aux mêmes questions. Les humains ne sont pas très surprenants et réitèrent toujours les mêmes choses...
Il devait se douter des questions qui me brûlaient les lèvres, mais je ne voulais pas le forcer à me répondre. Même si entre nous, ce n'était pas moi qui était en position de force. Mais j'avais envie de savoir comment il était devenue vampire, ce qu'il s'était passé, ce qu'il avait fait durant tout ces siècles et également comment il avait vécu les différences d'époques. Et encore bien d'autres questions, mais pour l'instant je préférais les taire. Je lui lançais un beau sourire, dévoilant mes dents puis je lui dis:
- Et si vous me faisiez visiter votre établissement ? _________________
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