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:: Rowen West ::

 
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Rowen West
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PostPosted: Sat 5 Apr - 19:39    Post subject: Rowen West Reply with quote

NOM :
West (anciennement De Westminster)

PRENOM :
Rowen (anciennement Rowena)

Sexe :
féminin

Lieu de Naissance :
Compté de Shrop, Angleterre

Race:
Vampire


Physique :


Physiquement, je suis assez banale. Type caucasien, peau pâle et visage fin, le tout surmonté d'yeux marrons et de cheveux bruns.
De taille moyenne, mon corps est plutôt fin, ayant perdu la plupart des formes pulpeuses de la jeunesse à force de m'être laisser dessécher au fil du temps. Sec oui, je pense que c'est le mot juste.

J'ai connu tous les styles, toutes les époques depuis le moyen-âge, depuis la capeline jusqu'au minijupes en passant par les extravagantes toilettes des dames de la cour, et aussi au niveau capillaire, des longues nattes aux anglaises des romantiques en passant par les ridicules et inconfortables perruques "à la Fontanges". Tous les tissus, toutes les coupes, j'ai traversé toutes les époques en ayant pour principal objectif de me fondre dans la masse et de tromper l'ennui.
C'est pourquoi aujourd'hui j'arbore tout ce qui ne m'était pas permis auparavant, que ce soit par la mode ou par les lois: j'ai renoncé à mes anglaises brunes pour une coupe de cheveux plutôt courte, et porte quasiment exclusivement des pantalons. A pinces, en jean, en cuir, peu importe le style mais un bas avec deux jambes. Ras le bol des variations autour du thème de la jupe!

Pour l'apparence en général, je pense qu'on peut la qualifier de féminine et moderne, dans la lignée "executive woman": chic et classieux, comme beaucoup de jeunes femmes.


Signes Distinctifs :

Aucun, justement. Se fondre dans la masse est le secret de la longévité. Il n'y a que les idiots pour vouloir absolument se démarquer à tout prix.
Les animaux l'ont compris depuis longtemps, regardez les phasmes par exemple... Le camouflage est la meilleure arme de survie.


Qualités et Défauts:


Selon les points de vue, les éléments de cette catégorie sont interchangeables, je vais donc les traiter conjointement.

J’ai ce qu’on appelle de la culture. Forcément, après avoir traversé autant d’époques et de pays on finit par emmagasiner des connaissances et des pratiques : poésie, théâtre, sculpture, peinture, clavecin, harpe, violon… Seulement voilà, comme toutes ces choses n’avaient à mes yeux que l’intérêt très limité de faire passer le temps je les ai oubliées pour la plupart. Seules les différents langages me sont restés : je parle très bien l’anglais, qu’il s’agisse de la forme douzième siècle ou actuelle, le français, l’espagnol et le russe.

Une autre de mes qualités est le pragmatisme : on ne peut pas traverser autant d’époques sans ce trait de caractère. Etre terre à terre, connaître la réalité des choses et ne pas hésiter à trahir quelques uns de ses principes pour sa survie sont des choses nécessaires pour perdurer dans le temps. Certains de mes camarades n’étaient pas de cet avis, mais ils sont morts depuis bien longtemps.

Et pour finir, j’ai un sens très personnel et extrêmement peu vampirique de la morale. Si j’ai expérimenté la plupart des vices et des excès de ce bas monde il y en a un en revanche que je n’ai jamais pratiqué : le meurtre. En effet, je n’ai jamais tué aucun humain.
Pourquoi me direz vous ? Pour une raison très simple : un humain a 5 litres de sang dans son organisme. Il m’en faut à peine un par jour pour me nourrir. Pourquoi se baffrer et prendre la vie d’un pauvre hère qui ne nous a rien fait alors que l’on peut l’estourbir juste assez en prenant notre ration ? Sachant qu’un humain peut régénérer autant de sang qu’il lui est nécessaire tant qu’il lui en reste assez pour rester en vie, je ne vois pas pourquoi gaspiller ce potentiel générateur… D’autant plus qu’épargner des vies évite d’augmenter des mouvements de haine populaire à l’égard de notre race, qui n’a pas connu de chasseur de vampire dont le père avait été tué par l’un d’entre nous ?

Mais ne croyez pas cependant que je suis une dame au cœur tendre : je me fiche éperdument de la vie des humains et de celle des autres créatures en général. Ayant vécu au temps où la disette faisait de nombreuses victimes, j’ai le gaspillage de nourriture en horreur, voilà tout. Si un enfant se faisait dévorer devant moi, je ne bougerais pas le petit doigt. A quoi bon, il serait mort dans quelques dizaines d’années après tout !


Histoire :


Ma vie est un rubikscube, un enchevêtrement de diverses cases se mélangeant à l’infini pour donner ce que je suis aujourd’hui…

La face bleue
Le sang royal, ses ardeurs et ses dommages collatéraux

De mon vrai nom Rowena de Westminster, je suis née en l’an de grâce 1104 dans le compté de Shrop, non loin de la ville de Shrewsbury.
Lorsque je vins au monde, ma famille comptait déjà deux enfants, un garçon et une fille. Je commençais déjà en étant la troisième roue de la bicyclette.

Ma sœur fut mariée à un excellent parti, aidée par une dot colossale, et vu que mon frère devait assurer la continuité de notre nom, il ne restait qu’une seule utilité à la pauvre petite chose que j’étais : assurer le salut de notre famille en entrant dans les ordres (et par la même occasion ne pas gaspiller notre patrimoine, Dieu étant moins gourmand en dot qu’un homme de chair, mais ceci est accessoire face au salut des âmes des Westminster, n’est-ce pas ?)

Je fus donc envoyée au couvent dès l’âge de mes trois ans.
Je devais y mener une existence pieuse, rythmée par les prières des sœurs, qui se chargèrent de mon éducation. Elle m’apprirent à lire afin d’étudier les textes saints, faisant de moi une privilégiée, vu que l’érudition était assez peu accessible au femmes. J’y appris également les bases de chant afin d’entonner de glorieux cantiques, et surtout la science des plantes guérisseuse, et devint une apprentie herboriste plutôt douée. Car le couvent choisi par mon père avait la très sainte vocation de soigner les gens du peuple.



Comme il était clairement convenu entre mes parents et la mère supérieure, j’étais entrée au couvent pour ne plus jamais en ressortir, et prononcer les vœux dès que j’aurais atteint l’âge de seize ans. Les sœurs ne lésinèrent donc pas sur ma formation, et je passai ainsi mon adolescence en tant que novice, à soigner divers furoncles et autres plaies purulentes, à aider les femmes ayant fauté à mettre leur enfant illégitime au monde, à diagnostiquer les cas de lèpre et à mener les pauvres contaminés au lazaret, lieu isolé de tout au milieu de la forêt censé limiter les contagions.

Cette vie simple, faite de piété et d’abnégation me contentait assez, mais une épée de damocles venait planer au dessus de ma tête : l’imminence de mon seizième printemps.
Je devrais alors prononcer mes vœux : pauvreté, chasteté, obéissance. Si les deux premiers ne me posaient pas de problèmes outre mesure, l’obéissance me paraissait un calvaire insurmontable, car si les sœurs passaient quelques uns de mes caprices et autres fantasqueries d’adolescente en tant que novice, il en serait tout autrement en devenant l’une des leurs…

La perspective de devoir supporter cette hiérarchie sacrée et écrasante me donnait des sueurs froides, d’autant plus que je n’avais nullement ressenti cette sensation «d’appel divin » que toutes les religieuses disent avoir ressentit un jour.
Manifestement, Dieu ne voulait pas de moi pour femme, tant mieux, je ne voulais pas de lui comme époux non plus. L’avoir comme Dieu me suffisait amplement.

C’est pourquoi, malgré tout ce que je risquais, je décidai de ne pas prendre le voile. Les sœurs me punirent au cachot, essayèrent de me faire changer d’avis, ma famille hurla, mais ma détermination était sans faille et les sœurs finirent pas reconnaître que ma décision était sage, puisque le Seigneur ne m’avait visiblement pas appelé dans ses rangs.



Je me retrouvais donc libre ; libre certes, mais dans la mouise. Ma famille refusait catégoriquement de me reprendre et me renia, car je n’avais pas suivi leurs préceptes.
Ayant passé l’âge du noviciat, les sœurs ne pouvaient plus rien pour moi non plus, je me retrouvais donc seule, sans toit, sans même rien à manger.

Fort heureusement, la notion de charité chrétienne n’était pas la même suivant les membres de sa famille ; un de ses cousins germains, âgé de quelques années de plus, venait d’hériter de son domaine après la mort prématurée de son père, il y régnait donc en seigneur et maître, et décida que sa pauvre cousine ne pouvait décemment pas vivre dans la fange, et m’offrit donc une place à ses côtés, dans son château.

Je vécus deux ans heureuse dans le domaine de mon cousin, menant l’existence oisive des jeunes femmes bien nées auxquelles la vie n’avait imposé aucune contrainte. Me sachant bien née mais sans fortune, et surtout sans dot, je m’étais faite à l’idée de ne jamais me marier, et de mener une existence solitaire auprès de mon cousin et de son épouse, du moins quand il en aurait une… Mon savoir en herboristerie me permettrait de prendre soin des grossesses, des nouveaux nés et des gens du château en général, mon « utilité » me garantissait un gîte assuré jusqu’à la fin de mes vieux jours…

Enfin, c’était son compter sur les fruits que le hasard fait pousser lorsqu’on ne s’y attend pas. Un jour que mon cousin recevait quelques amis afin de leur faire visiter sa fauconnerie, qui était fort belle, je fis la connaissance de Meriett d’Aspley.

Il me déplut au plus haut point, je le trouvais arrogant et avec un caractère détestable, et j’appris par la suite qu’il pensait la même chose à mon égard… Mais allez savoir pourquoi, à forces de chamailleries et autres querelles enfantines, l’exaspération se changea en affection, qui se changea en amour, au gré de rencontres clandestines dans les écuries, dans le bois…



Ma vie, qui avait commencé sous des auspices bien austères réunissait désormais tous les ingrédients des véritables contes de fée : ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants.
Enfin, deux plus exactement, des jumeaux : une petite Rose et un petit Simon. Le ciel avait béni notre union en la rendant féconde, je me croyais choyée par le Seigneur… J’avais vingt ans.



Malheureusement pour moi, le sort décida de me rendre ma place originelle, à moi qui à la base n’en avait aucune. La guerre civile déchirait alors le pays dans de terribles affrontements fratricides. Il y avait une querelle pour la succession du trône entre l’impératrice Mathilde, fille du souverain décédé, et le roi Etienne, son plus proche cousin.

Etienne avait pris le pouvoir et Mathilde, qui avait du se résoudre à s’exiler en France, comptait bien reprendre son du, ce qui donnait la situation putride suivante : les partisans de l’impératrice intriguaient pour lui rendre le pouvoir, et les partisans du roi les réprimaient de manière barbare, teintant de sang toutes les provinces d’Angleterre…

Je n’entendais rien à la politique et me fichait éperdument de qui se trouvait sur le trône, et pour cause, mon esprit était occupé ailleurs : j’attendais notre troisième enfant, qui devait venir au monde dans quatre lunes.
Mais malheureusement, ce n’était pas le cas de Meriett, qui devait comme tout homme de cette époque choisir une cause à laquelle se rallier, et son cœur lui dicta de prendre la défense de celle qui s’était spolier de ses biens. Et un jour, Dieu sait comment, le roi usurpateur l’appris et envoya ses sbires de débarrasser du traître.


Les hommes commencèrent par mettre le domaine à sac, puis par occire ses habitants… Meriett fut décapité le premier, ensuite tous les domestiques se firent tuer, suivis de près par les jumeaux… Un homme lui, prit pitié de mon ventre bien rond et de mes boucles brunes, et décida qu’un viol constituerait un châtiment amplement suffisant…

Quelques proches de Meriett, alertés par quelques domestiques ayant réussi à s’enfuir, trouvèrent alors au milieu d’un carnage indescriptible une petite chose pliée en deux par la douleur et qui hurlait, par la faute d’une trop grande souffrance morale ou physique…

J’accouchais la nuit suivante d’un petit garçon mort-né à la peau translucide, qui n’étant pas baptisé n’eût pas le droit à la sépulture et fut jeté dans la fosse commune des hérétiques et des suicidés.

Dévastée par les évènements, je décidai de ne pas renier le seul support qu’il me restait dorénavant : Dieu, et de mettre l’ignominie de mon sort sur le compte de la cruauté humaine.

Puisque plus rien ne me rattachait à ce monde, je repris le chemin de l’abbaye afin de vouer le reste de mon existence à soigner les autres et à chérir la mémoire de mes amours qui m’avaient quittée.



Sept années s’écoulèrent, rythmée par les prières et les malades, les blessés qui se faisaient de plus en plus nombreux en ces temps de guerre civile, nommée « l’Anarchie » et de disette qu’elle engendrait.
Un jour, on nous rapporta qu’en ville des morts curieuses survenaient, brutales et inexpliquées.

Craignant une épidémie, on nous apporta quelques cadavres afin que les sœurs cherchent un remède… Que nous ne trouvâmes pas, les cadavres étant quasiment exsangues, il n’y avait plus rien à en tirer… On commençait déjà en ville à parler de fléau divin.

(les trois autres faces à venir)

Mots de passe: Envoyés
Site connu par Tour de Jeu.


Last edited by Rowen West on Tue 22 Apr - 09:49; edited 1 time in total
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Rowen West
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PostPosted: Sat 5 Apr - 19:40    Post subject: Rowen West Reply with quote

La face rouge :
La concubine de l’hémoglobine

Une nuit, je fus tirée de son sommeil par un bruit venant de l’endroit où les cadavres de la journée étaient entreposés le temps que l’inhumation se fasse. Soupçonnant un vagabond venu dépouiller les corps de leurs fripes, je m’y rendit, chandelle en main, et y trouvai un jeune homme, déambulant comme une personne ivre et tenant des propos incohérents de sa voix tonitruante.

Je m’approchai, levant ma chandelle, et l’individu se jeta sur moi, m’agrippant au cou, et je ne sais pour quelle raison il se mit soudainement à hurler, se releva et détala sans demander son reste. Mon chapelet était recouvert de chairs brûlées…

Le jour levé, en préparant les derniers rites avant l’inhumation des corps, je remarquai qu’il en manquait un. Et quelques instants de réflexion me furent nécessaires pour réaliser que le cadavre manquant n’était autre que l’individu qui m’avait attaqué la veille. Et il semblait pourtant bien mort…

Miracle ou effets secondaires de la maladie ? Avant de crier au miracle, la mère supérieure choisis d’envoyer sœur Margaret, car c’était désormais mon nom, étudier le phénomène en ville afin d’évaluer la gravité de la situation.

J’allai donc m’installer chez le sheriff et sa femme en plein cœur de Shrewsbury, posant des questions, examinant les badauds, sans pour autant trouver quoi que ce soit. Pas de nouveaux symptômes, pas de rumeurs de résurrection providentielle…
Un soir que je rentrai tard chez mon hôte, je me fis attaquer, surprise par derrière je ne me vit rien venir, et sombrai dans un trou noir qui me sembla sans fond.



Quand je revint à moi, une douleur vive m’enflammait la poitrine : mon chapelet me brûlait atrocement la poitrine. Ne cherchant pas à comprendre plus, je saisis l’objet et le jetai au loin.

Le collier atterrit aux pieds d’un homme. Je ne l’avais pas vu tout de suite, la pièce étant d’un noir de charbon, mais je voyais ses yeux de chat briller dans le noir…
J’hurlai, croyant revivre les mêmes atrocités que le soir funeste où j’avais tout perdu.

Au final je n’avais pas tout à fait tors, la vie vampirique se mariant assez mal avec la vie monacale, je venais de tout perdre une seconde fois. A la différence près que celui qui m’avait attaqué cette fois-ci n’était nullement intéressé par mon entrejambe mais par mon silence.



Edwin, car tel est son nom, avait eu vent d’une nonne posant beaucoup trop de questions, et avait décidé de s’en débarrasser, leurs activités se trouvant alors très prolifiques. Et comme beaucoup d’hommes, le fantasme de l’uniforme aidant, il avait décidé de me laisser la vie sauve en me transformant en l’une des leurs, après tout ils avaient dans leurs rangs bien des prostituées mais aucune nonne. J’apportais donc une touche d’exotisme au sein de leur meute.

Malgré moi et instinct de survie oblige, je me joignis donc à eux, menant une vie de rat, se cachant le jour, se cachant la nuit, attaquant furtivement quelques animaux pour survire…



Au début, je pensais que cette transformation en créature du diable était la pire des malédictions qui pouvait m’arriver, et pensais à en finir avec la vie en me laissant brûler au petit matin. Mais le suicide était un pêché, et si je mettais fin à mes jours jamais je ne reverrais Meriett, Simon, Rose et mon petit ange né trop tôt…
Il me fallait donc vivre.



Je repris donc mon vrai nom, Rowena, et refusant de transgresser l’un des dix commandements, « tu ne tueras point », je refusai obstinément de me nourrir de sang humain, même lorsqu’il provenait d’un cadavre. De plus, je venais une vie digne des plus grands ascètes : silencieuse, dans mon coin, n’éprouvant aucun plaisir dans la nourriture, les colifichets superficiels et la chair, je me contentais de faire le strict minimum pour survivre, attendant qu’un jour la mort m’emmène.

Seulement voilà, quelqu’un d’autre ne l’entendait pas de cette oreille. Mon refus catégorique de prendre part aux agissements de la meute, qu’il s’agisse de meurtres et autres rapines et pratiques sexuelles plus ou moins collectives, l’obséda au plus haut point. Il ne dit rien pendant dix ans, cent ans, trois cent ans, mais finit par exploser.

La constance et la rigueur avec lesquelles je continuais à mener une vie de nonne, même en ayant abandonné toute pratique religieuse proprement dite à cause de mon état lui faisaient sortir les yeux de la tête. Ce qu’on ne peut avoir devient subitement très attractif, et en trois cent ans j’étais manifestement devenue très attirante. Imaginez pendant toutes ces années le nombre de refus qu’Edwin essuya…



Il se fit donc plus pressant, et finit par m’ordonner d’épouser le mode de vie du clan, c'est-à-dire se livrer à des pratiques charnelles, ou bien il me le ferait subir de force, sachant que cet argument à mes yeux avait plus de poids qu’une menace de mort.

Il fallut donc que je me résolve à le faire, et par esprit de contradiction par certains, ou stupide volonté humaine de respecter la mémoire de mon défunt mari, je choisis de consommer avec Myrtle, la blonde favorite d’Edwin. Une rivalité commença alors à s’installer entre nous, car mon influence au sein du clan ne cessait de croître… Myrtle passait au final plus de temps avec moi, qui ne loupait pas une occasion de contredire ou de désobéir au chef, les membres commençaient à prendre parti…La situation s’envenima à un point tel qu’il lui fallut choisir entre un affrontement direct ou un abandon de poste.



N’ayant aucune envie de devenir chef de clan, ne jouant de ma petite influence uniquement pour le plaisir de contrarier Edwin, je décidai alors « d’abdiquer » et de m’en aller, sous le prétexte plus ou moins feint d’aller fonder une nouvelle branche du clan à l’étranger.

Cette proposition ravit Edwin, trop heureux de se débarrasser sans encombres de sa rivale gênante. Les conditions de voyage étant extrêmement précaires à cette époque, surtout pour ceux ne supportant pas le jour, je décidai d’aller au plus près et de m’établir en France.



Et, dernier affront en guise de révérence, j’emmenai Myrtle ainsi que d’autres membres avec moi.



La face jaune
L’or et le champagne


Ma petite troupe et moi-même arrivâmes donc en France au cours du XIVe siècle. Au début, nous vivions à Paris, au sein de cette capitale miséreuse où les conditions de vie lugubre favorisaient notre mode de vie nocturne. L’insécurité était telle que personne ne se posait de question en cas de rapines ou de disparitions, car si je me contentais de me nourrir de sang d’animaux, ce n’était pas le cas de mes congénères.
Notre petite compagnie s’étoffa tranquillement jusqu’à XVIIe siècle. Le roi Louis XIII mourut ainsi que son cardinal Richelieu, son fils Louis XIV était trop jeune pour monter sur le trône, et la régence de la reine mère ouvrit les portes de la rébellion à ce peuple maltraité : la Fronde grondait. Le climat devint difficile pour nous, car si un taux modéré et constant d’anarchie nous est propice, une tempête de batailles perpétuelles l’est beaucoup moins, notamment en rendant tous nos abris pour la journée peu surs. Bon nombre d’entre nous se firent surprendre et brûlèrent sous les rayons de l’astre divin.
Heureusement, quelques années plus tard un autre astre divin allait de lever et augurer de meilleures auspices pour nous : sa majesté Louis le quatorzième monta sur le trône et déménagea à Versailles.

La cour y était jeune et libertine, et les privations et brimades engendrées par la guerre civile poussaient ces jeunes gens à abuser de leur nouvelle liberté et à pousser dans tous les excès : plaisirs de la chair dans tous les sens du terme, du jeu… Nous avons donc migré vers ce nouveau pôle florissant pour nos activités : ceux d’entre nous qui étaient plus bourgeois dans l’âme s’infiltrèrent à la cour, les autres furetaient parmi les petites gens, serviteurs et autres ouvriers qui avaient bien plus à redouter des travaux dangereux qu’on leur faisait faire plutôt que de notre soif. Au début, j’observais ces phénomènes de loin sans y prendre part, mais un de nos membres, dilapidant tout notre pécule au jeu m’obligea à intervenir.

Je dut donc me glisser dans la peau d’une courtisane, et si au début mon comportement était aussi rigide que celui d’une mère supérieure, je me laissai griser par l’ambiance et le vin de champagne et pris part aux agissements de cette cour jeune et pleine de vigueur. Tout ceci commença lorsque Myrtle m’emmena à une soirée « maquée » où les gens, forts de leur anonymat se laissaient aller à tous les vices. Je me rendit à plusieurs de ces soirées, me fit des relations stratégiques et d’autres purement physiques.
Un soir, prise dans un élan d’extase, je mordis si violemment mon partenaire que son sang vint effleurer mes lèvres. Je goûtai ainsi au sang humain pour la première fois, cet arôme et cette texture étaient tellement meilleures que celles des sangs animaux… Je me sentais telle une déesse grecque s’abreuvant d’ambroisie.
Au début, je me contentais de prélever de petites quantités de sang à mes partenaires (qui, lancés dans leurs jeux pervers ne remarquaient rien pour la plupart) comme s’il s’agissait de petites friandises, puis les partenaires et les quantités se firent plus nombreux, et les friandises devinrent peu à peu mon unique alimentation. A chaque fois, je prélevai de quoi satisfaire ma soif sans mettre les jours de mon dîner en péril, de sorte que si j’avais vraiment apprécié le repas je puisse me resservir plusieurs fois. Et les jours de grande fringale, qu’à cela ne tienne, je me servais à plusieurs mangeoires différentes, les gorges n’étaient pas farouches à se rendre en ces temps là.

Notre tribu connût ainsi son âge d’or, nageant dans le luxe et l’abondance.
Malheureusement, le roi vieillissant vit toute sa descendance périr avant lui, Versailles la festive devint Versailles le tombeau mortuaire…
Je réalisai en même temps que cette vie basée sur les artifices ne me satisfaisait pas, que je n’étais pas heureuse, que si mon corps assouvissait ses désirs mon esprit ne pouvait pas en dire autant…




La face verte
L’espoir et l’Irlande.


Je décidai donc de quitter cette vie, fit mes adieux à Myrtle et à la caste et partit en quête de ce qui me faisait cruellement défaut : le bonheur.
Ne sachant pas où le trouver, je voyageai beaucoup : en Espagne, en Grèce, en Russie dans un premier temps, dans les pays orientaux par la suite.
Lassée de la vie de parasite, je gagnai ma vie en exerçant de petits boulots nocturnes ; infirmière ou serveuse la plupart du temps. Je ne demandais rien à personne, je vivais ma vie dans mon coin, prenant sans jamais rien donner. Je n’étais pas plus heureuse qu’avec la caste, mais au moins j’étais indépendante.

J’avais réalisé que je risquais fort de ne jamais trouver ce que je recherchais, alors je décidais de rendre mes jours agréables à défaut d’être plus.

La grande période de guerre me fit m’exiler en Suisse, où je suivais les évènements de loin, puis je décidai, une fois cette période de trouble finie de me rapprocher de mes racines.
Je revins en France tout d’abord, où j’entendis parler d’une cité irlandaise qui servait de bastion aux créatures de la nuit en Europe.

D’abord réticente à l’idée de refréquenter mes semblables et de faire connaissance avec les lycanthropes que je connaissais très peu, je finis par me laisser séduire par ce concept, et fit mes valises en direction de Galway.




Mots de passe envoyés (Arkhane)
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Rowen West
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PostPosted: Tue 22 Apr - 09:54    Post subject: Rowen West Reply with quote

Voilà, j'ai enfin terminé ma fiche Smile
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Lou Deltar
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PostPosted: Tue 22 Apr - 19:24    Post subject: Rowen West Reply with quote

Bienvenue !
Un style très sympa à lire mademoiselle. Smile
J'espéres que vous vous plairez parmi nous...
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Lou: Magenta; l'Autre: Rouge; La reine: Blanc.

Trop douce trop naive pour cette ville de la nuit.
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Arkhamis l'impitoyable
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PostPosted: Tue 22 Apr - 21:45    Post subject: Rowen West Reply with quote

Voici une très belle présentation mademoiselle!

Entrez donc dans notre humble cité, puissiez-vous vous y plaire!

Hellcome to Galway!

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Tabitha
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PostPosted: Wed 23 Apr - 18:40    Post subject: Rowen West Reply with quote

Effectivement, superbe fiche... Ça valait la peine d'attendre son dénouement. Au plaisir de te croiser Rowen, malgré ce manque d'enthousiasme envers les lycans ^^
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Le temps détruit ce qui n'est que réel...



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